Présidentielles 2012...

Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 17:06

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Voici un OVNI dans la course à la présidence, un ouvrier représentant « La France qui se lève tôt », un syndicaliste CGT, pour qui la politique ne devrait pas être un métier. Un ouvrier, un sans grade pour représenter la France d’en bas : impensable !

 Sans diplôme, Philippe Poutou 44 ans, a d’abord enchaîné les emplois précaires comme intérimaire ou surveillant de collège, avant d’être embauché en CDI chez Ford comme réparateur de machines-outils, où il a animé une lutte de plusieurs années contre la fermeture de son usine. Lorsqu’Olivier Besancenot a décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle de 2012, afin de montrer que la politique est une affaire collective, et pas individuelle, le NPA, Nouveau Parti anticapitaliste, a décidé d’en faire son candidat.

 Lors d’émissions télévisées, Philippe Poutou joue la transparence et l’honnêteté. Lorsqu’il ne maitrise pas un sujet, il explique qu’il défend un projet collectif, qu’il ne connait pas tout, mais que dans son organisation, d’autres camarades sont au fait de ce sujet. Chacun a un rôle à jouer, un homme seul ne peut pas tout savoir, il la joue collectif dans un monde individualisé. Les français ne sont pas habitués, car au fil des années les différents politiques nous ont habitués à tout savoir sur tout, ou du moins à faire semblant. Mais depuis 40 ans ceux qui savent tout sur tout et donnent des conseils et des leçons, nous ont envoyés droit dans le mur. L’homme providentiel n’existe pas !

 Et dans l’arène médiatique, de pseudo-journalistes, pseudo-présentateurs, pseudo-philosophes ou pseudo-chanteurs sont très loin de faire partie de la classe ouvrière, ils se posent en donneurs de leçon, et font preuve d’une condescendance et d’un paternalisme médiatique plein d’arrogance. Procédé terrible et d’une facilité déconcertante, pour déstabiliser un Philippe Poutou sans défense, car ne maitrisant pas les codes de la télévision. Ce procédé révèle ce que peut être la domination de classe, le mépris d’une classe sur une autre. Alors, employé, travailleur, salarié, chômeur, exploité, ne te trompe pas de combat, ne te trompe pas de candidat.

 L’homme politique professionnel doit donner l’impression de connaitre son sujet en citant des chiffres et des pourcentages. Lors du débat entre Sarko et Ségo sur le nucléaire en 2007, les deux prétendants ont cité des chiffres et des pourcentages, tous plus faux les uns que les autres. A la télévision, des millions de téléspectateurs ont entendu N. Sarkozy dire : « Il y a 150 000 policiers et 120 000 gendarmes et 5 % d’entre eux termineront l’année soit morts soit blessés grièvement. C’est ça le métier de policier ». Faites le calcul : 36 par jour, pire qu’en Afghanistan ! Et toutes ces incohérences passent à l’as, avec la complicité de pseudo journalistes, car ces gens là représentent ceux qui savent.

 Il faut sortir d’un système où l’idéologie et les belles paroles ne sont que du marketing. Les membres de l’élite ne s’intéressent qu’aux intérêts de leur classe, vous ne faites pas partie de leur monde. Cela explique toutes les promesses non tenues faites par nos politiciens pour se faire élire ; mais attention les gens qui mentent régulièrement pour arriver à leurs fins sont des manipulateurs. Pensez-y la prochaine fois !

Philippe Poutou et le NPA vont défendre un vrai programme de rupture avec le capitalisme. Cependant il ne suffit pas d’être candidat pour être présent à cette élection. Il devra être parrainé par au minimum 500 élus, afin de pouvoir participer au débat démocratique… et ça, ce n’est pas gagné !

Article publié sur Conscience Citoyenne Responsable

http://2ccr.unblog.fr/2011/11/02/un-candidat-sans-artifice/

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Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 11:51
Par NPA 06 Ouest - Publié dans : Présidentielles 2012...
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Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 18:22

Face à la politique de continuité que nous promet Hollande s’il est élu, le programme du Front de gauche fondé sur la bataille institutionnelle ne saurait suffire.

 

Le 16 octobre, 3 millions d’électeurs se sont saisis de l’occasion des primaires du Parti socialiste pour dire leur ras-le-bol de Sarkozy et des politiques de rigueur. Le discrédit de l’UMP et du pouvoir grandissent aux rythmes de la crise et des scandales. Ce mouvement de rejet s’exprime, pour une part, autour du Parti socialiste et de celui qui est maintenant son candidat, François Hollande. Les premiers sondages sont significatifs : au premier tour Hollande devance largement Sarkozy et l’emporterait avec plus de 60 % des voix au second.

 

Celui que sa rivale Martine Aubry appelle « la gauche molle » ou Jean-Luc Melenchon « un grand bol d’eau tiède », devient ainsi le porte-parole d’un profond mécontentement. Certes, sans illusion mais il n’empêche, Hollande devient le symbole d’aspirations et d’exigences qui le dépassent largement.


Samedi dernier, à l’occasion de la convention d’investiture, le « candidat normal » a tenté de sortir de lui-même pour s’inscrire dans la continuité historique de Mai 68, du 10 mai 1981 et… du gouvernement Jospin, évoquant pèle-mêle Jaurès, Blum, Mitterrand puis… Gambetta, Ferry, Clémenceau, Moulin et De Gaulle… « La France que je présiderai portera un message universel ». Tout ça pour nous convier à « être les meilleurs dans la mondialisation » et à construire un « pacte éducatif », « démocratique ». On imagine assez mal la portée universelle de celui qui se veut l’homme de la rigueur budgétaire, de la maîtrise des déficits et qui a d’ores et déjà annoncé que le « projet socialiste » ne serait même pas son programme.

 

Homme des ambiguïtés, Hollande s’inscrit en toute cohérence dans la continuité de Mitterrand. Si ce dernier avait réussi la cohabitation droite-gauche, Hollande, lui, veut réussir l’alternance droite-gauche en s’appuyant sur les modifications du calendrier électoral qui associe la présidentielle aux élections législatives. Et pour l’heure, entre deux discours creux, il discute de choses sérieuses, « la préparation d’une future majorité parlementaire ». Dans sa polémique avec Cécile Duflot, il met les points sur les i ; « Accord de gouvernement et accord électoral sur les circonscriptions sont liés. » À bonne entendeur, salut !

Impasse institutionnelle
Et le Front de gauche se débat dans le piège. Mélenchon a beau promettre de « faire jouer les muscles » ou de « tellement secouer Hollande qu’il va bouger », c’est bien Hollande qui tient les rênes. En bon mitterrandien, ce dernier saura jouer la force tranquille, laisser le temps au temps pour faire plier ses alliés potentiels aux contraintes des institutions.

 

« Si j’arrive à prouver que le vote utile est celui qui assume la confrontation avec le système financier, qui veut transformer les institutions et organiser le partage des richesses, j’ai gagné. Sinon, Hollande l’emportera », s’exclame Jean-Luc Mélenchon. La confrontation, dans les urnes ? Transformer les institutions avec l’accord de la haute administration, de l’État ? Partager les richesses dans la concertation ? Ce n’est pas crédible. Le radicalisme du verbe ne suffira pas à sortir le Front de gauche du piège institutionnel et parlementaire, de sa dépendance vis-à-vis du PS.

 

L’enjeu de la campagne est tout autre. Il s’agit d’ouvrir une perspective qui prépare une réelle confrontation avec les banques, les gros actionnaires et le patronat pour, par les luttes et les mobilisations, changer le rapport de forces, conquérir la démocratie, c’est-à-dire le droit pour les travailleurs et la population de contrôler la marche de l’économie, de la finance, de l’État. L’enjeu est de nous donner les moyens de construire une force politique, ouvrière et populaire, qui assume sans ambiguïté la confrontation, une opposition de gauche si la gauche libérale revient aux affaires.

 
C’est bien là le véritable débat à gauche.

 

Yvan Lemaitre.

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Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 18:21

Plus de 220 personnes étaient réunies jeudi 20 octobre au Mirail pour le premier meeting de campagne sur une université qui s’est tenu à Toulouse.

C’est une véritable réussite et cela montre qu’il y a un écho aux discours du NPA dans la jeunesse.

 

Après une intervention d’une jeune militante sur les résistances dans la jeunesse, les salariés de Freescale ont expliqué le combat qu’ils mènent contre les licenciements.

 

Myriam Martin a ensuite démontré l’illégitimité de la dette et la nécessité de n’en rien payer.

 

Enfin Philippe Poutou a conclu ce meeting en partant des luttes sociales actuelles (Fralib, Fonderie du Poitou, etc.) pour montrer la nécessité d’une rupture anticapitaliste en permettant aux jeunes et aux travailleurs de prendre en main leurs propres affaires, jusqu’au contrôle de la société dans son ensemble.

 

Tout le monde a apprécié ce meeting à l’ambiance dynamique, propre à cette université qui a connu de nombreuses luttes par le passé.

Il s’agit maintenant de proposer à tous les jeunes présents de mener la campagne de Philippe Poutou.

 

Correspondant.

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Dimanche 23 octobre 2011 7 23 /10 /Oct /2011 18:25

 

Après un repas en terrasse dans un restaurant où nos camarades sont honorablement connus, départ discret vers notre objectif de l’après-midi. Nous investissons avec une dizaine de camarades une agence locale du Crédit Lyonnais : prise de parole d’un camarade pour appeler à « sauver les banques » suivi d’un « démenti » de Philippe dénonçant le rôle de prédateur des banques avec la complicité du gouvernement. Nous recevons un bon accueil des passants, malheureusement pas très nombreux en ce jour de semaine. L’encadrement de la banque tente mollement de nous évacuer, mais nous repartons sans incident. Une initiative intéressante à renouveler un jour de plus grande affluence. Petite pause dans un café du port et, vers 18 heures, retour vers le lieu du meeting, place des Mobiles.

 

La préparation en a été perturbée par les hésitations du PCF, annulant sa participation jeudi dernier dans une grande confusion, sans que l’ensemble de ses militants en soient informés, pour revenir sur sa décision à la sortie du week-end. Résultat, des affiches et des tracts avec leur logo, d’autres sans. Ces cafouillages ont affaibli la mobilisation, y compris parmi les militants et salariés de Fralib, soucieux de l’unité. Si le soutien aux Fralib est très large, la conception de l’unité n’est pas la même pour tout le monde ! Mais, pour finir, tout le monde politique local (PCF, GU, Rouges vifs, PG, Alternatifs, EÉLV, PS), est présent dès l’ouverture du meeting.

 

L’initiative est plutôt réussie : 400 participants, interventions de toutes les composantes dont celle de Philippe pour le NPA. Une présentation de la lutte par un de ses animateurs en introduction et le détail de la mobilisation et des perspectives en conclusion. L’accent est mis sur la crédibilité du projet industriel alternatif imaginé par les salariés de Fralib et leur volonté de se battre jusqu’au bout : Unilever doit partir en laissant la possibilité d’une reprise de l’activité sauvegardant l’emploi avec la préoccupation d’une production prenant en compte la question sociale mais aussi environnementale et la coopération avec une agriculture soucieuse d’écologie.

 

Toutes les interventions sont centrées sur le soutien militant, politique, syndical et des appels aux pouvoirs publics nationaux et locaux. Philippe commence par remettre les 590 euros collectés pour la solidarité, lors de la manifestation du 11 octobre à Paris avec la vente de coffrets Éléphants. Il insiste sur le caractère décisif de la coordination des luttes (Fonderie du Poitou, Goodyear, PSA, etc.), indispensable pour s’engager sur la voie du succès. L’ambiance est à l’unité et le meeting se termine par l’Internationale. La soirée se prolonge par un concert avec la participation d’un groupe local puis de ZEP. Ambiance assurée. Les discussions multiples se poursuivent entre les salariés de Fralib et les militants, dont une quarantaine du NPA, bien visibles avec drapeaux, badges, manifestement bien insérés dans le soutien. Le tout trop agréable pour qu’on n’ait pas envie de revenir… pour fêter leur victoire.

 

Robert Pelletier.

Par NPA 06 Ouest - Publié dans : Présidentielles 2012...
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