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Jeudi 15 mars 2012 4 15 /03 /Mars /2012 13:09

1. Les mouvements qui ont balayé les régimes de Ben Ali et Moubarak, et vu la fin de la dictature de Ghaddafi en Libye, qui défient Assad en Syrie depuis presqu’un an et qui touchent l’ensemble de la région arabe font partie d’un processus qui marque un réel bouleversement dans la région. Ils démontrent la force de l’aspiration de ces populations à la dignité, la démocratie et la justice économique et sociale.

 

2. Il est donc logique que les femmes, qui subissent des impacts spécifiques de la crise économique et dont les droits sont particulièrement restreints dans plusieurs pays, participent à, militent, voire dirigent ces mouvements. En plusieurs pays, les femmes sont émérgées parmi les portes-parole principales des mouvements, en Tunisie, en Egypte, voire au Yemen.

 

3. Les femmes participent à ces mouvements depuis le début, selon des modalités qui leur semblaient appropriées dans leurs sociétés, qui ont évolué avec le développement du mouvement. Dans plusieurs cas, la force de ces mouvements a pu surmonter les barrières traditionnelles entre les hommes et les femmes, comme cela fut souligné sur la place Tahrir au Caire. L’égalité et la libération du harcèlement sexuel, vécues par les femmes pendant ces mobilisations massives, ont conduit à la chute de Moubarak.

 

4. À cause de la place traditionnelle des femmes dans l’ensemble des sociétés patriarcales de classe, il y a une tendance à l’exclusion des femmes des mouvements politiques — notamment après la fin de la première étape de mobilisations de masse. Cette exclusion revet des formes spécifiques avec le recours à l’idéologie religieuse traditionnelle dans un contexte où les courants intégristes prennent l’offensive dans l’ensemble des religions, et dans l’ensemble des pays où des courants islamistes viennent de remporter les élections.

 

5. Dans ces pays, où les mouvements populaires ont renversé des régimes autoritaires et corrompus, des partis qui se présentent comme islamistes remportent un soutien populaire de masse pour différentes raisons ; parce qu’ils apparaissent comme une nouvelle force sans liens avec l’ancien régime et très critiques de la corruption, et comme victimes de l’ancien régime et résistants à celui-ci ; effectivement les convictions religieuses en soi peuvent motiver la résistance. En même temps, il y a une absence effective de toute alternative progressiste de gauche, notamment à cause du démantèlement de ces partis par la répression des régimes antérieurs.

 

6. En fonction de leur implication au mouvement d’ensemble, les femmes, qu’elles soient croyantes ou non, résistent et ripostent aux agressions qui ciblent les femmes, comme les contrôles de virginité en Égypte, inspirées par des forces religieuses en présence. La protestation contre les agressions sexistes qui visent les femmes de la part des forces repressives a amené une mobilisation importante et une marche des femmes en Égypte.

 

7. Dans certains pays de la région, dont la Tunisie et l’Égypte, des courants féministes spécifiques ont une présence historique. Maintentant, ceux-ci doivent relever le défi d’établir des liens forts et organiques avec les femmes, surtout jeunes, à l’avant-plan du mouvement d’ensemble et qui résistent aujourd’hui aux agressions anti-femmes.

 

8. Notre tâche est de participer à la construction de la solidarité et des liens avec les femmes qui résistent aux agressions anti-femmes et aux courants féministes nouveaux ou éxistants, ainsi que des femmes qui militent dans des milieux spécifiques comme le mouvement syndical, par les mouvements et structures appropriés dans nos pays.

 

9. En favorisant la connaissance la plus large possible de l’existence et de l’action de ces groupes et mouvements féminins nous soutiendrons le renforcement de leur voix, y compris dans leur propre pays, et démontrons que le processus révolutionnaire en cours dans la région arabe est effectivement un mouvement émancipatoire, malgré les contradictions en présence. L’utilisation réactionnaire de la religion ne doit pas détourner ce processus. La solidarité avec les femmes de la région et la défense de leurs droits, surtout chez les féministes d’autres pays, est très importante à cet égard.

 

10. Nous exprimons notre solidarité et notre soutien aux femmes victimes de la repression physique, la violence et la torture dont tellement de femmes ont souffert et péri, notamment aujourd’hui en Syrie. Nous affirmons notre solidarité avec les femmes dans le processus révolutionnaire, en partageant la lutte commune contre l’oppression des femmes.

 

 

Adoptée par le CI de la Quatrième Internationale.

Par NPA 06 Ouest - Publié dans : Droits des femmes...
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Jeudi 15 mars 2012 4 15 /03 /Mars /2012 13:04

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Il existe une histoire et une actualité des liens entre capitalisme, impérialisme, (néo)colonialisme, mouvements migratoires, racisme et violence d’État. D’où viennent les migrants ? Essentiellement des anciennes colonies françaises d’Afrique, aujourd’hui encore sous domination de notre impérialisme, fuyant la misère qu’il sème pour le bien du capitalisme. Une partie d’entre eux sont ou seront des sans-papiers (qu’ils le soient dès leur arrivée « illégale » ou qu’ils le deviennent après un refus de régularisation). D’où viennent les habitants des quartiers populaires ? Essentiellement des mêmes anciennes colonies. Tous vivent au quotidien le racisme et l’exploitation que leurs aînés ont connus par le passé, parfois sous des formes extrêmes (esclavages, massacres).

Depuis plusieurs années, l’islamophobie est la forme dominante de ces attaques racistes. Elle unifie toute la droite et l’extrême droite européenne, et au-delà tous les impérialismes dans leur « guerre contre le terrorisme ». Les récentes affaires de violences policières sont la forme la plus brutale et radicale du racisme galopant, rappelant ce que l’État peut infliger à ceux qu’il désigne comme ennemi intérieur. Guerre d’Algérie, 17 octobre 1961 : lors d’une manifestation pacifique contre le couvre-feu, des dizaines d’Algériens furent tués par la police de la République coloniale. Cette police était aux ordres de Maurice Papon, déjà complice de la déportation des juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale...

Aujourd’hui, guetté par la déroute, Sarkozy ne se contente pas de gesticuler. Il accentue les attaques et les provocations en parieur : TVA « sociale », référendum sur l’assurance chômage. S’il perd, il aura fait le maximum de réformes, donc de dégâts, et aura bien travaillé pour sa classe. Les alliances avec le FN pourraient alors se préciser et se précipiter à la droite d’une UMP condamnée. S’il repasse, il aurait alors les coudées franches pour des attaques d’une violence encore inconnue. Et demain ne faisons pas confiance à Hollande pour autre chose que « donner du sens » à l’austérité...

La visée de la surenchère raciste, islamophobe et sécuritaire n’est pas essentiellement électoraliste. D’abord, la fuite en avant de Sarkozy sur les terres du FN n’est plus tant une manière de lui prendre des électeurs, vaine opération, que de préparer de possibles alliances dès les législatives. Mais surtout elle touche de plus en plus violemment tous les immigrés, réguliers ou pas, Français ou étrangers. Sans-papiers traqués, jeunes des quartiers tués, étudiants étrangers sommés de partir, Roms persécutés : le racisme montre son visage de classe, sa réalité concrète et quotidienne.

Plus généralement, l’offensive raciste et islamophobe est bien la pointe avancée d’une véritable guerre antipauvres. Pour preuve, la systématisation des discours (et des dispositifs) moralisateurs et policiers sur les fraudeurs et les « fainéants », comme toujours tenus au nom des « classes moyennes matraquées », élargissant ainsi l’attaque au-delà des immigrés et des quartiers populaires, qui en restent les cibles directes. Le référendum proposé par Sarkozy sur le fonctionnement de l’assurance chômage en est la preuve.

Et finalement, cette guerre antipauvres est partie prenante d’une stratégie de division de la classe ouvrière, jamais autant nécessaire qu’en temps de crise pour imposer les contre-réformes. Voilà pourquoi le réseau Sortir du Colonialisme et le collectif D’ailleurs nous sommes d’ici organisent une grande journée de mobilisation anticoloniale et antiraciste visant à rassembler tous ceux qui luttent sur ces fronts dans un contexte social et politique dont on sait qu’il ne s’améliorera que sous la pression des mobilisations.

 

La politique du NPA, vers la liberté de circulation et d’installation

 

Notre politique vise à terme à instaurer la liberté de circulation et d’implantation. Ce principe découle immédiatement de nos convictions internationalistes, de nos exigences de justice et de respect des droits humains élémentaires dans la perspective d’un projet socialiste. Contrairement à une idée reçue sur la quasi-totalité de l’arc politique, et pas seulement chez nos adversaires déclarés, il ne relève ni de l’utopie ni d’un maximalisme irresponsable. Il relève au contraire, à nos yeux, du réalisme révolutionnaire. Les États nations et leurs frontières contribuant à enfermer les êtres humains dans les rapports d’oppression et d’exploitation, leur disparition est à terme inscrite dans notre projet d’émancipation socialiste. Il est clair qu’une politique d’authentique ouverture aux étrangers est incompatible avec la logique même du capitalisme. Pour autant, nous sommes conscients qu’un tel principe ne saurait être admis dans un seul pays et qu’il suppose une entente internationale. Celle-ci devra être sanctionnée par des institutions réellement démocratiques et sous le contrôle des peuples. Car, de même que nous voulons construire une autre Europe, nous voulons de nouveaux pactes internationaux pour les droits sociaux, politiques et environnementaux, au Nord comme au Sud !

 

D’ici là, des mesures transitoires doivent être prévues, sous-tendues par quelques orientations générales :


• La circulation des personnes doit être facilitée en cessant d’être soumise essentiellement à une logique administrative et policière. Les étrangers doivent cesser d’être divisés en catégories (membre de famille, travailleur, étudiant, malade, etc.). Celles-ci les soumettent à un régime de surexploitation en les assignant à une tâche, une position, un rapport. Elles les rabaissent pratiquement et symboliquement en les ramenant à une condition parcellaire. Comme pour tout un chacun, l’unicité de leur être social doit être reconnue, de même que la pluralité d’identités des individus. À cet égard, nous nous inscrivons en faux contre la notion même d’identité nationale, racisante et excluante.


• Les codes d’entrée et de séjour doivent cesser d’être un empilement de lois et de règlements à vocation répressive et, à l’instar du code du travail, servir de référence destinée à garantir le respect des droits. Nous voulons en finir avec le « police partout, justice nulle part », applicable en premier lieu aux étrangers. Concrètement, cela veut dire la suppression de tous les régimes d’exception, la motivation systématique des décisions administratives, la mise en place d’instances de recours véritablement indépendantes et l’abandon du traitement carcéral des problèmes sociaux.


• Des conditions d’accueil des étrangers dans la dignité doivent être prévues, dans tous les domaines : logement, formation et apprentissage de la langue, accès à l’emploi sans discriminations… les moyens nécessaires doivent être à cette fin dégagés et ici, comme ailleurs, en prenant l’argent où il est. Ce n’est pas aux immigrés de payer la crise. Ce n’est à aucun de ceux, Français ou étrangers, qui ont déjà du mal à boucler leurs fins de mois, de casquer. C’est pourquoi la recherche de moyens pour un accueil décent des étrangers passe par des mesures fiscales et budgétaires de grande ampleur. Faire payer à la classe ouvrière le coût d’un accueil décent des immigrés relève d’une stratégie de division des prolétaires et permet au racisme d’État de se déployer. Par ailleurs, les tarifs des visas, titres de séjour et autres documents administratifs doivent être revus à la baisse et modulés en fonction des moyens des postulants.


• La définition de notre « politique migratoire » découle directement de notre orientation révolutionnaire. Même pour la mise en œuvre de mesures transitoires, cette politique migratoire ne saurait donc être isolée d’une politique d’ensemble. Ce sera une politique d’égalité des droits. Mais de droits qui devront être revus à la hausse pour tous, aussi bien en matière de droits sociaux que de droits civiques, de libertés publiques et d’accès à la justice.

Nos mesures transitoires

Délivrance des visas et des titres de séjour sur simple demande. Cette délivrance, de plein droit, ne sera plus soumise à l’arbitraire des consulats ou des préfectures. Tout refus devra donc être dûment motivé et pourra être contesté devant une instance judiciaire indépendante.

Renouvellement des titres de séjour de plein droit et accès à une carte unique de résident de 10 ans dès le premier renouvellement. Les titres de séjour, puisque délivrés de plein droit, seront dépourvus de toute mention de catégorie justifiant son octroi. Le Contrat d’accueil et d’intégration disparaîtra. Le droit de travailler découlera automatiquement du droit au séjour.

Régularisation de tous les sans-papiers sur simple demande. La délivrance de plein droit de titres de séjour stoppera ensuite la machine à fabriquer de nouveaux sans-papiers.

Fermeture de tous les centres de rétention. Celle-ci ira de pair avec l’arrêt de la traque des étrangers en situation irrégulière et la dépénalisation du séjour irrégulier.

Retrait des affaires concernant les migrants au ministère de l’Intérieur. Pour autant, il ne s’agit pas de rétablir un énième secrétaire d’État à l’immigration auprès du ministre des Affaires sociales. Les migrants ne doivent pas dépendre d’un ministère spécifique, supposé traiter leurs affaires à part, et surtout pas celui de la police.

Application pleine et entière du droit d’asile. Cela signifie que les zones d’attente seront supprimées, que la liste des pays dits « sûrs » sera abolie, que l’instance qui se substituera à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) sera, elle aussi, détachée du ministère de l’Intérieur et ne sera plus une instance chargée de gérer le soupçon. Le droit de travailler pour les demandeurs d’asile sera rétabli. Les centres d’accueil des demandeurs d’asile (Cada), structures d’hébergement « d’apartheid », seront supprimés, l’accueil des demandeurs d’asile se faisant à nouveau dans les centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), dotés de moyens sensiblement augmentés.

Le droit de vote à toutes les élections sera reconnu pour tous les titulaires de la carte de résident. Ceux-ci seront également éligibles.

Le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (Ceseda) sera abrogé. Le droit des étrangers sera le droit commun.

Le droit du sol sera intégralement appliqué. La nationalité française et les droits afférents pourront être reconnus, dès la naissance d’un enfant sur le sol français, sur simple demande des parents. Elle sera tacitement confirmée à 18 ans et ne pourra être retirée qu’à la demande de la personne concernée. Les procédures de naturalisation seront assouplies. Il s’agit de déboucher sur une citoyenneté de résidence équivalente, dans la pratique, par les droits qu’elle conférera, à la citoyenneté du sol.

La convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille devra être ratifiée. Adoptée en 1990, entrée en vigueur en 2003, lorsque 20 pays l’eurent ratifiée, elle n’est toujours ratifiée par aucun pays occidental d’immigration.

Les accords internationaux ne visant qu’à la « maîtrise des flux migratoires » seront dénoncés. Il s’agit d'abord des accords bilatéraux tels que les « accords de gestion concertée des flux migratoire ». Ceux-ci participent d'un chantage à une aide dérisoire, largement inférieure à ce que les immigrés peuvent envoyer dans leur pays en liquide (en dépit du racket de Western Union). En contrepartie, les pays d’émigration sont sommés de contribuer à l’externalisation des politiques de « maîtrise des flux migratoires ». Mais il s'agit également des règlements européens tels que Dublin II. De même, la France se retirera du dispositif Frontex, générateur, entre autres méfaits, de tant de morts en Méditerranée.

Le droit à l’autodétermination de tous les peuples, y compris des habitants des colonies que sont les DOM-TOM sera réaffirmé. Mais, au-delà, il conviendra de créer les conditions politiques, économiques et sociales permettant d’engager une réelle décolonisation, entendue en termes d’émancipation : cela pose la question de la réappropriation des terres, du sous-sol, des matières premières et industries, aujourd’hui détenus par les grands groupes français notamment ; de l'abolition de leur dette ; de la restitution des biens « mal-acquis » que conservent en France les dictateurs et leurs familles.

Les principes d’ouverture de la loi de séparation de 1905 doivent être réaffirmés. En clair, cela veut dire que la liberté de culte étant reconnue, les lois et mesures à caractère islamophobe adoptées ces dernières années, qui sont clairement discriminatoires et racistes, seront abrogées.

L’arsenal de lois liberticides mis en place au fil de l’histoire de la République sera démantelé, pièce à pièce. Les services de police seront reconfigurés. La BAC notamment, unité vouée au harcèlement dans les quartiers, sera dissoute. Il s’agira d’abord de mettre un terme aux violences meurtrières impunies de la police, de stopper également les contrôles au faciès.

Pour mettre en résonance sa politique migratoire et sa politique internationale, la France devra rompre avec une politique dictée pas ses intérêts de puissance coloniale et impérialiste. Elle retirera ses troupes de tous les pays étrangers, et en premier lieu d’Afrique et d’Afghanistan. Elle cessera de soutenir des dictatures ou des États d’apartheid tels qu’Israël. La réduction drastique du budget militaire dégagera des moyens en faveur du développement de l’éducation, de la santé, du logement pour tous, ainsi que de la coopération civile internationale.

La France œuvrera également à la démocratisation de l’ONU. Elle remettra en cause la structure du Conseil de sécurité et le veto des « grandes puissances ». Elle demandera la dissolution des structures vouées à l’appauvrissement croissant des pays pauvres, premier facteur d’aspiration à la migration : OMC, FMI, Banque mondiale.

Par NPA 06 Ouest - Publié dans : International...
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Jeudi 15 mars 2012 4 15 /03 /Mars /2012 12:15

Communiqué du NPA :

 

Ils gagnent actuellement 1100 euros net pour un travail posté, avec parfois week-end et nuit, et ils réclament…80 euros d’augmentation.


Pour casser toute velléité de revendication et de mouvement de grève, notamment chez les sous-traitants, ARCELOR et ONET ont recours à toutes les sales méthodes possibles : pressions psychologiques, huissier, menace de perte d’agrément, coup monté, alors que ce sont eux qui ne respectent pas le droit de grève, les règles de sécurité d’un site Seveso II et la dignité des travailleurs.A Dunkerque, sur le site d’ACELOR-MITTAL, 11 salariés de la société MAIN-SECURITE, filiale d’ONET, sont mis à pied sans salaire et en attente de licenciement suite à un mouvement de grève lancé après l’échec de négociations salariales.


Philippe Poutou et le NPA apportent tout leur soutien à ces salariés en lutte pour simplement pouvoir vivre décemment et condamnent fermement ces méthodes.

Par NPA 06 Ouest - Publié dans : Social, société...
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Jeudi 15 mars 2012 4 15 /03 /Mars /2012 12:02

Le problème, c’est le racisme,

pas l’immigration !

 

Sarkozy a remis le couvert contre les immigrés. Reprenant la propagande de l’extrême droite, il s’en prend à «l’Europe passoire » qui devrait selon lui encore plus contrôler les entrées sur son territoire.

 

Les mensonges sur Schengen...

 

Pour Sarkozy, les accords de Schengen « ne permettent plus de répondre à la gravité de la situation, et doivent être révisés ». Ils sont passés entre 25 pays européens pour fermer les frontières vis-à-vis de l’extérieur de l’Europe et sont supposés permettre la libre circulation à l’intérieur de cet espace. Mais un seul des 126 articles parle de libre circulation, tous les autres traitent des contrôles, du fichage, de la répression !

 

Loin d’être permissif, tout ce dispositif provoque, directement ou indirectement, le décès de milliers de migrants aux portes de l’Europe. Selon l'ONU, en 2011, au moins 1 500 personnes se sont noyées en mer Méditerranée en tentant de traverser à bord d’embarcation de fortune.

 

Ces chiffres démontrent qu'aucune menace ne peut dissuader des hommes et des femmes de fuir la misère, la guerre ou la répression. Chaque nouveau durcissement ne provoquera que plus de drames humains.

 

Les Les mensonges sur l’immigration...

 

Non, les immigréEs ne volent pas les emplois des travailleurs français !

 

Ils travaillent en grande majorité dans des secteurs -bâtiment, nettoyage, sécurité, aide à la personne…-, pour des salaires et des conditions de travail que seuls les immigrés, surtout sans-papiers, acceptent. Ce sont le gouvernement et les patrons qui font travailler trop les uns et jettent  les autres à la rue.

 

Pour le NPA et Philippe Poutou, tant qu'il y a du chômage, il faut partager le travail entre toutes et tous, français ou étrangers.

 

Non, les immigréEs ne font pas baisser les salaires des français !

 

Ce n’est pas la présence des immigréEs qui créé un marché pour le travail au rabais, mais leur maintien dans la clandestinité ! Leur situation irrégulière ou précaire est essentielle pour le maintien des considérables marges des employeurs de certains secteurs.

 

En prenant sur les profits il faut augmenter les salaires de 300 euros et imposer un salaire minimum à 1700 euros.

 

Non, les immigréEs ne grèvent pas les comptes de la Sécu ou des impôts !

 

Pas de papiers, pas de droits ! Les salariés sans-papiers ne touchent ni sécu, ni chômage, ni retraite. Par  contre, les immigréEs paient leurs impôts et en particulier, comme touTEs les salariéEs les plus modestes, ils paient la TVA, l'impôt le plus injuste.

 

Tous les mensonges n’ont qu’une fonction, diviser les salariéEs, les dresser les uns contre les autres !

 

Contre les divisions : égalité des droits !

 

Le chômage, la destruction des services publics, la hausse des prix pourrissent la vie des salariéES, des chômeurs, qu’ils ou elles soient françaisE ou immigréEs…

 

Ce qu’il faut faire cesser, ce n’est pas l’immigration, mais la précarité, l’insécurité, les discriminations qui autorisent les bas salaires et les mauvaises conditions de travail dont sont victimes les immigréEs et le recul social généralisé.

 

La seule réponse est une égalité pleine et entière des droits sociaux entre françaisEs et immigréEs. Les sans-papiers doivent être régularisés.  Une carte de résident unique doit permettre à toutes et tous de vivre, travailler, aimer, étudier, trouver asile…

Par NPA 06 Ouest - Publié dans : Tracts...
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Mercredi 14 mars 2012 3 14 /03 /Mars /2012 12:03

Communiqué du NPA :

 

500, 510, 520...

 

Le NPA a réussi son premier tour administratif ! Philippe Poutou, l’ouvrier candidat, s’invite au banquet des politiques. Plus de 8 mois ont été nécessaire aux militants du NPA pour obtenir plus de 500 parrainages. Des centaines de milliers de kilomètres parcourus, des milliers d’éluEs rencontrés, des dizaines de milliers d’euros dépensés pour enfin se qualifier au premier tour malgré les règles anti-démocratiques des 500 parrainages.

 

Le NPA n’aura compté que sur l’effort et la pugnacité de ses militants pour y parvenir, la sympathie aussi suscité par Phillippe et nos idées. Nous prouvons aujourd’hui que le NPA a de la ressource et que nous comptons bien faire entendre la voix des anticapitalistes à cette élection, plus largement la voix de toutes celles et ceux qui sont les victimes de la politique des classes dominantes et de leur État.

 

Et toutes celles et ceux qui ont ont participé d'une façon ou d'une autre à cette bataille ont bien des raisons d'être fiers. Bravo à toutes et tous! Merci aussi aux éluEs qui ont fait le geste démocratique de nous aider ou de nous soutenir.

 

Philippe Poutou pourra accéder à l’égalité du temps de parole qui nous a cruellement manqué ces derniers mois. Jusqu'alors nous avons eu 70 fois moins de temps de parole que Nicolas Sarkozy! Nous allons enfin bénéficier non pas de l'égalité, trés loin s'en faut, mais de plus de temps pour faire entendre la voix de celles et ceux qui souffrent de cette crise.

 

Notre programme d’urgence sociale va pouvoir se faire entendre. Un programme qui veut faire payer aux capitalistes la crise et non aux peuples. Le refus de payer la dette, la création d’un service bancaire unique sous contrôle de la population, l’interdiction des licenciements et l’arrêt du nucléaire seront parmi les propositions que nous opposerons à ceux qui veulent l’austérité ou donner du sens à la rigueur.

 

Voter Philippe Poutou le 22 avril sera le meilleur moyen de dégager Sarkozy sans faire confiance à Hollande.

Par NPA 06 Ouest - Publié dans : Présidentielles 2012...
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Mercredi 14 mars 2012 3 14 /03 /Mars /2012 12:00
Par NPA 06 Ouest - Publié dans : NPA hors PACA...
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