Contre le G20, propositions clés...

Publié le par NPA 06 Ouest

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1. Inégalités, austérité : y’en a marre !

  • Rendre les normes internationales environnementales et sociales existantes véritablement contraignantes, applicables à tous, en particulier aux multinationales, et assurer leur primeur dans la hiérarchie des normes internationales, plus particulièrement vis à vis du droit de l’investissement et du commerce.
  • Refuser l’instrumentalisation de la dette publique par les marchés, prétexte à la destruction des services publics et au détournement de la richesse.
  • Faire respecter le droit des filles et des femmes à l’éducation partout dans le monde, une des conditions fondamentales pour l’égalité femme – homme

2. La vie, pas la bourse

  • Taxer la finance : de manière immédiate, mettre en place une taxe sur les transactions financières obligatoire dans tous les États, afin de lutter contre la spéculation financière, financer la transition écologique et sociale de nos sociétés et le développement des pays du Sud
  • En finir avec les paradis fiscaux et l’opacité financière en obligeant les multinationales à une totale transparence sur l’ensemble des activités de leurs filiales dans le monde, et doter les institutions publiques de moyens de sanctions efficaces à l’égard de tous les territoires et entreprises qui manqueront à ces obligations.
  • Développer des formes de contrôle des activités des banques, notamment par la séparation stricte des secteurs de dépôt et des secteurs « investissement », et intégrer l’ensemble des parties prenantes (usagers, salarié-e-s, société civile) dans les instances de régulation du secteur.

3. Changer le système, pas la planète

  • Lutter effectivement contre le réchauffement climatique par une politique volontariste organisant une profonde transition énergétique, basée sur la baisse des consommations énergétiques, le développement des sources d’énergie renouvelables, et surtout par une réelle redistribution des richesses et le développement de services publics.
  • Définir un socle de biens communs universels, tels que l’eau, la biodiversité, la terre, la biosphère, doté d’un système réglementaire rendant notamment illicite la main mise des multinationales sur ceux ci
  • Développer aux différentes échelles (collectivités locales, États, régions du monde...) des politiques publiques visant à transformer des économies productivistes et énergivores vers de nouveaux modèles qui donnent la priorité au respect de la planète et des éco-systèmes et à la mise en œuvre des droits politiques, économiques, sociaux de tous.

4. Ne jouez pas avec notre nourriture

  • Défendre la souveraineté alimentaire et protéger l’agriculture paysanne et familiale respectueuse de l’environnement, en Europe et dans les pays du Sud, en particulier par un contrôle étroit des activités des multinationales du secteur agro-alimentaire, qui doivent respecter les instruments juridiques internationaux garantissant les droits écologiques et sociaux des populations.
  • Rétablir des mécanismes publics de stockage et de stabilisation des prix agricoles, afin de garantir un revenu stable aux agriculteurs et agricultrices et des prix raisonnables aux consommateurs
  • Rendre illégal l’accaparement de terre par les multinationales et les gouvernements, et mettre fin aux politiques de soutien aux cultures d’agrocarburants à grande échelle

5. Indignés, révoltés, solidarité

  • Consacrer les ressources publiques déployées au plan international au soutien des processus démocratiques, au renforcement de la société civile et à la participation des citoyens à la définition des priorités collectives ; l’argent public ne doit en aucun cas servir à la satisfaction des intérêts commerciaux et financiers des entreprises occidentales.
  • En finir définitivement avec le soutien aux dictatures, régimes autoritaires et autres gouvernements prédateurs, et rompre avec les politiques de guerre conduites au nom de la lutte contre le terrorisme et de la stabilité des affaires
  • Garantir la liberté de circulation des hommes et des femmes, et soutenir effectivement les solidarités qui se dessineront entre les sociétés civiles des deux rives de la Méditerranée

6. Ils sont 20, nous sommes des milliards

  • Replacer le G20, tout comme les G7 ou G8, sous la responsabilité des Nations Unies, et inscrire l’ensemble de ses travaux dans le cadre des règles et des instruments juridiques internationaux relatifs aux droits civils, politiques, sociaux, environnementaux et culturels.
  • S’engager dans une réforme en profondeur du cadre des Nations unies, seul système légitime d’institutions internationales reposant sur le droit, et seul à même de permettre à tous les États d’être acteurs à part entière des décisions internationales qui les concernent directement.
  • Définir des modes de décision et de mise en œuvre des politiques publiques qui associeront étroitement les populations concernées, dont le respect des droits sociaux et écologiques doit primer sur toute autre considération.

Publié dans Social - société...

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