Grasse, après la mort d’Abdelhakim AJIMI, le procés des responsables...

Publié le par NPA 06 Ouest

Mort d’Abdelhakim AJIMI

Procès des responsables

du 16 au 20 janvier 2012,

Tribunal de Grasse.

 

L’INCULPATION :

            La requête du Procureur de la République et l’ordonnance de la Chambre d’instruction d’Aix-en-Provence aboutissent à la mise en examen de 2 agents de la BAC, de 4 agents de Police Secours et d’un agent de la Police Municipale pour homicide involontaire et pour non assistance à personne en péril.

 

LES FAITS :

Abdelhakim AJIMI meurt le 9 mai 2008 à Grasse dans le cadre d’une interpellation policière.

Les policiers se sont acharnés inutilement, en maintenant la clé d’étranglement alors qu’Abdelhakim AJIMI était, dès le début, menotté aux mains et aux pieds, donc maîtrisé.

            20 témoins oculaires dénoncent les méthodes barbares employées par la police ayant causé la mort d’Abdelhakim AJIMI.

            L’expertise médicale explicite une mort lente et douloureuse par asphyxie mécanique.

            Les procès verbaux des agents de la BAC et de la police ne démentent ni la durée de l’étranglement ni l’inertie du corps au moment de son transfert au commissariat.

            La Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité s’indigne de « l’inhumanité » des policiers, dénonce  « l’abus inutile de l’usage de la force » et considère que ces actes s’assimilent à de la "barbarie" et recommande des sanctions exemplaires.

 

LES REQUETES DE LA FAMILLE AJIMI :

que la justice condamne les responsables de la mort d’Abdelhakim AJIMI ;

-       que le statut de victime soit reconnu à leur fils et frère ;

-       que soit interdit l’usage de la clé d'étranglement lors d'interpellations policières, cette méthode ayant déjà causé de trop nombreux décès ;

-       qu’à l’avenir, aucune autre personne ne meure de manière aussi atroce dans le cadre d’une « banale » interpellation policière.

 

JANVIER 2012, EN FRANCE :

-       Mort de Wissam El YAMNI à Clermont-Ferrand suite à un tabassage par la police.*

-       Mort d’Abdel ILAH à Aulnay-sous-Bois lors d’un contrôle de police.

-       Non-lieu à l’encontre des policiers responsables de la mort d’Ali ZIRI.

-       Et toujours, l’impunité pour la police concernant la mort de Mamadou MAREGA, Lamine DIENG, Abou BAKARI TANDIA, Mohamed BOUKROUROU…

 

 

La famille AJIMI est soutenue par :

le NPA 06, les Alternatifs du pays de Grasse, collectif Justice et Vérité pour Ali Ziri, collectif Vies Volées, Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi, Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie, DiverCité, association Elève-toi (Istres), Forum Social des Quartiers Populaires, LDH Cannes-Grasse, Mouvement de l’Immigration et des Banlieues et MIB 34, MRAP 06, NPA 13, Parti des Indigènes de la République, Pas de Nord sans Sud, Quartiers Nord – Quartiers Forts…

 

Contact : comite_hakim_ajimi@riseup.net / 06 61 47 39 17

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