Licenciements : quand le gouvernement fait le SAV des patrons...

Publié le par NPA 06 Ouest

Jeudi 17, lors d’un discours à l’occasion du 3e anniversaire du Fonds stratégique d’investissement, Sarkozy déclarait qu’il n’y aurait « pas de plan social chez PSA ».

 

Il ajoutait que les quelque « 2 000 salariés du groupe les plus directement concernés par ce projet ser[aient] tous reclassés ». Selon lui, « l’emploi ne doit pas être la variable d’ajustement » des plans de restructuration des entreprises et « J’ajoute qu’il est hors de question que PSA réduise ses dépenses de recherche en France.

 

Je souhaite au contraire qu’elles puissent encore s’accroître ». Dès le lendemain, PSA annonçait la fermeture de sites de production de deux-roues avec 200 suppressions d’emplois venant s’ajouter aux 5 000 déjà annoncés dans le groupe.

 

Dans la même semaine, ce sont les banques qui annonçaient l’envoi au guichet Pôle Emploi de plusieurs centaines de salairéEs. 600 suppressions de postes à la Société Générale, 373 à BNP Paribas en attendant les annonces de Citigroup et d’UBS, le Crédit Lyonnais sortant d’un plan de 3 500 suppressions sur trois ans.

Et même le si chouchouté secteur nucléaire s’y met avec l’annonce de près de 3 000 emplois supprimés dont plus de 1 000 en France. Lors de la fermeture du site sidérurgique de Gandrange (Moselle) en 2007, Sarkozy déclarait : « l’État préfère investir pour moderniser le site plutôt que de payer de l’argent pour accompagner des gens soit en préretraite, soit au chômage [...]. Nous sommes prêts à mettre de l’argent pour faire des investissements qui auraient dû être faits depuis longtemps ! »

 

Pour Areva aujourd’hui, le discours gouvernemental est le même : « Aucune suppression d’emploi n’est prévue en France chez Areva. La filière nucléaire et l’ensemble de ses salariés et sous-traitants est entièrement mobilisée pour maintenir le leadership de la France dans le domaine de l’énergie nucléaire », vient de déclarer Éric Besson.

 

La crise économique dans laquelle s’enfonce le système ne laisse aucun répit et exige des gouvernements aux ordres. Les suppressions d’emplois sont le deuxième volet d’une politique antisociale qui s’attaque violemment à tout le système de protection sociale.

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