Philippe Poutou à Nice...

Publié le par NPA 06 Ouest

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Redresser la tête, ne pas se laisser faire et agir collectivement par des luttes sociales pour faire changer les choses, voilà le message que nous voulons porter avec la campagne de Philippe Poutou, candidat du NPA aux présidentielles.

 

 

Les candidats se démènent pour savoir quel « sens donner à la rigueur » ou comment « produire français et consommer français » pour soi-disant nous sortir de la crise.

Les recettes sont vieilles : faire accepter la fatalité de la crise et utiliser le nationalisme et le racisme pour nous diviser et faire taire la révolte sociale.

 

Car le pire pour eux serait que les luttes s’invitent sur le devant de la scène politique et perturbent le calendrier bien ficelé des élections. Les raisons de se battre sont nombreuses : chomage, casse des services public et de la sécu, politiques racistes et sexistes, attaques contre les jeunes... Le point commun à tous ces problèmes c’est que pour les résoudre il faudra nous battre collectivement pour faire payer les vrais responsables de la crise : les capitalistes.


POUR DES MESURES D’URGENCE ANTICAPITALISTES


Des mesures d’urgences s’imposent  :

  • un bouclier social avec une augmentation de tout les salaires de 300 euros net
  • une allocation d’autonomie à hauteur du SMIC pour tout les jeunes
  • l’interdiction des licenciements
  • la création massives d’emploi en CDI
  • des diplômes de qualité et l’embauche de personnels dans l’éducation..

Pour financer ces mesures, il faut prendre l’argent là où il se trouve : sur les profits des banques et du CAC 40. C’est bien sûr incompatible avec le fonctionnement du capitalisme. C’est pour cela que nous pensons qu’il faut rompre avec ce système qui exploite et opprime la majorité pendant qu’une poignée s’enrichit toujours plus.

« L’opposition » aux abonnées absentes


Les principaux challengers de la présidentielle se démarquent beaucoup de l’UMP... Dans leurs discours !
Marine Le Pen promet une augmentation des « petits salaires » de 200 euros, financée « grâce à la prise en charge par l’État du même montant de cotisations salariales. » Non seulement elle serait réservée aux salariés de nationalité française (comme si leurs collègues immigrés ne trimaient pas tout autant !), mais elle serait en fait financée en amputant une partie des salaires et en le compensant par les impôts ! Un beau jeu de dupes !

François Bayrou condamne lui aussi Sarkozy... Sur la forme ! « Trop tard, trop court », s’est-t-il exclamé à propos du sommet social. Autrement dit, il n’y a pas de problème à faire payer les jeunes et les classes populaires, mais il aurait fallu le faire plus tôt !

François Hollande, lui, oppose son « Contrat de génération » : un « senior » aiderait un « jeune » à se former sur un poste... En « échange » l’entreprise gagnerait 2000 euros d’aides de l’État ! Autrement dit, elle ferait payer à l’État le salaire d’un de ses deux employés... Il condamne, à juste titre, le coût annuel des exonérations de cotisations (près de 30 milliards d’euros) et promet de... Les « diminuer d’environ un tiers » ! Quel courage !


L’arnaque de la dette !

Derrière les attaques du gouvernement c’est le plus grand casse du siècle qui est organisé : l’arnaque du remboursement de la dette !

Cette dette n’est pas légitime. Elle provient d’une baisse volontaire des recettes de l’État. Ce sont les exonérations de cotisations sociales et les baisses des impôts des plus riches qui ont entraîné une explosion de la dette.
La dette, c’est tout simplement l’Etat qui prend de l’argent dans nos poches via les plans d’austérité pour le mettre dans celles des banquiers. Il est clair que ce n’est pas à nous de la payer.

Le NPA met en avant 4 éxigences pour l’emploi :

  • Répartir le temps de travail en allant immédiatement aux 32 heures avec maintien des salaires.
  • SMIC à 1600 euros nets, augmentation de tous les salaires de 300 euros nets, allocation d’autonomie à hauteur du SMIC pour que les jeunes puissent se former sans se salarier. Le tout en prenant sur les profits des entreprises et en les répartissant.
  • Interdire les licenciements. En cas de faillite d’une entreprise, maintenir les salaires à l’aide d’un fonds à la charge du patronat, jusqu’au reclassement.
  • Imposer la rémunération des apprentis et stagiaires à hauteur du SMIC ou des conventions collectives et interdire tous les contrats précaires. Les stages représentent à ce jour l’équivalent de 100 000 emplois à temps plein !

Tout cela empêcherait la mise en concurrence des jeunes et des autres salariés. La concurrence déloyale, ce n’est pas celle des salariés de Chine, d’Inde ou d’Allemagne. C’est la mise en concurrence des jeunes salariés précaires et des plus anciens !

C’est le programme porté par le NPA dans les échéances électorales à venir. Il ne pourra être imposé que par le rapport de forces dans les rues et les entreprises, car les grands patrons, eux, ne sont pas élus. Mais voter pour le NPA et son candidat Philippe Poutou, c’est déjà porter ces exigences. C’est combattre l’extrême droite et Sarkozy, en toute indépendance du PS et de ses alliés qui, une fois au pouvoir, mèneront eux aussi l’austérité.

 

Venez rencontrer Philipe Poutou le 17 Février à Nice (salle FSGT, 27 rue Smollet). Ne laissons pas notre avenir entre les mains des Sarko, des Hollandes et des LePen !

 

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