Partager l'article ! Sarkozy, candidat du cynisme : le scoop de TF1...: Pour son entrée en campagne, Sarkozy n’a pas hésité à promouvoir son bilan calamiteux, ...
On pourrait aussi sourire à la question de la journaliste, en réaction à la liste des méfaits qu’il s’apprête à commettre si les moyens lui en sont donnés (contrôle des chômeurs, raboter encore plus dans l’éducation et les services publics…) : « les Français se demandent pourquoi vous ne l’avez pas fait avant ? » Non, en fait, on ne se demande rien du tout ! Drôle de question. Souhaiterions-nous moins de santé, moins d’éducation, moins de salaires, moins de liberté, moins de droits ?
D’ailleurs concernant les droits, il n’en fait référence que pour les opposer aux « devoirs » des chômeurs. Cela ressemble plus aux travaux forcés pour une partie de la population qui n’a pas choisi cette condition sans emploi qu’une défense de la « valeur travail » dont il se fait dorénavant le chantre. Car s’il souhaite réellement revaloriser le travail, ce n’est pas compliqué : il faut augmenter les salaires qui en dépendent, interdire les licenciements, instaurer le contrôle des salariés sur la production.
Il n’hésite pas non plus, avec le cynisme qui le caractérise, à récupérer les Lejaby. Souvenons-nous que les salariées l’avaient d’ailleurs elles-mêmes
dénoncé par avance, alors que sans leur lutte, il n’y aurait pas eu de reprise. Sa stratégie durant la période électorale : un de sauvé pour 100 d’oubliés. Ainsi, il évacue très rapidement
la question sur le site de Preciturn ou de Gandrange, où en 2008, il s’était moqué des salariés d’Arcelor-Mittal : « Avec ou sans Mittal, l’État investira dans Gandrange ». Cynisme, mépris
d’une aristocratie qui ne dit pas son nom.
Épouvantail grec
Mais sa vitrine argumentaire reste le spectre de la Grèce. Même si les conséquences de la crise en Grèce sont dangereuses pour le capitalisme européen c’est
une opportunité pour Sarkozy. L’épouvantail de la faillite, de la baisse du Smic de 22 %, des plans d’austérité terribles pour la population lui permet d’avancer tranquillement son chantage
à l’apocalypse afin de nous obliger à accepter les futurs plans d’austérité.
Dégager Sarkozy dans cette élection c’est ce qu’on appellerait du bons sens populaire ! Mais il faudra aussi nous atteler à construire un bloc anticrise avec tout ceux et celles qui n’acceptent tout simplement pas. La gauche radicale a une responsabilité qu’elle n’a certainement jamais eu, mais deux camps se dessineront : ceux qui défendent les intérêts du capitalisme, en voulant payer la dette notamment, et ceux qui résistent et s’opposent à ces prédateurs dont la logique n’a que faire des dégâts humains qu’elle engendre.
Frédéric Yermia.
