Le comité Cannes Grasse, Mouans-Sartoux du
npa 06 a soutenu la candidature de Bernadette Bouchard et Guy Gianni des Alternatifs.
Ci-dessous les
positions et propositions détaillées par Bernadette
Bouchard.
Notre candidature :
C’est une candidature de rassemblement.
Guy et moi avons la volonté de représenter dans cette élection les citoyen-ne-s qui n’adhèrent pas aux propositions des
socialistes ou d’Europe Ecologie Les verts EELV, des citoyen-ne-s qui attendent depuis trop longtemps maintenant que la gauche de transformation
sociale et écologique s’unisse pour faire contre-poids à la gauche institutionnelle représentée par le PS et dans une moindre mesure par EELV, pour que de véritables propositions alternatives
soient étudiées.
Dans seize cantons des AM cette union s’est faite et les candidatures y sont soutenues par les différentes organisations
qui forment ce rassemblement : le NPA, les Alternatifs, la FASE, le PCF, le PG, Gauche unitaire (si c’est nécessaire je peux expliquer les
différences et les ressemblances entre ces formations ). Cette union des forces de la gauche anti-libérale, anti-capitaliste et écologique est une première dans ce département. Elle constitue
un point positif en vue des autres échéances électorales qui nous attendent.
Pour quelle politique et quelle démarche
Notre ambition politique n’est pas personnelle.
La politique ne doit pas être affaire de professionnels mais l’affaire de
toutes et tous…
C’est pourquoi nos représentant-e-s ici les conseillers généraux doivent être de simples citoyen-ne-s dont le désir est de
se mettre au service de l’intérêt général, pendant le temps que leurs électeurs et électrices le souhaiteront et en tout état de cause, pendant un temps qui ne doit pas excéder deux
mandats.
La démocratie directe, celle qui s’exerce au plus près des citoyens est pour nous la meilleure façon de
faire de la politique car c’est à l’ensemble de la population de décider de son avenir. Il est dangereux de déléguer ce pouvoir aux notables du coin qui vont (nous en avons l’exemple tous les
jours sous nos yeux) faire passer leurs propres intérêts et ambitions avant ceux du plus grand nombre.
C’est pourquoi nous pensons qu’il faut créer dans chaque canton (dans un premier temps, avant d’introduire une réelle
participation à la gestion du budget départemental) un forum citoyen, pour :
- débattre de cet intérêt général,
- mettre en place les projets dont la population a besoin et qui seront portés par le Conseiller
- contrôler l’action effective du conseiller en exercice.
Nous pensons aussi que l’exigence démocratique implique le retrait de l’élu-e qui n’aurait pas été fidèle à ses engagements
de campagne.
Pour une alternative politique à Gauche :
Pourquoi le terme d’alternative ?
Si faire de la politique c’est s’occuper de l’intérêt général des citoyen-ne-s et de la société dans laquelle ils/elles
vivent, l’alternative ce n’est pas l’alternance.
L’alternative c’est pour vraiment changer, changer de manière de faire et changer aussi les fondements même de la
politique. Dans l’alternance on ne change que de gouvernant-e-s dans l’Alternative on change
tout : les gouvernants, le système institutionnel, les fondamentaux politiques, etc.
Nos sociétés sont régies depuis deux siècles maintenant par le capitalisme, ses tenancier-e-s, et celles et ceux qui sont à
son service. Ils y produisent de véritables. ravages :
- tant sur le plan social : la course acharné aux profits et la mauvaise répartition des richesses privent les
citoyen-ne-s de revenus décents pour vivre et de sécurité dans l’emploi
- que sur le plan écologique : le productivisme sur lequel prospère le capitalisme dilapide les ressources terrestres,
détériore et détruit la biodiversité, l’air, l’eau, l’emploi ….met en péril l’humanité elle-même.
- que sur le plan financier : la spéculation financière qu’il entraîne, a des conséquences dramatiques dont la
récession économique qui touche toutes les classes de la population en épargnant les plus riches
- que sur le plan de l’égalité des droits : tout pour les riches au détriment des salariés
Il engendre également parmi les citoyens à sa merci des réflexes de rejet, de peur vis-à-vis de l’autre, de l’étranger, de
celui qui risque de lui « prendre » le peu qu’il a, alimentant ainsi le racisme et la xénophobie et développant dans nos sociétés la haine (voire la
guerre) au lieu de la solidarité et de la paix.
L’Alternative c’est :
- lutter contre les méfaits du capitalisme et avancer des propositions qui se fondent sur d’autres valeurs
- obtenir son « abolition », et par suite le cortège de toutes les
oppressions qui lui permettent de s’exercer : abus de pouvoir, népotisme, clientélisme, affairisme…
C’est exiger dans un premier temps une meilleure répartition des richesses, pour arriver à éradiquer la pauvreté et le racisme.
Appliquer la parité qui constitue une avancée vers l’égalité des droits.
Nous entendons la faire appliquer tant que faire se peut dans le cadre des commissions et autres comités de pilotage mis en
place par le CG et développer la place et le droit des femmes et des « minorités ».
Nous porterons au conseil
général départemental toutes propositions qui iront dans ce sens…. et dont nous aurons débattu au préalable avec l’ensemble des citoyen-ne-s .
Ce sont les bases des candidatures « Pour une Alternative à Gauche ») et avec une de leur démarche.
La démarche c’est :
- la démocratie directe couplée à la démocratie représentative.
- Le rassemblement de toutes les forces de transformation et de tou-te-s les citoyen-ne-s qui désirent cette
Alternative.
Nous allons donc commencer tout de suite la mise en pratique de la démarche. Je vais signaler les différents points qu’il
nous semble important de faire évoluer pour notre canton et je vous propose :
- d’en débattre ensemble
- et de nous indiquer les problèmes spécifiques au canton que nous aurions
omis.
Problèmes spécifiques au canton ou problèmes départementaux mais touchant le canton :
Les services publics :
Pour les candidat-e-s de « pour une alternative à gauche » les services publics garantissent la solidarité,
l’égalité de traitement et de droits, entre toutes et tous. Il faut donc lutter contre leur disparition et au contraire œuvrer à leur développement, mais aussi à leur transformation. Les services
publics doivent appartenir au public. Il faut donc trouver des moyens pour que les usagers aient toute leur place dans leur gestion.
Par exemple les transports devraient être un service public.
Dans le canton, la population sait bien quelles lignes de cars ou navette seraient nécessaires pour desservir les différents lieux de travail et d’habitats afin d’éviter l’usage systématique de
la voiture individuelle dont on connaît les effets nocifs, notamment sur la santé…mais également le temps perdu au détriment de la vie « hors travail ».Il faut engager une réflexion
avec l’ensemble de la population pour envisager en site propre un réseau de transport en adéquation avec les besoins et que le CG ne le délègue pas à des entreprises capitalistes comme Véolia par
ex. C’est cette démarche et ce résultat que nous privilégierons.
Le problème des déchets :
Les candidat-e-s de pour une alternative à gauche sont contre l’incinérateur que ce soit à Grasse ou ailleurs.
Leur priorité :
- La diminution à la production, ( ne produire que ce dont on a besoin, développer le compostage…)
- Le tri sélectif et la reconversion
- Faire de nos déchets des matières premières
La redevance des ordures ménagères doit être déconnectée des impôts
( TEOM : taxe d’enlèvement des ordures ménagères au prorata de la surface d’habitation REOM : redevance
d’enlèvement des ordures ménagères ; c’est la collectivité qui enlève et perçoit).
Il faut aller vers ce qu’on appelle « la pesée embraquée » qui fonctionne dans d’autres départements et incite à
la réduction individuelle des déchets
Une réflexion doit être engagée là aussi avec le plus grand nombre pour pouvoir trouver ensemble les solutions les meilleures. C’est l’affaire d’un véritable service public de prendre en charge nos déchets. A cet égard le SIVADES
n’en est qu’une pâle image. Il faut en transformer les rouages pour que les usagers et les usagères soient partie prenante de la réflexion et des décisions.
L’aménagement du territoire :
Là aussi rien ne doit se faire sans la participation de la population que ce soit pour
- la construction de voies routières afin de désengorger la route nationale Le Tignet-Peymeinade-Cannes, afin que soient
respectés les paysages et de la qualité de vie des riverains
ou
- l’aménagement du domaine de Grangeneuve avec l’implantation anti-écologique d’un terrain de golf dévoreur d’eau dans une
région où les étés peuvent être caniculaires et les hivers très secs. Projet entraînant d’ailleurs la disparition de terres agricoles.
De fait, le canton est soumis à une urbanisation galopante et à un tourisme de
luxe (à moduler, il n’y a pas que le luxe, mais aussi une vision du tourisme très réductrice)dont il souffre de manière endémique.
Les investissements nécessaires grèvent les budgets communaux et les terres agricoles disparaissent alors que la
souveraineté alimentaire devient cruciale dans notre département. Nous sommes actuellement en sous-effectifs paysans et en cas de panne durable des transports, la carence alimentaire nous
guette.
Il faut :
- Conserver et même racheter au besoin les terres agricoles (Le CG peut geler des espaces pour empêcher leur vente). Créer
dans les espaces non exploités des jardins ouvriers.
- Solliciter et aider l’installation de nouveaux agriculteurs.
- Développer le logement social. Nous soutiendrons l’habitat groupé vertical dans de petites structures, permettant l’usage
de locaux collectifs, ménageant des espaces verts susceptibles d’être partagés entre les locataires et transformés en potager.
- Le tourisme doit être repensé (avec les populations) et s’orienter vers un tourisme culturel et populaire, avec
développement des chambres d’hôtes, petites auberges collectives, les campings chez l’habitant…
- Relocaliser les activités économiques. Cela permettra de rapprocher les lieux de travail des lieux d’habitats, créera des
emplois de proximité, diminuera la circulation automobile et développera des liens sociaux de quartier/village, améliorant ainsi la qualité de vie des habitants du canton. Le conseil général peut
apporter sa pierre à ces projets en privilégiant l’aide matérielle à ces installations d’artisans, de magasins divers et autres coopératives et en s’opposant à l’implantation de
« grandes surfaces ».
La solidarité en actes, l’aide aux demandeurs d’emploi, aux personnes âgées, à la
petite enfance :
- La relocalisation des activités peut aider à la réinsertion des chômeurs et chômeuses . Le CG peut néanmoins avoir une
action spécifique pour cette réinsertion en choisissant de subventionner les entreprises qui en embaucheraient plutôt que les autres.
- L’aide aux personnes âgées devrait être comme celle de la petite enfance confiée à un service public transformé, qui
comporterait des structures adaptées et emploierait du personnel qualifié plutôt que de laisser ce soin à des associations moins bien placées pour exiger des compétences ou à des organismes
privés dont le seul but est de faire des profits.
Pourquoi, afin de faciliter la proximité des soins et le lien social, ne pas concevoir pour chaque structure de logements
groupés, sa propre « Maison d’accompagnement de personnes âgées », gérée par un service public départemental adéquat avec un personnel formé et rémunéré en conséquences. C
Cette maison pourrait compter également un service itinérant d’auxiliaires de vie consacrés aux aides à la personne dont bénéficient actuellement les allocataires de l’APA .
Il faut maintenir le premier niveau d’aide, dès les premiers symptômes d’une incapacité qui ne pourra que s’aggraver Il
faut également augmenter / adapter les aides qui seules permettent le maintien à domicile dans des conditions dignes.
Pour la petite enfance le canton ne compte que trois structures d’accueil de tout petits ( crèche ou Halte-Garderie) deux à
Peymeinade, une à Saint-Cézaire, l’autre à Saint-Vallier. Une grande partie du canton en est donc dépourvue, ce qui prouve bien que les droits de toutes et tous ne sont pas les mêmes selon que
vous habitiez un endroit ou l’autre.
Pourquoi le CG ne créerait-il pas une crèche itinérante, dans un bus aménagé
pour se faire et qui se déplacerait dans les parties non desservies comme Escragnoles, Cabris ou le Tignet ?
En matière d’éducation et de culture :
Le développement de la culture dans ce canton passe, dans une démarche de démocratie locale ( ou directe), par le montage
de projets qui naissent de la demande, de l’intérêt de groupes de citoyens-nes ( patrimoniaux qui puissent lier l’histoire du canton, sa
géographie/géologie, sa littérature, musique, peinture…. c’est l’ensemble des paramètres culturels qu’il convient de mettre en mouvement si l’on veut éviter le placage inopérant de manifestations
décidées ailleurs et sans rapport construit avec la population. Cela nécessite forcément un développement de ce secteur au sein de la collectivité
territoriale du Conseil Général.
Pour les collèges, il faut maintenir le recrutement des employés de service par le CG, seul capable de maintenir le
principe de neutralité du service public et développer l’incorporation d’ingrédients bio dans les cantines. Cela se fera d’autant plus facilement que les terres agricoles seront remises en état
de produire légumes et fruits.
Bernadette Bouchard.