Présidentielles 2012...

Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 19:18

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Par NPA 06 Ouest - Publié dans : Présidentielles 2012...
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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 19:16

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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 19:24

rouge-1-lejaby-1699.jpgLes liquidations d’entreprises se multiplient. Certaines, comme Lejaby, peuvent devenir des symboles politiques majeurs.

Sarkozy commente : « La France se vide de son sang industriel, il faut garrotter. » Mais que fait-il ? Il a laissé couler SeaFrance, qui appartient à l’État lui-même, via la SNCF. Alors pour les entreprises privées… Le sommet « social » du 18 janvier n’a d’ailleurs accouché de rien, en attendant… la TVA sociale.

 

Et Hollande ? Il aurait fait un virage à gauche... Mais qui peut citer une seule mesure concrète et rapide pour empêcher les licenciements ? À Gandrange, il a dénoncé les promesses non tenues de Sarkozy, sans en faire aucune.

Et les défenseurs du « made in France » ? Des « visas sociaux et environnementaux » pour Mélenchon (outre une loi pour l’interdiction des licenciements boursiers). Pour Bayrou, les ouvrières de Lejaby garderaient leur boulot si les Français mettaient « deux euros de plus » dans l’achat de leur soutien-gorge. Marine Le Pen ? Elle dénonce surtout 10 % des licenciements, ceux qu’entraînent les délocalisations. Elle n’est pas pour interdire quoi que ce soit aux patrons qui les décident. Elle ne propose qu’une mesure fumeuse de taxe aux frontières, pour des lendemains incertains… et si le patronat y trouve son compte.

 

C’est qu’ils ne vivent pas ces licenciements comme une urgence. Ils respectent avant tout les fondements de ce système, le droit du patronat de licencier et de placer ses capitaux où bon lui semble.

 

Pourtant l’émotion est grande dans le pays : Hollande s’est décidé à envoyer Montebourg pour chercher une solution industrielle, « dans le haut de gamme ». Inquiet (des sondages), Sarkozy envoie alors Wauquiez. Suspense : lequel dénichera le repreneur miracle, et combien de millions d’euros de subventions lui proposeront-ils ?

Ce cirque doit s’arrêter. Un million de chômeurs en plus depuis 2007, ça suffit ! Il faut maintenant interdire les licenciements, garantir à toutes et tous un emploi par la répartition, le partage du travail.

 

Mais voilà un problème central de notre campagne : comment montrer que cette revendication n’est pas utopique, mais concrète et immédiate ?

 

Dans le cas de SeaFrance, l’État doit maintenir cette entreprises de transports publics et considérer les salariéEs comme des fonctionnaires. BNP Paribas, qui vit aux crochets de l’État et qui a des milliards en caisse, doit garantir l’emploi de tous les salariés de Cofinoga, sa filiale qui en supprime plus de 400. Chez Lejaby, il faut empêcher le patron requin d’empocher sa mise. La marque Lejaby doit être confisquée par les autorités et donnée aux ouvrières et salariéEs, en toute « propriété intellectuelle ». Lejaby, c’est elles. Il faut une commission d’enquête sur les comptes, sous le contrôle des salariéEs, qui pourrait choisir des experts payés par l’État : quels sont les profits réalisés par le repreneur et les anciens patrons, depuis environ dix ans ? Et l’argent empoché par les actionnaires et les banques ? Il doit revenir aux ouvrières. Il y a de quoi maintenir leur contrat de travail, largement.

 

Il faut réquisitionner ces entreprises, en faire des régies publiques, sous le contrôle des salariéEs.


Est-il possible d’imposer ces mesures ? Il faut espérer une véritable explosion sociale en 2012. Or celle-ci n’a rien d’un grand soir. Elle est à construire. Les SeaFrance, les Lejaby, peuvent lutter ensemble, avoir le soutien de la population. Il est vital que les salariéEs frappéEs par les licenciements s’unissent pour faire un front commun pour leur interdiction. C’est ce qui rendrait possible un mouvement d’ensemble, capable d’arracher les indemnités de licenciements les plus élevées possible (objectif d’autant plus accessible que le pouvoir et le patronat craindront l’extension de la révolte), comme avaient réussi à le faire ceux de Continental en 2009, mais même, au-delà, d’imposer la fin des licenciements.


Il faut aussi pour cela lutter contre la démagogie nationaliste. Les discours protectionnistes ont le vent en poupe. Il y a là une pression politique exercée par le Front national. Il y a aussi la façon dont le capital ne cesse de mettre toujours davantage en concurrence les travailleurEs (et les systèmes sociaux) de tous les pays. Et l’épuisement des fadaises libre-échangistes sur la « mondialisation heureuse ». Or c’est un poison pour les travailleurEs, un puissant ferment de division.

 

Nous sommes pour l’interdiction de tous les licenciements, y compris bien sûr quand ils prennent la forme de délocalisations. Pas parce qu’il faudrait « produire français » et faire ainsi la guerre économique aux autres peuples. Ce genre de guerre, ce sont toujours les travailleurEs qui y perdent leur peau. Un jour, des patrons nous disent de faire des sacrifices au nom de l’inéluctable mondialisation, un jour, d’autres (ou les mêmes) nous diront de faire des sacrifices au nom du protectionnisme, par exemple en payant une TVA « sociale ». Les délocalisations ne sont qu’une partie des licenciements. La source du chômage ce n’est pas le « coût du travail ». Le « capitalisme national » ne nous préservera pas du chômage. Pas plus d’ailleurs que toutes les réformes libérales pour être plus « compétitifs ».

Nous sommes pour interdire tous les licenciements, et immédiatement, que ce soit des délocalisations vers la Chine, la Tunisie ou l’Auvergne, ou des restructurations « immobiles » pour rentabiliser les entreprises. Pour nier le droit des capitalistes à faire ce qu’ils veulent de « leurs entreprises » et des masses de profits accumulées hier et aujourd’hui, et qui, pour nous, appartiennent à celles et ceux qui les ont produites.

 

Yann Cézard.

Par NPA 06 Ouest - Publié dans : Présidentielles 2012...
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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 19:21

Après le discours du Bourget, François Hollande a détaillé jeudi 26 janvier, lors d’une conférence de presse et à la télévision, les « 60 engagements pour la France » qu’il entend mettre en place s’il est élu.

On connaissait déjà depuis plusieurs mois le projet du PS pour 2012, on connaissait aussi le nom du « candidat du changement », voici donc maintenant le programme qui va « donner du sens à l’austérité »...

La relance des entreprises...

 
Celui qui s’est présenté au Bourget comme l’adversaire du monde de la finance nous présente ses mesures offensives... avant tout pour réduire les déficits publics. L’objectif est de les ramener à 3 % dès 2012 puis à 0 % en 2017. Pour cela, les bonnes vieilles recettes pour relancer la croissance sont ressorties, notamment en augmentant la compétitivité des entreprises. Création d’une banque publique d’investissement, aides publiques et allègements fiscaux orientés vers « les entreprises [...] offensives à l’exportation », et mise en place de trois taux d’imposition différents sur les sociétés : 30 % pour les PME, 15 % pour les très petites entreprises et 35 % pour les grandes entreprises (moins de 2 % d’augmentation par rapport au taux actuel). On est bien loin des 50 % d’imposition sur les bénéfices des grandes entreprises qui existaient encore en France en 1985. Dis-moi qui tu aides et je te dirai qui tu es.

… mais pas celle de l’emploi

 
En créant 150 000 emplois d’avenir pour l’insertion des jeunes, sa prétendue priorité, Hollande divise par deux le nombre prévu dans le projet présidentiel de son parti.

 

De plus, il confirme les 60 000 emplois dans l’éducation, mais il s’agit de redéploiements de postes pris dans d’autres fonctions publiques. Car sur les 30 000 départs à la retraite annuels non remplacés actuellement, 12 000 deviendront donc des « créations » annuelles de postes dans l’éducation et 1 000 autres dans la police et la justice. 17 000 départs seront donc non remplacés dans la fonction publique chaque année. On réduit l’hémorragie mais elle continuera, c’est promis...

 

Et surtout, Hollande ne propose rien pour augmenter le Smic, rien pour les salaires, pensions et minima sociaux, pourtant la première urgence pour des millions de salariéEs et pour l’ensemble de la population.

Défaire ce qu’a fait la droite ?

 
Car le fond du problème, c’est que le candidat qui promet que « le changement c’est maintenant » ne s’engage pas à défaire ce que Sarkozy et ses amis nous ont imposé depuis plusieurs années.

 

Ainsi, au niveau de la fiscalité, s’il promet de s’en prendre à quelques niches fiscales qu’il entend réduire, il veut créer une nouvelle tranche supérieure pour l’impôt sur le revenu qui ne concernerait que les 0, 5 % les plus riches, c’est-à-dire une infime minorité. On est bien loin de la « révolution fiscale » promise.

 

Au niveau des retraites, une des mobilisations emblématiques du quinquennat de Sarkozy, Hollande défend la retraite à 60 ans... pour celles et ceux qui auront leur 41 annuités, avalisant au passage le recul fondamental du nombre d’annuités imposé par la droite aux salariéEs du public comme du privé.

 

Enfin, sur le terrain de l’écologie, c’est morne pleine. La catastrophe de Fukushima n’a pas atteint un Parti socialiste qui se contente de proposer la réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75 % à 50 % « à l’horizon 2025 », tout en achevant – évidemment – la construction de l’EPR de Flamanville.

 

Alors, si le programme de Hollande propose quelques avancées sociétales comme le mariage homosexuel et le droit de vote des étrangers aux élections municipales, soyons convaincuEs que ce n’est pas cette gauche-là qui améliorera sensiblement le sort du plus grand nombre. Et en mai 2012, une fois Sarkozy chassé – ce que celui-ci aura bien mérité – il faudra résolument construire une opposition anticapitaliste et populaire à ce que nous promet aujourd’hui Hollande.

 

Manu Bichindaritz.

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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 11:37

Madame, Monsieur,

 

Philippe Poutou est le candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste à l’élection présidentielle de 2012. Il portera les idées que j'avais soumises au débat lors des élections présidentielles en 2002 et 2007.

 

Mais comme vous le savez, une chose est d’être candidat, une autre d'avoir les 500 parrainages. Cette règle est censée limiter le nombre de candidats et éviter les candidatures fantaisistes. Malheureusement, cela représente également une difficulté pour certains partis, qui comme le nôtre représentent un réel courant d’opinion et participent à chaque élection. Le NPA a en effet présenté des candidats à toutes les dernières élections : régionales, cantonales, municipales, européennes.

 

Nous nous adressons à vous pour que vous fassiez en sorte que cet obstacle soit levé.

 

Depuis plusieurs mois, les militants du NPA parcourent les routes à la rencontre des élus des petites communes, . De nombreux maires, conseillers régionaux et députés ne se permettent pas de nous donner leur parrainage parce qu’ils appartiennent à un autre parti. Nous nous heurtons à ce blocage des grands partis.

 

Pourtant, les partis représentés au Parlement, au Sénat, dans les conseils régionaux ont par le seul nombre de leurs élus suffisamment de parrainages pour assurer leur présence et permettre à des courants politiques reconnus de participer au débat public. C'est bien aux électeurs de trancher entre les partis par le bulletin de vote. Et pour cela, il faut que leur présence soit possible.

 

Le président de l'association des maires de France, Jacques Pélissard, a proposé le 12 janvier que «le mode de parrainage soit réformé afin de mettre un terme aux difficultés actuelles»». Il propose que «les maires aient la possibilité d’accorder une double signature aux candidats: l’une de conviction, l’autre républicaines». «Le parrainage n’est pas un soutien, souligne-il, il ne s’agit pas d’un choix et encore moins d’un vote en faveur de l’un ou l’autre candidat». «C’est un acte républicain qui ne doit pas être compris comme un droit de veto destiné à empêcher une candidature adverse.»

 

Jacques Pélissard a invité les élus que la procédure de parrainage place dans une situation difficile « à ne pas renoncer à exercer un droit essentiel au bon fonctionnement et au pluralisme de notre démocratie».

 

C’est pourquoi le NPA s'adresse à vous afin que vous décidiez de lever les obstacles à notre candidature et ainsi contribuer à faire vivre la démocratie. Pour bon nombre de citoyens qui ne partagent pas nécessairement nos idées, il serait impensable que nous ne puissions pas être présents à cette élection. Nous vous demandons de bien vouloir encourager les élus qui sont proches de votre parti à accepter de donner leur parrainage à Philippe Poutou.

 

Nous espérons également que tous les partis comptant des élus nous feront parvenir une réponse à cette lettre.

En vous remerciant, nous vous prions d'agréer nos meilleures salutations.

 

Pour la direction nationale du NPA,

Olivier Besancenot.

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