Position 1...

Position 1 présentée par 73 membres du CPN :

résolution d'orientation et de construction

Présentation :

 

A partir d'analyses de la situation politique et en complément du texte « réponses à la crise », ce document vise à préciser nos principaux axes d'intervention et les principales décisions concernant notre construction.

 

La crise écologique, économique et financière souligne l'impasse dans laquelle s'enferrent les classes dominantes et les États qui les servent. Elle place les États au centre de la tourmente et prend ainsi une nouvelle dimension politique. Les gouvernements qui prétendaient réguler la finance se montrent les principaux acteurs du désordre financier, aggravant la crise du crédit qu'ils prétendent résoudre. Tous les partis sont, de ce fait, contraints de se définir par rapport à la lutte sans merci qui oppose les banques et les autres institutions financières, les grands capitalistes aux populations. La crise du capitalisme aux dimensions économiques, écologiques et sociales imbriquées, en font un phénomène d'une forme et d'une ampleur inédites à l'échelle de l'histoire.

Le capitalisme et ses modes de production sont responsables de la crise écologique sans précédent que nous subissons aujourd'hui. Cette crise est multiforme, combinant dérèglement du climat et de la biosphère avec épuisement des ressources, des sols, des réserves en eau. Les conditions de vie, la pollution, les maladies dues à l'environnement, la famine ou la mal bouffe frappe déjà les plus pauvres. Cette crise écologique amplifie la fracture sociale et donne un caractère d'urgence à la lutte anticapitaliste.

Ceci confirme plus que jamais ce que nous écrivions dans les Principes fondateurs : « La logique du système invalide les prétentions de le moraliser, de le réguler ou de le réformer, de l'humaniser, qu'elles soient sincères ou hypocrites. La logique du système contribue par là même à créer les conditions de son renversement, d'une transformation révolutionnaire de la société, en démontrant quotidiennement à quel point il est vrai que le bien-être, la démocratie, la paix sont incompatibles avec la propriété privée des grands moyens de production. »

Cette démarche programmatique générale, définie par nos Principes fondateurs, est affinée par l'autre grand texte soumis au vote de notre congrès intitulé « réponses à la crise ». Celui-ci comporte des éléments d'analyse globaux et des axes de bataille politique réactualisés, support de nos campagnes et de notre intervention. Ils ne sont pas repris dans ce texte.

Surmonter les doutes et les difficultés, affirmer et construire notre parti, définir nos tâches afin d'en faire un instrument efficace pour les luttes sociales et politiques, écologique d'aujourd'hui, dans la perspective de la lutte pour le pouvoir démocratique des travailleurs, l'écosocialisme ou le socialisme du XXIe siècle, telle est le sens de notre combat des mois et années à venir.

 

1/ Une crise globale d'une ampleur inégalée ou la faillite du capitalisme

  

La crise économique mondiale, d'une gravité sans précédent depuis celle des années 1930, est venue entraver la marche prétendument triomphale de la mondialisation capitaliste, et c'est justement cette dernière qui donne à la crise son caractère global, puisque le mode de production capitaliste est étendu au monde entier. Elle fait exploser un chômage déjà fortement élevé, mettant en danger les systèmes de protection sociale.

Bien que n'ayant pas subi de défaites sociales, les classes dominantes sont en difficulté puisque le modèle libéral qu'elles défendaient est délégitimé. A quelques nuances près, la politique face à la crise de toutes les bourgeoisies, de tous les gouvernements capitalistes de droite comme de gauche, se résume en une fuite en avant : faire payer la crise dont ils sont responsables aux classes populaires sans remettre en cause les mécanismes qui assurent la domination du capital financier mondialisé.

L'impérialisme américain, fortement discrédité, devait changer de style pour reprendre la main. L'élection d'Obama se comprend dans ce contexte et son succès s'est nourri à la fois du rejet populaire du bilan de l'ère Bush et de la volonté de large secteurs de tourner la page d'un passé ségrégationniste. Ce changement ne signifie pas la fin des conflits en cours, n'annonce aucune embellie pour les peuples et en particulier le peuple palestinien, ni ne lève les menaces de guerre qui pèsent notamment sur l'Iran. Les grandes puissances impérialistes feront tout pour préserver leurs intérêts. La confrontation ne se situera pas seulement sur le terrain économique, mais pourra prendre également une dimension militaire.

La crise aggrave la concurrence, et ouvre une période d'instabilité et d'incertitude politiques et sociales. La tentation protectionniste peut monter en puissance, et s'accompagner d'une progression des sentiments nationalistes et xénophobes dans les classes populaires, exacerbés par des politi<ques populistes. Les expériences de rupture partielle avec l'impérialisme au Venezuela, en Equateur ou en Bolivie sont également confrontées à de fortes contradictions.

Une contradiction de la situation actuelle est que les éléments très forts de délégitimation du néolibéralisme et, au-delà, du capitalisme lui-même n'ont pas réussi à s'exprimer pleinement sur le plan politique ou n'ont pas trouvé les moyens de le faire. Les politiques du « moindre mal », quand ce n'est pas le rejet de toute politique au nom du refus des politiques institutionnelles, prévalent dans l'immédiat sur la recherche d'une alternative anticapitaliste. A l'effet de choc provoqué par les premières manifestations de la crise et la prise de conscience de la difficulté à y faire face, s'ajoute le poids des reculs structurels imposés depuis des décennies au mouvement ouvrier, ainsi que celui de la crise de la perspective socialiste héritée de l'expérience du stalinisme.

Dans le même temps, la crise économique rend cependant plus tangible et compréhensible à une échelle de masse ce qui jusque là apparaissait comme de la propagande abstraite. Il nous faut donc développer nos réponses anticapitalistes, en liant les revendications immédiates de protection des travailleurs et de la population face à la crise à un projet de transformation anticapitaliste et écosocialiste, celui d'une rupture avec le capitalisme et ses institutions pour un socialisme du 21ème siècle. Aider à une telle maturation implique un échange permanent avec les acteurs des mouvements sociaux, comme avec d'autres courants anticapitalistes et révolutionnaires dans le monde, notamment au travers de la participation aux initiatives de type forums sociaux, contre-sommets ou par des initiatives que nous sommes capables d'initier nous-mêmes.

 

2/ Dénonçons le capitalisme repeint en vert.

 

Chaque année d'exploitation capitaliste détruit et dérègle un peu plus notre milieu naturel, ampute notre capital de production agricole future. Outre les dizaines de millions de réfugiés climatiques potentiels, essentiellement dans les pays les plus pauvres, et les nouvelles manifestations de crise alimentaire un peu partout sur la planète,  c'est à moyen terme la survie même de l'humanité qui est aujourd'hui menacée par le modèle productiviste.

Les échecs du sommet international de Copenhague comme, en France, du Grenelle de l'environnement en témoignent. Le décalage entre les beaux discours officiels sur l'urgence de sauver le climat et les sordides tractations de coulisses montre à quel point les dirigeants du monde, avant tout soucieux de la défense des intérêts de leurs groupes industriels et financiers, sont incapables de mettre en application les solutions les plus timides préconisées par leurs propres experts. Ils sont incapables de prendre en compte l'impact des activités humaines sur l'environnement parce qu'ils sont aveuglés par leur fuite en avant dans la surexploitation des Hommes comme des richesses naturelles.

Les capitalistes, soutenus par les gouvernements, se servent de l'argument écologique pour s'ouvrir de nouveaux marchés, de nouvelles possibilités de spéculer. Cela n'a fait qu'aggraver la situation tant pour l'environnement que pour les peuples, en ne servant qu'à dégager de nouvelles sources de profits à travers la marchandisation de la nature, l'accaparement de terres, de nouvelles bulles spéculatives autour du marché du carbone. Dans les conférences internationales sur le climat, chaque chef d'Etat n'est jamais que le représentant de commerce de ses « capitalistes verts ». Sur le plus long terme, des enjeux économiques stratégiques sont en cause, les vieilles puissances impérialistes étant en concurrence avec les nouveaux pays émergents comme la Chine ou l'Inde pour le contrôle des sources d'énergie de ces prochaines décennies.

La mise en œuvre de véritables solutions implique une planification mondiale et démocratique de l'économie, ce qui nécessite une socialisation des principaux moyens de production, de transport, d'énergie et leur contrôle par l'ensemble de la population. Les productions de biens ou de nourriture doivent en grande partie être relocalisés, répondre à des besoins sociaux compatibles avec les contraintes écologiques que nous impose la planète. Le NPA agit pour construire une réponse globale face à la faillite globale de la politique des multinationales et des États.

 

3/ D'Athènes à Londres, de Lisbonne à Varsovie : refusons de payer leur crise !

 

L'Union européenne est en crise. Elle apparaît comme le maillon faible des principaux centres capitalistes. Fondamentalement, l'axe de la mondialisation capitaliste se déplace vers l'Asie, la Chine, mais aussi vers l'ensemble des puissances émergentes. D'un point de vue capitaliste, l'UE ne parvient pas à compenser ses pertes de marché, son déclin économique, par le maintien d'une suprématie militaire à la façon des États-Unis. Le sommet de Copenhague a montré ainsi le déplacement du champ de forces dans les relations entre puissances : l'Europe a été secondarisée au profit d'un accord entre les USA et l'ensemble Brésil-Russie-Inde-Chine.

Les dirigeants de l'UE et le patronat jouent de la concurrence mondialisée entre les travailleurs pour détruire les conquêtes sociales du mouvement ouvrier européen dans la course à la compétitivité au plus grand bénéfice des firmes mondiales européennes.

Construction politique inachevée et bancale, l'UE est fragilisée par les rivalités entre des États et des gouvernements au service d'intérêts concurrents. Une même monnaie, mais des performances économiques inégales. Un même marché, mais une mise en concurrence des systèmes étatiques de salaires et de fiscalité. Les mêmes marchés financiers qui ont bénéficié des plans de sauvetage spéculent sur l'augmentation de la dette publique que ces plans ont entraînée. Les classes dirigeantes en profitent pour renforcer les politiques d'austérité. Elles imposent des réductions massives dans les dépenses publiques : après une vague sévère de suppressions d'emplois partout en Europe, les secteurs publics et les systèmes de protection sociale sont particulièrement visés. Le déséquilibre dans le partage des richesses au détriment du travail est encore aggravé.

Le développement de la crise du système capitaliste engagé il y a maintenant plus de 3 ans a franchi une nouvelle étape avec la crise grecque et les déboires que connaissent d'autres pays européens comme l'Espagne ou le Portugal. Face à la crise, pour rassurer les banques, les multinationales ou le FMI, des mesures d'une violence inouïe sont prises tour à tour par des gouvernements européens de droite ou de gauche. Elles vont toutes dans le même sens et visent à faire payer la crise à la majorité de la population : baisse des salaires et des pensions, hausse de la TVA, allongement de l'âge de départ à la retraite etc.

Initiée en Grèce, la contestation sociale concerne à divers degrés tous les pays touchés et appelle une solidarité concrète entre les travailleurs et les chômeurs européens tournant résolument le dos aux illusions d'une sortie de crise « nationale ».

Agir pour l'unité du monde du travail dans les luttes comme dans les élections nécessite un programme qui fasse la critique de la politique des classes dominantes et de leurs Etats pour formuler les mesures de protection de la majorité de population européenne contre la régression sociales et dont la mise en œuvre nécessite la remise en cause du pouvoir des banques et des patrons.

La question du pouvoir est posée. Il n'y a pas d'issue à la crise du capitalisme sans rupture avec les politiques d'alternance, sans l'intervention des classes populaires pour exercer leur contrôle sur la marche de la société, sans gouvernements démocratiques des travailleurs agissant dans la perspective d'une autre Europe, l'Europe des travailleurs et des peuples.

 

4/ En France, une droite discréditée mais qui cogne dur : vers une crise sociale et politique

 

A retravailler en terme d'analyse du rapport de force issu de la lutte des retraites.

Sarkozy n'a jamais été aussi impopulaire. Il n'est plus le président du pouvoir d'achat mais celui du bouclier fiscal, de la casse des services publics et des contre-réformes libérales. Nous constatons chaque jour le durcissement des lois dans cette guerre sans merci que livre le sarkozysme au peuple en général et particulièrement aux classes sociales des quartiers populaires.

Les dernières élections régionales ont été un véritable camouflet, un échec cinglant : pas de doute, c'est la politique de la droite au pouvoir qui a été désavouée. Face à cette débâcle et à l'expression de la colère sociale, il est contesté jusque dans ses propres rangs.

La raison de fond de ces difficultés réside dans les effets combinés de la crise économique et des résistances ouvrières et populaires, même non victorieuses. La crise a sapé les bases de légitimation de la politique de Sarkozy, en faisant voler en éclats le discours du « travailler plus pour gagner plus ». Les liens consanguins qui existent entre la haute bourgeoisie et la classe dirigeante, soulignés avec fracas par l'affaire Woerth accélèrent la rupture entre les « élites » et les classes populaires. L'indécence qui consiste à demander au plus grand nombre de se serrer la ceinture pendant qu'on s'en met plein les poches passe mal. Ce divorce a aussi nourri une forte abstention de la jeunesse et des classes populaires aux dernières élections.

Pour autant, même si ce pouvoir est illégitime et affaibli politiquement, il compte passer en force sur le dossier des retraites désormais conçu comme l'acte I de l'offensive de la rigueur et de l'austérité.

Dans ce contexte difficile, c'est en partie le Front national qui a bénéficié du désarroi et de la désespérance sociale. La démagogie de Sarkozy et ses hauts scores électoraux, lui permettent de peser sur la situation. La montée ou le retour de l'extrême droite, la percée de la droite dure et conservatrice dans de nombreux pays européens nous montrent une fois de plus qu'en période de crise économique dense, c'est la démagogie, les discours simplistes, aux relents fascistes et xénophobes qui peuvent l'emporter. Surtout lorsque, comme en France, le gouvernement joue avec le feu et mène une politique anti-immigrés faisant de ces derniers, des sans-papiers, des Roms, les boucs-émissaires de la crise.

La crise déstabilise l'ensemble des forces institutionnelles en révélant la vanité de leurs discours qui prétendent parler au nom de l'intérêt général alors que, dans les faits, elles se plient aux volontés des classes dominantes, travesties pour l'occasion en une forme mythique, les « marchés », auxquels elles sacrifient les intérêts de la population. Cette crise politique aux diverses facettes est l'expression de l'étranglement de la démocratie, même dans sa forme parlementaire tronquée, par la dictature de la finance. Les dernières élections régionales en ont été un nouveau moment avec une abstention qui a atteint plus de 80 % dans la jeunesse, 70 % dans les classes populaires. Le parti au pouvoir, l'UMP, en a été la principale victime au profit de la gauche libérale, qui a bénéficié de sa déroute sans même avancer des débuts de réponses à la politique menée par Fillon et Sarkozy. Ce contexte entretient un terrain favorable à l'extrême-droite.

Une des préoccupations essentielles de notre parti est de contribuer à donner la parole aux exploités, aux opprimés, à tous ceux qui se détournent des partis institutionnels dans l'abstention. Nous sommes les militants d'une nouvelle démocratie qui ne peut se construire qu'à travers les luttes sociales et politiques, par en bas, contre les classes dominantes et à travers la dénonciation des institutions qui les servent.

 

5/ Du côté des gauches...

 

a) La gauche libérale, l'alternance au service des classes dirigeantes

 

Comme dans le reste de l'Europe, la gauche libérale est confrontée à la gestion des crises. Lorsqu'ils sont au pouvoir, en Angleterre jusque que récemment, en Espagne ou en Grèce, les socialistes mènent des politiques qui ne se différencient guère de celles de la droite. Ils gèrent le système et font payer la crise aux classes populaires. Dans l'opposition, comme en France, ils votent les plans d'austérité de l'UE et du FMI. A partir des institutions locales qu'ils dirigent, ils relayent les politiques antisociales et ne maintiennent avec les habitants des quartiers populaires que des relations malsaines basées sur le clientélisme et l'électoralisme grossier.

Fort de son dernier succès aux régionales et de l'usure du sarkozysme, le PS prépare l'alternance. Il se voit, comme principal parti de la gauche, diriger une nouvelle coalition rassemblant à ses conditions Europe Ecologie le partenaire privilégié, mais aussi le Front de gauche. Son projet est très clairement celui d'une nouvelle union de la gauche, baptisée « gauche solidaire ».

Toutefois la voie n'est pas toute tracée d'ici à 2012, tant ce parti est accoutumé à se déchirer dès lors qu'il s'agit de régler ses problèmes de leadership présidentiel. Entre Aubry, Strauss Khan et d'autres, la concurrence fait rage et peut être source de difficultés importantes si le mécano des « primaires » ne lui permet pas de régler le problème de façon nette. Si les postures sont différentes, notamment entre la première secrétaire du PS et le chef du FMI, les divergences de fond ne sont en réalité pas si importantes. L'un et l'autre se retrouvent dans le texte programmatique issu de Convention nationale sur le nouveau modèle économique, social et écologique qui donne le « la » d'une politique de renoncement toujours plus libérale, sous couvert de modernité.

L'émergence d'Europe Écologie comme deuxième force électorale à gauche traduit la prise de conscience à une échelle de masse des problèmes posés par la crise écologique, ainsi que la recherche d'une option politique nouvelle dans des secteurs sociaux divers, aussi bien sur la droite du PS (avec notamment un transfert de voix du Modem) que sur sa gauche en particulier sur les terrains des libertés démocratique, antisécuritaire ou contre les discriminations. Pour les Verts et leurs alliés, pérenniser cette influence implique maintenant de s'accorder sur la mise en place d'une nouvelle formation politique, processus qui s'accompagne logiquement d'une série de contradictions et de luttes d'influence. Sur ce que sera l'orientation politique fondamentale de ce regroupement, il y a en revanche un accord très large parmi ses dirigeants : c'est la ligne du « capitalisme vert », celle d'un nouveau modèle de développement capitaliste supposé être aussi écologiquement soutenable que socialement responsable mais surtout compatibles avec le système, avec le programme du PS.

 

b) La gauche antilibérale face à ses contradictions

 

A la gauche du PS et d'Europe Ecologie, le paysage politique s'est modifié depuis le congrès de fondation du NPA.

Fondé à partir du départ du PS du courant Mélenchon, le PG a réussi à s'installer dans le paysage politique à gauche. Au-delà, l'apparition du Front de gauche, né de l'alliance avec le PCF, signifie la cristallisation dans le paysage politique d'une gauche réformiste antilibérale qui n'a pas coupé les ponts avec le social-libéralisme et qui entend dans le même temps disputer aux anticapitalistes l'espace de la radicalité. Les dirigeants du Front de gauche voient la transformation sociale pour l'essentiel par le prisme électoral et institutionnel. Cette stratégie est concentrée dans la formule fréquemment employée par Jean-Luc Mélenchon, la « révolution par les urnes » ou « la révolution citoyenne », et constitue la base de l'accord entre le PCF et le PG sur le fond politique.

Avec la mise en place du Front de gauche, le PCF a enrayé partiellement son déclin électoral continu depuis 30 ans. Rien ne garantit toutefois que l'effet sera durable. Les conflits de leadership, la question du choix d'un candidat commun à la présidentielle et la volonté fortement exprimé par Mélenchon de l'être, celle de l'identité historico-politique du PCF, celle de l'autonomie des forces qui composent le front de gauche, constituent de sérieux problèmes. Les contradictions en terme d'orientation politique demeurent fortes également. Sauvegarder ou conquérir des positions institutionnelles solides (dans les grandes villes, les départements, les régions, voire dans un futur gouvernement) suppose pour le Front de gauche une dépendance par rapport au PS et l'adieu de facto aux prétentions à la transformation sociale. Prétendre que l'on peut s'allier avec le PS et lui imposer une politique antilibérale demeure soit une illusion soit une entourloupe. Le lancement d'un processus en vue d'aboutir à un « programme partagé », qui s'inscrit dans cette logique, ne permet pas une alliance électorale nationale avec le NPA. Loin de partir d'un constat d'incompatibilité entre le programme du PS et celui d'une gauche digne de ce nom, les dirigeants du Front de gauche sèment l'illusion qu'il pourrait y avoir un « bon » programme commun gouvernemental de toute la gauche. Cette stratégie n'est pas la nôtre et nous défendons notre point de vue, basé sur l'indépendance stricte vis à vis du PS, auprès des militant-e-s et sympathisant-e-s du Front de gauche pour les convaincre de l'impasse dans lesquels cette ligne les amène.

 

6/ Dès aujourd'hui, battre la droite et sa politique, inverser le rapport de force,

 

L'approndissement, l'intensification de l'offensive tout azimuts que mène le gouvernement français, au service de la bourgeoisie et de concert avec ses homologues de tous les pays capitalistes appelle l'urgence d'une contre offensive de grande ampleur.

Impossible ici de faire un tour exhaustif des campagnes à mener. Le NPA est investi dans de multiples secteurs. Il s'agit ainsi de consigner les principales campagnes. Nous pouvons le cas échéant, procéder à des votes de motions dont l'actualité rend incontournable l'adoption d'un prise de position et d'un plan d'action.

 

a) Contre l'offensive de l'austérité, l'urgence d'une contre offensive, déterminée, radicale, unitaire et massive. Ou rompre avec le piège du « dialogue social »

 

Passage qui devrait lui aussi être revu quand nous pourrons tirer les principales leçons du cycle actuel de lutte contre le projet de loi sur les retraites.

La séquence de janvier à mars 2009 a pesé sur les mois qui ont suivi. La grève générale aux Antilles, les journées massivement suivies le 24 janvier et 19 mars ont suscité espoirs et attentes. Les directions syndicales (unies dans le « G8 ») ont refusé de construire le moindre début de solidarité avec le LKP (au nom des spécificités locales) et ont laissé sans perspectives les journées d'actions de l'hiver ainsi que les luttes des boites contre les licenciements (Continental, Molex, Freescale etc…).

Une nouvelle séquence a commencé avec la publication du projet de loi du gouvernement sur les retraites qui a suscité une riposte massive et profonde.

Dans les entreprises, les équipes syndicales et les collectifs unitaires, l'heure est à la construction d'un mouvement d'ensemble, d'une grève générale pour imposer son retrait.

Plus globalement, l'organisation de la résistance et de la contre offensive face à la crise et aux politiques patronales et gouvernementales, exige une rupture avec la stratégie des directions des grandes confédérations. Même s'il existe des différences entre les directions nationales des principales centrales syndicales, l'absence de plan d'action clair et unitaire, les «journées d'action», espacées et sans lendemain, le refus de revendications claires et unifiantes, mènent les mobilisations dans l'impasse et jettent le désarroi dans les équipes militantes et chez les salariés. C'est pourquoi il est décisif de s'appuyer sur les équipes syndicales combatives, les éléments d'auto-organisation, les forces neuves et dynamiques qui émergent des mouvements - à l'image des grévistes EDF, des équipementiers de l'automobile, etc... -, pour changer la donne, faire en sorte que les journées d'action soient des tremplins pour approfondir, généraliser la lutte, centraliser l'affrontement avec le patronat et le gouvernement et pas des impasses.

Les difficultés objectives, le poids des batailles non menées ou perdues, les difficultés à « joindre les deux bouts » qui conduisent des salariés en accord avec les luttes à ne pas participer à des grèves coûteuses, la pression du chômage, la (re)pression patronale, l'émiettement des lieux de travail sont des également des freins aux mobilisation. Mais la colère sociale, bien présente, peut permettre de surmonter l'obstacle, dès lors que les initiatives prises permettent de faire grandir leur expression à chaque étape.

C'est avec ce fil conducteur que les militant-e-s du NPA agissent au sein du mouvement. Ils participent de façon permanente à la construction d'organisations de défense des salariés que sont les organisations syndicales tout en y développant, dans le cadre du débat démocratique interne, la critique de la politique des directions des grandes confédérations. Ils participent à la convergence et au développement des courants « lutte de classe ». Ils participent à la construction de structures démocratiques d'auto-organisation des luttes : assemblées générales, comités de grève, coordinations des secteurs en luttes qui permettent aux salariés mobilisés d'être acteurs et de diriger leur mouvement avec les équipes syndicales combatives.

Face à la crise, le mouvement syndical à besoin d'un programme d'urgence pour les augmentations de salaires uniformes, la défense et l'extension de la protection sociale, la réduction massive du temps de travail, la lutte contre les licenciements, la défense et l'extension des services publics avec création massive d'emplois, la socialisation des moyens de production dans les secteurs essentiels.

Le NPA agit aussi en tant que parti qui s'inscrit dans le rejet de la droite, qui affirme l'illégitimité de ce gouvernement et popularise la nécessité d'un plan d'urgence face à la crise et d'une alternative anticapitaliste face au libéralisme.

Le NPA impulse et participe à toutes les luttes pour résister aux licenciements, au démantèlement des acquis sociaux et à la mise en œuvre d'un plan drastique d'austérité.

Le NPA cherche à construire l'unité du monde du travail, en refusant la division entre terrain social (les entreprises et les mobilisations sociales) réservés aux organisations syndicales et terrain politique (au mieux un programme global, le plus souvent la participation aux élections et la présence dans les institutions) réservé aux partis politiques.

Direction syndicales et directions politiques du PS, du PCF et du PG entendent se partager les tâches : aux premiers la pression par la rue et la négociation, aux seconds le correspondant institutionnel.

Pour nous, un syndicat peut très bien intervenir sur des « questions politiques » ou « de société », à condition qu'il le fasse à partir de sa pratique syndicale et en ayant le souci de regrouper et de représenter les salariés dans leur diversité.

Dans le cadre des mobilisations, le NPA participe à la construction de collectifs unitaires avec l'objectif d'unir les énergies de militants politiques, syndicalistes, associatifs ou non encartés. Ces collectifs unitaires sont des cadres de débats, des outils de propagande contre la propagande gouvernementale et patronale, et ils doivent également servir à soutenir, faire connaître, étendre les luttes dès qu'elles démarrent en fortifiant à chaque étape la détermination à gagner sur les revendications. Sans crainte de la crise politique que cela peut provoquer.

Le NPA combat pour que cette politique soit battue et que ses protagonistes, dont la crédibilité et la légitimité sont largement entamés, soient chassés du pouvoir.

Pour résumer, face à ces attaques préméditées et organisées, nous devons opposer une cohérence globale et favoriser les convergences. Avec un profil « ce n'est pas à nous de payer la crise ! », le NPA doit mener campagne pour :

 - le retrait de la contre-réforme des retraites

- la défense et le développement des services publics et de la sécurité sociale

- la bataille contre le capitalisme vert : lier les questions sociales, écologiques et alimentaires

- l'interdiction des licenciements, la défense de l'emploi, contre la précarité et pour l'augmentation des salaires.

 

b) Contre le racisme, pour l'égalité des droits

 

Le gouvernement accélère les mesures et la politique sécuritaire et anti-immigrés. Cette politique complète le dispositif social réactionnaire d'un volet liberticide et raciste. Elle vise aussi à séduire l'électorat de droite dure et d'extrême-droite, pour tenter de détourner l'attention de la population des politiques antisociales et des affaires. Les mesures contre les Roms, les attaques contre les jeunes des quartiers, l'intransigeance contre les sans papiers, les expulsions, les menaces sur les allocations familiales voire la déchéance de la nationalité en sont les formes aussi inquiétantes qu'insupportables.

Le NPA agit aux côtés des organisations démocratiques et soutient toutes les mobilisations qui s'opposent à ses politiques, luttent contre l'extrême-droite, contre le racisme, les discriminations et pour l'égalité des droits,

La grève emblématique des salariés sans papiers, malgré ses difficultés, et le succès de la marche vers Nice, marquent une avancée décisive dans un secteur pourtant marqué par la précarité, la répression et l'absence de droit. Nous nous inscrivons dans toutes les mobilisations favorables à la régularisation des sans papiers et prônons la régularisation de toutes et de tous.

 

c) Des mobilisations qui lient l'écologie et le social

 

L'accélération et l'aggravation de la crise écologique est le résultat de choix politiques visant à favoriser une économie ultralibérale. Pourtant le combat écologiste se limite trop souvent à diminuer les effets du capitalisme sans le remettre en cause. Le NPA doit mettre l'écologie au cœur du débat politique, favoriser la prise de conscience de la population, l'aider à sortir des logiques culpabilisantes individuelles et lui proposer des alternatives claires et radicales.

En France, comme partout, des paysans luttent contre l'agrobusiness et la finance, des agriculteurs et des pêcheurs s'opposent à l'industrialisation de leur métier, tous dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail. Nous devons soutenir leur combat et dénoncer les mécanismes d'exploitation humaine et environnementale qui sont en œuvre.

De nombreuses luttes locales et régionales contre le nucléaire (EPR, Fessenheim, déchets…), contre des projets productivistes destructeurs (Notre Dame des Landes, LGV…) contre les cultures ou l'importation d'OGM, contre le développement des nanotechnologies témoignent de la vitalité d'un mouvement populaire, multiforme, unitaire, capable de mobiliser largement autour d'une question précise. Dans ces mobilisations le lien entre les dimensions sociales et écologiques, la convergence avec les salariés, la critique du système capitaliste lui-même, portés par les militants anticapitalistes rencontrent un large écho. Le sommet de Copenhague à provoqué une mobilisation importante en particulier de la jeunesse, marquée par une forte radicalité anti-système et internationaliste. En France la constitution des collectifs Urgence Climatique Justice Sociale marque une avancée dans la construction d'un mouvement qui dépasse l'opposition à tel ou tel projet et prend une dimension politique globale. Les militant-e-s et militants du NPA s'inscrivent dans toutes ces mobilisations.

Le sommet de la Terre-mère à Cochabamba a exprimé clairement ce rejet des fausses solutions et a appelé les peuples à construire les alternatives. La question des biens communs contre l'appropriation des ressources naturelles et du vivant est centrale pour contrer le capitalisme vert.

De nouveaux rendez-vous importants vont avoir lieu à l'automne 2010, dont le sommet de Cancun (COP 16) qui va à nouveau poser la question de la capacité de sortie de la crise climatique au niveau mondial.

De manière plus générale, le domaine concernant la conservation, la gestion et la distribution des biens universels vitaux pour l'humanité, tels que l'air, l'eau, la biodiversité et le climat ne doit pas être différenciée de celles de biens sociaux à dimension universelle, comme la santé, l'éducation, la recherche, la culture ou la protection sociale. Nous soutenons donc le manifeste pour la récupération des biens communs contre la marchandisation et la privatisation des éléments vitaux pour l'humanité et la planète lancé en 2009 au forum social mondial de Belém, au Brésil.

Ces luttes pour le respect des droits fondamentaux permettent d'unifier toute la population autour d'un intérêt commun, dans une logique anticapitaliste. Le NPA doit œuvrer à ce que tous les secteurs du mouvement ouvrier (notamment le mouvement syndical) participent à cette défense des services publics).

 

d) Pour les droits des femmes

 

Parce que les inégalités salariales et professionnelles subsistent entre les hommes et les femmes , qu'elles sont de ce fait parmi les personnes les plus précaires, les femmes sont les premières victimes de la crise. Quand le gouvernement allonge l'âge de départ à la retraites, ce sont elles qui voient leurs pensions réduites à peau de chagrin. Les inégalités du taux de pension des femmes sont le reflet amplifié des inégalités existant dans le travail entre hommes et femmes. En effet, les retraites font un effet de loupe sur la situation des femmes tant par rapport aux inégalités professionnelles et salariales que par rapport à l'inégal partage des tâches domestiques . De même quand le service public est cassé, les femmes sont en première ligne car c'est souvent sur elles que reposent la dispense des soins, de l'éducation. Quand le gouvernement baisse le taux d'encadrement en crèche ou supprime des postes d'enseignant et le nombre de places en maternelle, ce sont encore les femmes qui assument ces tâches.

Avec la destruction de l'hôpital public mis en place par la loi Bachelot, des centres d'IVG ont fermé, d'autres sont menacés et ceux qui subsistent voient leur moyen diminuer. En parallèle des associations comme le planning familial voient leur moyens sans cesse remis en cause. Cette politique constitue un véritable recul du droit des femmes à disposer de leur corps. Le droit à l'avortement est remis en cause de façon pernicieuse, renforçant le camp de la droite réactionnaire qui n'a jamais accepté ce droit.

Le débat sur « l'humanité » du fœtus notamment porté par les offensives de Benoït XVI et des courants intégristes dans le monde remet de fait en cause le droit à l'avortement. Dans un contexte de remontée de l'extrême droite, il faut combattre les mouvements pro-vie et les protagonistes de « l'ordre moral » interdisant la contraception et les protections contre le sida.

Alors que la loi-cadre sur les violences faites aux femmes, portée depuis plusieurs années par le mouvement féministe, met en avant la prévention et le développement des services publics pour l'accueil et la prise en charge des femmes victimes de violence, la loi contre les violences conjugales votée tout récemment, même si elle contient quelques avancées , privilégie la répression et dénature de fait ce le projet initial. Le gouvernement, s'il a été obligé de prendre en compte les violences faites aux femmes par la mobilisations initiées par les associations féministes , il en reste le plus souvent à des effets d'annonce et ne donne aucun moyen en terme de lieux d'accueil et de prévention.

Face à l'ensemble de ces attaques, les résistances sont nombreuses.

Contre la fermeture des CIVG, des collectifs se sont constitués dans lesquels le NPA est présent, des manifestations et réunions publiques se sont tenues et une mobilisation nationale est prévue en novembre. Il s'agit de mettre un coup d'arrêt non seulement aux fermetures de CIVG mais aussi aux remises en question récurrentes du droit à l'avortement.

Concernant la précarité des femmes, les inégalités salariales et professionnelles, le NPA doit prendre toutes les initiatives pour rendre visibles cette situation et la combattre.

Dans le mouvement syndical, les féministes syndicalistes essayent depuis plus de 10 ans de donner plus de visibilité aux questions féministes. Les stages intersyndicaux sur les droits des femmes organisés par les commission femmes de Solidaires, FSU et CGT constituent un moment privilégié pour rendre visible cette situation. Nous avons toute notre place à prendre dans ces espaces, afin de renforcer aussi la place des femmes dans le syndicalisme. Dans ces cadres, il s'agit aussi d'accompagner les nouvelles formes de pratiques syndicales permettant notamment aux femmes précaires de s'y engager pleinement.

Au niveau international, la marche mondiale 2010, autour de thèmes comme « biens communs, biens publics », « autonomie financière des femmes », « contre les violences faites aux femmes », « paix et démilitarisation », a permis notamment de montrer comment la crise touchait les femmes. Même si la marche mondiale des femmes a comme l'ensemble du mouvement altermondialiste, a ces dernières années marqué le pas, il est important de continuer a tisser un réseau internationaliste de défense des droits des femmes.

Le mouvement féministe aujourd'hui est multiple et confronté à des difficultés comme de multiples mouvements de défense des droits. La création de cadres unitaires ( la CADAC en 19902) et en 1995 du CNDF) notamment face à la remontée de l'extrême droite et aux attaques sur le travail des femmes, avait permis de reconstituer des cadres de mobilisation féministes, tant au niveau national que local. Ces cadres mixtes réunissant associations, syndicats , partis restent des cadres d'impulsion de mobilisation unitaires ( droit à l'avortement, lutte contre les violences faites aux femmes) que le NPA doit continuer à investir, tout comme au niveau international la marche mondiale des femmes . Par ailleurs, de nombreuses associations féministes au niveau local mais aussi au niveau national existent, de nouvelles se créent, qui se mobilisent soit sur un sujet spécifique, soit plus largement.

Il faut donc privilégier tous les cadres qui contribuent à ancrer la lutte pour les droits des femmes au plus près du terrain, notamment là où les femmes subissent à la fois oppression, exploitation et discrimination.

 

e) Pour la solidarité internationale.

 

L'identité internationaliste du NPA est fortement affirmée et doit continuer à l'être parce qu'il faut organiser la solidarité concrète face à un capitalisme mondialisé. L'essentiel des enjeux écologiques, politiques sociaux se jouent d'abord et avant tout à l'échelle internationale et la solidarité avec les peuples en lutte, la popularisation de l'action des anticapitalistes irrigue notre réflexion et nos prise de position politique.

Dans le cadre la globalisation capitaliste, les multinationales jouent avec les délocalisations et la mise en concurrence des salariés. Le soutien aux grèves pour les salaires dans les pays à bas coût de main d'œuvre ne relèvent pas seulement d'une solidarité naturelle mais est une enjeu décisif pour les travailleurs des pays riches dans leur combat contre les licenciements, les baisses de salaire et le démantèlement des acquis sociaux. Nous développons la solidarité financière, nous défendons les militants syndicaux de ces pays, via les syndicats et les associations auxquels nous participons, ou en tant que parti,

Au moment où nous tenons notre congrès, la France a pris la Présidence du G20., le club des riches de la planète. Nous participerons à toutes les échéances qui auront lieu sur le territoire dont le sommet agriculture/pèche qui aura lieu en mars. En novembre 2011, un sommet des Etats sur les questions économiques (régulations économiques internationales et taxes) devrait avoir lieu à Nice, le NPA participera activement au collectif unitaire de préparation du contre-sommet organisé à cette occasion et en fera une échéance nationale de mobilisation.

L'appropriation des richesses naturelles, la négation des droits des peuples à l'autodétermination génère des situations dramatiques, de nombreuses et de nombreux conflits, des guerres… Les différents impérialismes, dont celui de la France, leurs alliés, des régimes ou des dictatures à leurs ordres, sont la principale source d'insécurité sur la planète.

Nous luttons pour un monde sans guerre, pour une paix juste et durable... dans un monde démilitarisé et socialement juste, débarrassé de tout colonialisme et apartheid. Le NPA poursuit son action pour le retrait des troupes françaises d'Afghanistan dans le cadre du collectif unitaire « OTAN-Afghanistan ».

Le NPA continue son action de solidarité avec le peuple palestinien, la campagne BDS, la participation à des missions civiles de solidarité.

Le NPA s'engage pleinement contre l'impérialisme français et poursuit son travail de solidarité contre la françafrique.

Le NPA soutient et travaille à la convergence des luttes écologiques au plan international, comme par exemple celle des paysans sans terre, la défense des forêts primaires, la réappropriation des ressources naturelles par les populations locales, la lutte contre le réchauffement climatique ou les luttes contre le développement des cultures OGM...

 

7 / En France, en Europe comme au plan international, favoriser les convergences anticapitalistes

 

Le projet du NPA vise à créer les conditions favorables à l'émergence d'un nouveau mouvement émancipateur, des classes exploitées. Au cœur de ce projet la nécessaire rupture avec le système capitaliste, l'auto-organisation du plus grand nombre qui prendra ses affaires en main pour conquérir la démocratie, le pouvoir en vue d'une transformation révolutionnaire de la société dans l'objectif de construire une société socialiste, écologiste, féministe et démocratique.

Cela implique de combiner trois éléments : œuvrer au développement des luttes et des mobilisations, défendre des mesures d'urgence sociales y compris dans les institutions, proposer des éléments concrets pour la société à venir. Et le tout dans une perspective internationaliste.

Cela implique d'exister comme parti des luttes et des mobilisations pour défendre .des mesures d'urgence et tracer la perspective d'un gouvernement issu d'une démocratie directe pour et par les travailleurs et leur garantissant le droit de contrôler la marche de la société. Sans l'auto-activité des masses ne peuvent exister ni de résistances victorieuses, ni de nouveaux combats émancipateurs, ni de perspectives de rupture.

Notre programme défini dans le document « nos réponses à la crise » implique une stratégie anticapitaliste que nous défendons tant dans les luttes que sur le terrain politique, dans les élections ou là où nous avons des élus.

Nous voulons la défaite de la droite et le plus vite sera le mieux. C'est notre combat immédiat, en combinant aux mots d'ordre revendicatifs, l'exigence que ceux qui mettent en œuvre des politiques d'austérité soient chassés. Nous voulons faire partir Sarkozy et son équipe le plus vite possible, sans attendre 2012. Mais nous ne voulons plus de politiques dites de centre-gauche, en réalité de gestion du capitalisme, qui ne défendent pas les classes populaires et finissent par désespérer le monde du travail. Nous voulons agir pour défaite la droite mais aussi sa politique ce qui veut dire défendre une politique anticapitaliste indépendante.

C'est forts de cette orientation que nous mobilisons pour l'unité du monde du travail, l'unité de ses organisations pour les mobilisations sociales mais aussi politiques.

Dans cette perspective, nous nous adressons aux antilibéraux, aux anticapitalistes, aux courants libertaires, aux écologistes radicaux, aux militant-e-s du mouvement social, jeunes, travailleurs, chômeurs, précaires, à toutes celles et tous ceux qui disent refuser que l'on fasse payer la crise aux classes populaires. Nous soumettons à la discussion notre programme d'urgence anticapitaliste, « Nos réponses à la crise » et sommes prêts à des actions unitaires sous les formes les plus diverses pour en populariser les points que nous pourrions défendre en commun.

A mesure que nous nous rapprochons d'échéances électorales qui posent la question du pouvoir au sommet de l'État, à mesure que se déploie la politique d'austérité, se pose la questions des moyens de rompre avec une politique soumise aux intérêts des classes dominantes qui tiennent les reines de l'économie et de la finance. La question de l'indépendance vis à vis du PS est une question décisive. Oui ou non les socialistes sont il un rempart face à la politique de la droite et des capitalistes ? Oui ou non, le programme du PS est il compatible avec la défense des intérêts des classes populaires ? Oui ou non, ceux qui votent pour et ceux qui votent contre le plan «d'aide» à la Grèce peuvent ils cohabiter dans un même gouvernement ? Oui ou non est-il possible de rompre avec le capitalisme sans rompre avec ses institutions ?

L'unité sur le terrain électoral exige des réponses claires à ces questions.

Nous disons très clairement que nous ne serons pas dans une quelconque union de la gauche reconstituée autour du PS et que nous ne participerons ni ne soutiendrons un gouvernement qui mènera une politique contre les intérêts de « ceux d'en bas », comme le PASOK en Grèce ou à l'image d'autres gouvernements sociaux-démocrates. La perspective que nous portons est radicalement différente. Nous participerions à un gouvernement de la majorité de la population, appuyé sur les mobilisations, l'auto-organisation des classes populaires, avec pour perspective immédiate de prendre des mesures de rupture avec le capitalisme et ses institutions.

C'est sur ces bases et à partir de ce programme exprimée par le texte « réponses à la crise » que nous préparons les échéances électorales de 2012. A la Présidentielle, le NPA sera présent en soutenant une candidature de rassemblement anticapitaliste indépendante du PS et de ses alliés, issue ou pas de ses rangs.

Le CPN et le CE sont mandatés :

- pour organiser l'action publique (prises de positions, appels, rencontres unitaires...).

- pour répondre aux invitations à débattre (meetings, forums, rencontres unitaires) à l'exclusion d'initiatives visant à mettre en place des cadres de construction d'une majorité d'union de la gauche incluant le PS.

- pour démarrer immédiatement une campagne de pré-collecte de parrainages auprès des maires et grands élus concernés afin de garantir cette présence dans tous les cas de figure.

Ensuite deux versions au choix (en fonction du calendrier) :

- soit : Nous prendrons nos décisions définitives en vue des élections de 2012 lors d'une conférence nationale spécifique au second trimestre 2011.

- soit : Nous prendrons une décision définitive pour les élections de 2012 dans le cadre d'une consultation nationale au second trimestre 2011 à partir de motions soumises au vote par le CPN.

Le NPA s'engage également dans la confrontation idéologique dont on connaît l'importance dans la lutte des classes. C'est pourquoi nous assumons le débat sur le passé et l'avenir du socialisme et du communisme, sur les nouvelles questions stratégiques, sur la place de l'écologie dans notre projet de transformation révolutionnaire de la société. Il n'y a pas de questions tabou. C'est le sens de l'engagement de militants du NPA dans les associations, revues et fondations qui participent de ce mouvement.

Enfin le NPA porte un projet internationaliste et européen. L'engagement dans la construction de luttes convergentes en Europe et d'un regroupement des forces anticapitalistes et antilibérales à l'échelle large du continent est une priorité. De même le regroupement des forces qui combattent le capitalisme à l'échelle internationale en s'opposant concrètement aux politiques patronales et gouvernementales nécessite une politique volontariste et opiniâtre vers une nouvelle internationale.

Dans toute l'Europe, dans le monde entier, il y a ceux qui participent aux politiques d'austérité ou les accompagnent et il y a ceux qui les combattent opiniâtrement. Nous proposons à tous les mouvements politiques anticapitalistes d'ouvrir un processus de rassemblement permanent, dans le but de mener des campagnes communes, d'aboutir à l'adoption d'un programme, de se doter de structures de coordination permanentes, de trouver une appellation commune. Le CPN et le CE sont mandatés pour organiser toutes les rencontres bilatérales et multilatérales pour une confrontation approfondie permettant de faire faire un pas en avant concret dans cette perspective.

Concernant la zone euro-méditerranée, le NPA a lancé une invitation aux organisations concernées pour proposer l'organisation d'une première rencontre

des organisations politiques anticapitalistes des pays riverains ou proches de la Méditerranée. Que ce soit à travers l'OTAN, l'Union européenne, l'Union pour la Méditerranée les forces impérialistes et réactionnaires s'organisent pour faire payer la crise du système capitaliste aux peuples, développer leur logique de guerre et de colonisation, transformer l'Europe en forteresse alors que les capitaux, eux, circulent librement. Cette première réunion de travail aurait, donc, pour objectif de renforcer la connaissance mutuelle entre nos organisations, de commencer à envisager des actions communes et de renforcer la solidarité autour de 3 thèmes principaux : La crise et ses conséquences, les résistances à la crise. ; Militarisation, logiques de guerre et d'occupation, résistances et solidarité ; L'Europe forteresse, la libre circulation des personnes.

 

8/ Renforcer le NPA , parti des classes populaires et de la jeunesse

 

Le NPA, avec seulement 18 mois d'existence, est encore un jeune parti. Mais à la lumière de nos premières expériences, il nous faut interroger sur nos pratiques, notre fonctionnement, nos erreurs afin de procéder à de premiers ajustements et ce dans l'ensemble des structures de notre parti, des comités au CPN et au CE. Il s'agit aussi d'amplifier le travail commun entre le CE , le CPN et l'ensemble des commissions.

Notre projet politique est celui de la construction d'un parti anticapitaliste, plus large, sociologiquement, plus populaire dans sa composition, plus enraciné dans le monde du travail, les quartiers populaires et la jeunesse.

Cela suppose en premier lieu une politique volontariste dans nos choix de construction.

Cela suppose également d'améliorer nos capacités à mener, coordonner nationalement et rendre visible des campagnes du NPA visant à faire avancer des questions précises et faisant la démonstration de l'utilité immédiate du NPA.

Il faut maintenant progresser concrètement dans notre implantation dans trois secteurs clé où nous sommes en deça de nos possibilités et des nécessités : les quartiers populaires, les lieux de travail, la jeunesse. Cependant, dans une société où le chômage et la précarité font loi, il faut élargir nos champs d'interventions, y compris dans des secteurs qui ne sont pas traditionnellement les nôtres comme par exemple celui de l'écologie radicale.

Si on ne veut pas en rester à des vœux pieux, il nous faut traduire à tous les niveaux de l'organisation, ce choix politique. C'est en particulier vrai pour le CPN et le CE, comme lieux d'impulsion de ces interventions.

Mais la relation entre le parti et la population, surtout dans un pays comme la France, ne se résume pas à un rapport direct entre l'organisation et les masses. Ces liens se construisent aussi à travers le mouvement social qu'il soit syndical ou associatif. Développer et encourager l'intervention dans des structures de masse de nos militant-e-s est un enjeu majeur. Par delà la confrontation avec les autres courants de la gauche radicale, toujours nécessaire, c'est surtout un moyen d'ancrer et d'élargir l'audience de notre parti.

 

a) Notre intervention dans le lieux de travail :

 

Les militant-es du NPA sont investis dans les organisations syndicales, y participent activement à la défense des intérêts immédiats, quotidiens des salariés, tout en y développant la critique de la politique des directions des grandes confédérations.

Les politiques patronales isolent et divisent les salarié-es et rendent plus difficile l'action collective. Elles rendent encore plus urgente et plus indispensable la reconstruction d'outils syndicaux capables de fournir des lieux d'organisation, de solidarité, de résistance face à l'émiettement du salariat, la précarité, la sous-traitance, les filialisations, la multiplication des statuts, les privatisations…Si les suicides au travail sont enfin une réalité perçue hors des entreprises, le combat contre les conditions de travail, la souffrance, les accidents et maladies professionnelles demeure encore en deçà de ce que la violence patronale exige. La reconstruction d'un syndicalisme de transformation sociale et écologiste (maintien de l'emploi, reconversion des activités polluantes ou inutiles sous contrôle des travailleurs), d'un syndicalisme capable de combattre les discriminations et les divisions de la classe ouvrière demeure plus que jamais notre objectif.

Les militant-es du NPA défendent un syndicalisme lutte de classe porteur d'un plan d'urgence et d'une orientation pour un mouvement d'ensemble prolongé, pour l'auto organisation des mobilisations dans les différentes organisations syndicale où ils militent. Cela passe dans la majorité des cas par la formation de courants lutte de classe sur des bases unitaires. Ce combat est trop souvent renvoyé à l'action dans les sections d'entreprises ou les unions locales, il nécessite pourtant, pour être efficace, à la fois une convergence des courants critiques internes aux confédérations, qui doivent faire la preuve pratique de leur efficacité, et en même temps la défense de ce que devrait être une unité syndicale nationale plus efficace et plus durable. Nous veillons à ce que de tels regroupements aient une base de masse et bénéficient par conséquent de la participation de structures et équipes syndicales significatives.

Nous donnons une place centrale à notre travail politique en direction du monde du travail et réaffirmons la volonté de développer la coordination de ce travail au niveau des régions comme au niveau des branches, de systématiser et améliorer notre diffusion des tracts d'entreprise, de nous doter de nouveau moyens d'échange, de formation, de construction. Nous devons mettre les moyens en créant des CILT locales partout où elles n'existent pas. De les mettre en réseau nationalement. Et d'organiser une intervention régulière dans un nombre rationnel d'entreprises dont notre presse, notre site, des circulaires ad hoc peuvent rendre compte.

 

b) Notre intervention en direction de la jeunesse

 

Renforcer notre intervention en direction des jeunes et leur structuration. Les mouvements lycéens, les mobilisations sur les universités démontrent régulièrement leur potentiel. Nous devons poursuivre et renforcer notre intervention en direction de la jeunesse et le profil jeune du NPA en cherchant partout à développer une activité sur les lycées, les universités, les quartiers populaires et les lieux de concentration de jeunes travailleurs (CFA, FJT, restauration rapide…). Sur ces lieux, nous déclinons les campagnes du NPA sur les questions qui touchent plus particulièrement les jeunes et avec un matériel adapté : nous abordons les réformes de l'éducation qui visent à casser les diplômes, les garanties collectives des futurs salariés et qui dégradent les conditions d'études, la précarité, la répression et le flicage de la jeunesse en dénonçant les nouvelles mesures sécuritaires, la lutte contre les racismes, l'extrême-droite, le sexisme, l'homophobie. Pour l'ensemble de la jeunesse et plus particulièrement pour les jeunes travailleurs, nous déclinons nos axes de campagne anticrise. Nous devons faire de la question écologique une des dimensions de notre profil et de notre orientation dans la jeunesse qui a fait la démonstration de son implication lors du sommet de Copenhague.

 

c) Consolider le réseau « quartiers populaires »

 

Un spectre hante l'esprit du Gouvernement, de la Droite et d'une partie de la Gauche Française : celui du réveil politique des quartiers populaires.

Des quartiers qui sont la cible d'un arsenal économique, judiciaire et sociopolitique de plus en plus répressif, de plus en plus inégalitaire. Des quartiers qui souffrent de façon amplifiée de la dégradation de leur condition de vie, d'accès aux services, de la dégradation de leur environnement.

Dans l'élaboration de cette ségrégation, de nombreuses orientations du pouvoir en place et de la gauche institutionnelle peuvent être clairement identifiées :

utilisation des médias pour véhiculer une image dégradée de ces territoires, engendrant un sentiment d'antipathie.

réthorique sarkozyste qui enferme les revendications sociales et politiques en utilisant le communautarisme.

clientélisme.

Le NPA identifie clairement les dégâts que les quartiers populaires subissent comme les répliques sismiques annonciatrices des cataclysmes à venir si le capitalisme n'est pas combattu et renversé. Il est de la responsabilité du NPA d'être à la pointe de la lutte politique contre ce système, là où il est le prégrant, le plus dur, le plus injuste, les plus brutal et le plus inhumain.

Le front de la lutte s'est élargi à celle du lieu d'exploitation. Dans les quartiers populaires, des les luttes spécifiques sont menées (précarité, pauvreté, misère, chômage, discrimination sexiste et raciste, violences policières, mal logement, malbouffe, impérialisme, sionisme, colonialisme). Luttes qui rétablissent les habitants des quartiers populaires dans leur dignité individuelle et collective, à égalité de droits. Luttes pour la mémoire de l'immigration reconnaissant les meurtres du colonialisme. Luttes contre les approches ethnicisantes ou religieuses des questions sociales et des questions de discrimination.

Le NPA œuvre à la constitution d'un cadre démocratique de mobilisation et de conscientisation des quartiers populaires en favorisant l'auto-organisation, à l'image de l'expérience menée dans les QP 13 avec la constitution du CRAP (Comité de Réflexion et d'Action Populaire, rassemblant militants associatifs, syndicaux et politiques). Refusant la désertification politique des quartiers, le NPA considère l'intervention dans ces territoires comme un axe politique majeur en terme de fonctionnement, en terme de réflexion programmatique et en terme d'investissement militant. Ce faisant, le NPA se démarque des autres partis qui ne considèrent la problématique que comme un accessoire électoral. Il fait de la réhabilitation des QP l'un des fondements de son action politique.

Il s'agit sous la responsabilité de la commission nationale, avec le relai du CE et du CPN de faire l'état des lieux des quartiers dans lesquels nous disposons de comités, de faire progresser l'échange d'expérience. Il nous faut discuter avec toutes les directions locales dans les moyennes et grandes villes pour voir où il serait judicieux de commencer une intervention quand il n'en existe pas. Chacune des fédérations de comités, selon l'avancée de son travail pourrait indiquer au minimum un ou deux quartiers « cible » dans lesquels nous déployons notre interventionen dégageant des équipes militantes pour qui cette intervention constitue une priorité. Pour cela, il faut fournir des exemples d'expériences réussies, échanger sur la méthode, échanger le matériel, se faire l'écho de notre activité dans nos moyens de communication.

 

d) Une implantation sur tout le territoire

 

Enfin, nous devons poursuivre notre effort d'implantation sur tout le territoire. Nous avons bien progressé, mais nous devons amplifier. Cela suppose aussi une politique d'extension organisée localement dans les petites villes ou banlieues dans lesquelles nous ne sommes pas ou peu implantés. Cela suppose une réflexion sur le type d'activité et de structuration dans des zones rurales.

 

e) Renforcer le NPA , fluidifier son fonctionnement

 

Le souci de recruter, de faire partager nos convictions, notre projet, de donner le goût de l'organisation, de l'action collective, de se cultiver pour comprendre et transformer le monde est une préoccupation constante. Il faut veiller à ce que chacune et chacun trouve sa place à son rythme, puisse militer au rythme où il le souhaite. Nous avons besoin de toutes et de tous. C'est la tâche des équipes d'animation des comités, des coordinations locales et régionales mais aussi de chacune et chacun.

La vie et le développement d'un parti anticapitaliste largement ouvert sur le monde du travail et la jeunesse suppose une démocratie vivante et dynamique permettant d'associer la diversité des expériences comme des pratiques militantes, la disparité des disponibilités militantes, la pluralité des points de vue. C'est une chance pour le parti et une condition nécessaire pour construire un outil susceptible de peser sur les rapports de forces sociaux et politiques. Mais c'est aussi une difficulté pour le fonctionnement quotidien de l'organisation qui ne peut trouver de solutions que dans notre commun attachement au combat contre l'oppression pour l'émancipation humaine.

Par delà les nuances ou divergences politiques qui peuvent exister au sein du NPA, il nous faut être vigilant à ce que chacun, chacune puisse trouver toute sa place dans l'organisation.

 

f) Réussir nos souscriptions annuelles

 

La vie de notre parti, son intervention publique ont un coût financier. Moins de rentrée d'argent, c'est moins d'argent pour la démocratie interne et le fonctionnement. Moins d'argent pour la qualité et la quantité du matériel que nous sortons. Moins d'argent pour nos initiatives publiques. L'effort doit porter sur les cotisations. Mais il faut aussi permettre que la frange sympathisante nous aide. D'où le lancement d'une souscription annuelle ambitieuse. Pour en assurer le succès, il ne faut pas se contenter des appels à souscriptions qui paraissent dans notre presse et de la souscription en ligne sur le site national. Il faut l'organiser concrètement comité par comité. C'est aussi un bon moyen de faire le compte de nos soutiens.

Une réunion nationale des comités sur les questions de construction, de fonctionnement sera réunie courant de 2011.