Pas de manifestation en soutien au peuple Palestinien !
Suite à la campagne d'exploitation des incidents qui ont suivi la manif de samedi dernier, le Préfet interdit la manif de soutien à Gaza dans ces termes :
Madame, Monsieur,
par lettre en date du 14 janvier, vous avez déclaré une manifestation sur la voie publique pour ce samedi 17 janvier, quai des États-Unis.
par lettre en date du 14 janvier, vous avez déclaré une manifestation sur la voie publique pour ce samedi 17 janvier, quai des États-Unis.
Compte tenu des incidents graves qui se sont produits à l'issue de la manifestation du 10 janvier dernier, dont vous étiez les organisateurs, de la participation de membres de votre service d'ordre à ces incidents, des risques graves de troubles à l'ordre public, j'ai décidé d'interdire cette manifestation.
J'attire votre attention sur le fait que le non respect de cette interdiction vous expose, en tant qu'organisateur, aux peines prévues par l'article 431-9 du code pénal, soit six mois d'emprisonnement et 75000 € d'amende.
Signé Francis Lamy.
Le Collectif a publié la déclaration suivante :
Bonsoir,
au cours des deux réunions qui se sont tenues à la Préfecture les 15 et 16 janvier, le Collectif pour une Paix Juste et Durable au Proche-Orient est resté ferme sur sa volonté de manifester son soutien au peuple de Gaza et de dénoncer l'agression israélienne en un lieu aussi symbolique que le Quai des Etats-Unis...
En conséquence, le Préfet, au vu de nombreux signaux alarmants (entre autres une contre-manifestation des "Jeunesses Identitaires" et de nombreux "textos" appelant à des actions violentes) nous a notifié l'interdiction de tout rassemblement ce samedi 17 janvier.
Le Collectif en a pris acte, respectera cette interdiction et appelle ses sympathisants à ne pas se rendre au Quai des Etats-Unis.
Il tiendra une Conférence de Presse à 13 heures.
Le texte de la conférence de presse sera publiée sur notre site Web.
Amitiés à toutes et à tous.
au cours des deux réunions qui se sont tenues à la Préfecture les 15 et 16 janvier, le Collectif pour une Paix Juste et Durable au Proche-Orient est resté ferme sur sa volonté de manifester son soutien au peuple de Gaza et de dénoncer l'agression israélienne en un lieu aussi symbolique que le Quai des Etats-Unis...
En conséquence, le Préfet, au vu de nombreux signaux alarmants (entre autres une contre-manifestation des "Jeunesses Identitaires" et de nombreux "textos" appelant à des actions violentes) nous a notifié l'interdiction de tout rassemblement ce samedi 17 janvier.
Le Collectif en a pris acte, respectera cette interdiction et appelle ses sympathisants à ne pas se rendre au Quai des Etats-Unis.
Il tiendra une Conférence de Presse à 13 heures.
Le texte de la conférence de presse sera publiée sur notre site Web.
Amitiés à toutes et à tous.
Ce que Nice-Matin (qui a largement contribué toute la semaine à la psychose "anti-casseurs") commente ainsi aujourd'hui :
La mesure, justifiée par le risque de troubles à l'ordre public, est rare. Hier en fin d'après-midi, le préfet des A.-M. a finalement interdit deux des trois manifestations prévues aujourd'hui à Nice. Francis Lamy a déclaré hors-la-loi l'appel du Collectif pour une paix juste au Proche-Orient et le contre-rassemblement des Identitaires. Seuls les enseignants sont autorisés à arpenter le pavé.
Pourquoi brider la liberté de défiler ? « Lors de sa précédente manifestation, le Collectif fut visiblement débordé, répond le préfet. Il n'a pas contenu des perturbateurs pour la plupart défavorablement connus de la police. N'ayant pas démontré sa capacité à mieux structurer son service d'ordre, il a par ailleurs refusé deux sites alternatifs de rassemblement, sur l'esplanade proche du palais des expositions et près du Cadam où il avait la possibilité de nous remettre un manifeste. »
Quant aux Identitaires de l'ultra-droite radicale, « ils étaient prêts à l'affrontement ». « Ils voulaient faire du grabuge » ajoute le maire de Nice, Christian Estrosi, à l'occasion d'une conférence de presse. « Ce mouvement est complètement inacceptable dans cette ville. Il représente tout le contraire de ce que je peux tolérer », poursuit l'élu UMP.
560 policiers, CRS et gendarmes
L'un des responsables du Collectif a déjà indiqué qu'il se plierait à « une interdiction de bon sens ». Mais sera-t-il suivi par toutes ses troupes alors qu'en face des Identitaires pourraient également être tentés de défier l'État ? « Les contrevenants s'exposeront à des peines lourdes, jusqu'à six mois de prison et 75 000 euros d'amende » précise Francis Lamy. « Après les incidents de samedi dernier, trois perturbateurs ont été écroués, onze placés sous contrôle judiciaire. D'autres sont encore susceptibles d'être interpellés. » La manifestation, autorisée, des enseignants (1) ne risque-t-elle pas d'être infiltrée par des éléments extérieurs ? « Afin d'éviter un tel scénario, nous avons pris contact avec les organisateurs. » Pour maintenir l'ordre, des renforts ont été dépêchés de départements voisins. Seront mobilisés selon la préfecture 560 policiers nationaux et municipaux, CRS et gendarmes mobiles. Certains en civil pour mieux repérer les fauteurs de trouble. Le dispositif sera-t-il suffisant ? « Toutes les conditions » assure Francis Lamy « sont réunies pour que les choses se passent bien ».
1. Elle empruntera le bd Gambetta et rejoindra la promenade des Anglais.
Le préfet interdit deux des trois manifs prévues aujourd'hui à Nice :
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