Nice : un appel de la CGT...

Publié le par NPA 06 Ouest

DROIT DE LUTTER = DROIT DE GREVE

 

Dans l’histoire de notre pays l’ensemble des grandes conquêtes sociales ont été gagnées par des mobilisations puissantes et des grèves massives (1936, 1968, 1995,…).

Aussi demain quel avenir pour notre syndicalisme de contestation, de lutte et de proposition lorsque nous serons privés du droit de s’exprimer par la grève ?

Et cela que l’on soit salarié du secteur public comme du privé.

 

Après les restrictions imposées au cœur de l’été 2008 avec la mise en place d’un « pseudo service minimum » ayant pour objectif de réduire le droit de grève, les membres de la majorité présidentielle remettent le couvert.


Il est vrai qu’il est plus facile pour les petits généraux de l’UMP de gesticuler nerveusement et surfer sur les sujets d’actualité que d’œuvrer efficacement pour répondre aux attentes des salariés de ce pays.


Que les décideurs se réveillent, plus aucun salarié ne croit en leurs mensonges. Les stratagèmes employés par le candidat Sarkozy pour se faire élire étaient à usage unique.


Les citoyens de ce pays attendent autre chose aujourd’hui du gouvernement. Preuve en est avec la journée du 29 janvier, où près de 2,5 millions de manifestants ont arpenté avec détermination les rues pour sanctionner la politique conduite par le gouvernement et exiger d’autre choix en terme de salaire, d’emploi, de protection sociale ou de retraite.


Malgré cela, pour arriver à ses fins le gouvernement, non content d’instrumentaliser la justice, ordonne aux directions d’entreprise de réprimander les salariés et les organisations syndicales engagés dans les luttes.


Voici donc qu’à la SNCF, la direction traine devant les tribunaux la Cgt, mais également des agents grévistes pour avoir utiliser leur droit de grève, et cela 4 jours après que l’UMP ait appelé de tous ses vœux à la répression du fait syndical.

 

AUSSI, FACE A LA FEROCITE DE CES ATTAQUES,
LA CGT APPELLE L’ENSEMBLE DES CITOYENS
A VENIR SE RASSEMBLER
LUNDI 2 FEVRIER 2009 à 12 h
DEVANT LA COURS THIERS, FACE A LA POSTE,
POUR LA DEFENSE DU DROIT DE GREVE
ET LE RESPECT DE LA CITOYENNETE DANS LES ENTREPRISES.



13 conducteurs de TER de Nice, assignés par la SNCF, au TGI de Marseille

"Nice Rendez-Vous"- À la demande de la SNCF, jeudi 29 janvier au matin, 13 huissiers se sont présentés au domicile de 13 conducteurs de TER de Nice, pour les assigner vendredi, ainsi que trois syndicats, CGT, CFDT, FGACC, devant le Tribunal de Grande Instance de Marseille, pour « usage abusif et illicite du droit de grève ». C'est dans un minibus, affrété pour l'occasion, que les onze convoqués (deux ne pouvant être présents mais qui seront représentés), trois délégués syndicalistes et leur avocat Me Pardo, se rendront au TGI de Marseille, à 8h30, ce 30 janvier 2009.


Selon les représentants syndicaux, interrogés par Nice RendezVous lors de leur prise de parole aux États généraux de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur qui se tenaient à Carros près de Nice, leur mouvement, qui depuis le 9 décembre réclame les moyens humains nécessaires à assurer le nouveau cadencement demandé et payé par la PACA à la SNCF, respecte scrupuleusement les termes de la loi du 21 août 2007 sur le service minimum dans les transports ferroviaires, validé par le Conseil constitutionnel.


En faisant remarquer que 10 des 13 assignés sont des militants CGT, ils dénoncent donc cette injustifiable « criminalisation de l'action syndicale » destinée, toujours selon leurs propos, à impressionner des grévistes dont le nombre et la détermination ne faiblissent pas et dont le mouvement ne donne aucun signe de l'essoufflement que semblait encore espérer en début de semaine, la direction régionale de la SNCF.

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Publié dans Dans le 06 à l'est...

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