Le tract de la semaine...
ILS ONT GAGNE !
Les grévistes de la Martinique ont obtenu une augmentation de 200 euros nets pour les salaires inférieurs à 1,4 fois le Smic. Leur lutte continue pour obtenir une baisse significative des prix de 100 produits de première nécessité, l'augmentation des minimas sociaux et une allocation pour les jeunes. En Guadeloupe, la lutte est en passe également d'aboutir victorieusement.
Cela ne s'est pas fait facilement. Il a fallu bien du courage aux travailleurs des Antilles, plusieurs semaines de grève générale et un syndicaliste est mort. Aux Antilles comme en France, le Médef est le Médef. Arrogant, méprisant, gagnant des fortunes sur le dos des plus pauvres et pouvant compter sur son meilleur allié, le gouvernement, qui n'a su qu'envoyer des compagnies de gendarmes pour répondre aux revendications de la population.
Pourtant ils ont cédé.
Sarkozy voulait en finir au plus vite avec cette lutte qui est partie de la Guadeloupe, s'est étendue à la Martinique et se propage à la Réunion. La peur de la contagion est plus que palpable chez le patronat et chez un président qui s'imaginait en avoir fini avec les grèves il y a quelques mois.
Avant sa victoire cette lutte était en effet déjà un véritable point d'appui pour les luttes et les résistances en métropole que ce soient celles des enseignants-chercheurs qui continuent leur combat et cherchent à l'étendre à toute l'éducation, les postiers des Hauts de Seine en grève depuis de nombreuses semaines, des hospitaliers qui appellent à une journée de grève le 5 mars, ceux de la Réunion en grève générale également le 5 mars.
Mais avec leur victoire, rien ne sera plus comme avant. Là bas bien sûr, mais ici aussi.
Cela montre à tous qu'il est possible de les faire reculer. Et même le 8 mars, la journée internationale de lutte des femmes - elles qui ont été si courageuses aux Antilles - aura déjà une toute autre résonance.
MEME REVENDICATION, MEME MOYEN
Alors que le monde s'enfonce de plus en plus dans la crise avec ses vagues monstrueuses de licenciements, les firmes du CAC 40 ont engrangé en 2008 des bénéfices records, 54 milliards d'euros ont été distribués aux actionnaires pendant qu'on annonce 90 000 chômeurs de plus en janvier. L'indécence atteint son comble et les Guadeloupéens et les Martiniquais ne s'y sont pas trompés : de l'argent il y en a dans les poches et les porte feuilles des békés, aux Antilles, mais aussi et surtout dans les caisses des grands groupes capitalistes ici comme ailleurs.
200 euros c'est ce que nous voulons aussi ici pour les salaires, les pensions et les minimas sociaux.
Contre la « Pwofitasyon » c'est à dire contre l'exploitation à outrance, ici également, il s'agit de construire des cadres unitaires qui indiquent d'ores et déjà le chemin à suivre : celui de la lutte, vers la grève générale, et la journée de mobilisation du 19 mars à laquelle appellent les syndicats doit en être la première étape. Pour infliger, comme aux Antilles, une défaite au pouvoir et aux possédants et ne pas payer leur crise.