Réunion publique des Alternatifs 06...
les Alternatifs des Alpes-Maritimes
proposent une réunion publique
Une crise majeure du capitalisme
vendredi 27 mars 2009
à NICE, "Le Splendid", 50 avenue Victor Hugo
avec
. Guy GIANI, enseignant en sciences économiques et sociales à Cannes
. Benoît BORRITS, économiste, membre du conseil scientifique d'ATTAC
Membres de la commission économique des Alternatifs
Tout indique que le capitalisme traverse une crise majeure dont l’issue est incertaine. Les premières victimes ne sont ni les grandes banques d’affaires ni les actionnaires et patrons des grandes multinationales ni les grands commis de l’Etat. Ce sont les millions de salarié-e-s, notamment les plus modestes, d’abord pressé-e-s comme des citrons et maintenant licencié-e-s partout sur la planète. Décidément, le capitalisme est bien le meilleur système pour organiser la paupérisation de dizaines de millions de femmes et d’hommes.
Dans ce contexte, les plans de relance adoptés par les gouvernements de l’Union Européenne, à commencer par celui de Sarkozy, apparaissent de plus en plus comme dérisoires.
Des mesures immédiates doivent être prises pour soutenir les salariés victimes de la crise. L’interdiction des licenciements pour les entreprises qui réalisent des profits, le renforcement des droits des travailleurs-euses et de leurs organisations, l’instauration d’une véritable sécurité sociale professionnelle sont des propositions que les Alternatifs souhaitent voir adopter.
Les mesures de relance doivent être massives et orientées vers le logement, l’éducation, la petite enfance, la formation professionnelle, le traitement et la prévention des pollutions, les énergies renouvelables.
D’autres mesures doivent être adoptées pour réduire les risques de crise et s’en prendre aux inégalités générés par ce système : constituer un grand service public de la banque et du crédit sous contrôle des salariés et usagers ; supprimer le bouclier fiscal et adopter une fiscalité plus juste qui pénalise la rente …
Une mesure fait débat : faut-il adopter des mesures protectionnistes et à quel niveau ?
Au-delà de ces mesures, mieux comprendre le système, n’est-ce pas aussi pouvoir le combattre plus efficacement et être mieux « armé » pour le dépasser ?
Pourquoi la crise du capitalisme financier s’est-elle si vite propagé à la sphère de « l’économie productive » ?
Cette crise est-elle le produit des excès du capitalisme depuis une trentaine d’années ou, comme les précédentes, est-elle inscrite dans la nature même du capitalisme ?
Comment les luttes des salarié-e-s et des peuples pour sortir de la crise peuvent-elles être en même temps permettre de construire une alternative au capitalisme ?
La reprise des entreprises par les salarié-e-s eux-elles mêmes – en lien avec les usagers et avec le soutien des pouvoirs publics – ne montre t-elle pas la voie ?
De l’autogestion de la production à l’autogestion de la société ?