Répression en Chine...

Publié le par NPA 06 Ouest

Les émeutes et la répression ont fait le 5 juillet 156 morts et 828 blessées – selon un bilan officiel – à Urumqui, capitale de la région autonome du Xinjiang (nord-ouest de la Chine).


Cette région est historiquement peuplée d’Ouïgours (8,3 millions), une population de culture musulmane et turcophone. Les autorités chinoises ont imposé un couvre-feu nocturne et annoncé l’arrestation de 1434 personnes.

Les forces de sécurité et les blindés quadrillent la ville et certains quartiers sont sous le coup de la loi martiale, a déclaré à l’AFP un porte-parole du gouvernement régional.


Le 7 juillet, malgré l’étau répressif, quelques centaines de manifestants, femmes ouïgoures en tête, exigeaient la libération des détenus. Une autre manifestation avait lieu dans la ville de Kashgar.


Par leur ampleur, ces événements sont jugés « sans précédent ». Ils ont pour origine des heurts intercommunautaires entre Ouïgours et Hans chinois qui avaient déjà fait deux morts. Ils rappellent les émeutes tibétaines de mars 2008.

C’est qu’à une oppression politique, culturelle et religieuse s’ajoutent aujourd’hui les effets d’une colonisation de peuplement. Les Hans deviennent majoritaires dans certains centres urbains : ils constituent notamment 83% des 2 millions d’habitants d’Urumqui.


Le développement capitaliste de la Chine a donné un coup de fouet à la « colonisation interne » du Xinjiang, riche en pétrole et en matières premières. Les inégalités sociales se creusent et les Ouïgours se retrouvent économiquement marginalisés. Pour justifier sa politique de répression, Pékin invoque la menace « terroriste » islamique.


Mais ce que le régime écrase, ce sont les droits démocratiques, culturels et sociaux des Ouïgours.

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Publié dans International...

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G
La question Ouïghour n'est pas nouvelle, mais ce peuple colonisé et opprimé par les "nouveaux mandarins" de Pékin ne jouit pas de la même sollicitude que les Tibétains.<br /> <br /> Si on écarte les réactions de ceux qui justifient toujours, au nom d'un anti-impérialisme de pacotille, la politique des bureaucrates capitalistes chinois ou russes, beaucoup de réactions à gauche, telles qu'on peut les lire sur les forums, sont inquiétantes. La différence de traitement est flagrante dès lors qu'il s'agit de populations et de mouvements politiques musulmans. On agite alors le spectre du terrorisme islamiste et du "communautarisme".<br /> <br /> Naturellement ce n'est pas la position du NPA. <br /> Nous laissons à Mélanchon le soin de défendre les stalino-capitalistes chinois et de dénoncer la théocratie du Dalaï-Lama.<br /> <br /> Comment peut-on défendre, à juste titre, les droits des communautés indiennes d'Amérique latine, y compris celui de s'opposer au "progrès" que veulent imposer les multinationales, et dénoncer parallèlement le prétendu "communautarisme" de populations qui entendent défendre leur langue, leur culture et leur religion quand cette dernière est l'Islam ?<br /> <br /> En quoi les revendications des Ouïghours seraient-elles moins défendables que celles des Basques, des Québécois ou des Berbères ? Je ne parle pas des Corses car pour une partie de notre bonne gauche laïque et républicaine leur cause est indéfendable, voir l'attaque de l'Humanité contre notre ami Mosconi.<br /> <br /> Gérard<br /> NPA Alpes de Haute-Provence
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T
Michel Collon voit la main de la CIA derrière ces émeutes.
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