Le Var ne débordera plus...

Publié le par NPA 06 Ouest

Lu sur la liste Tam-Tam,
liste de diffusion de nos camarades des Alternatifs 06...
 
Alors que le chantier de l'aménagement du site de l'hôpital Pasteur est mis en sommeil pour des semaines, voire des mois (voir rappel en fin de message), parce que l'on n'a pas pu prévoir que sur cette colline, l'une des première habitée autour de Nice, celle d'où rayonna le monastère Saint Pons pendant des siècles, il faudrait faire face à des résurgences d'eau souterraines ; on ne prétend rien moins que... dompter le cours du Var.

Ce serait à se tordre de rire, si ce n'était si dramatique!
 
   
 PAPI : Le Var ne débordera plus...

Vendredi 24 juillet, une convention liant le Conseil général et l’Etat a été signée, son nom : PAPI, Programme d’Actions de Prévention des Inondations de la basse vallée du fleuve Var. Elle a pour but de sécuriser la plaine du Var jugée dangereuse. Le projet PAPI devrait s’étaler de 2009 à 2014. Son but est de définir un programme d’actions de prévention d’inondation de la basse vallée du fleuve Var ainsi que des principaux vallons de ces bassins versants. Ainsi, plusieurs digues du Var seront renforcées, des seuils seront abaissés ou confortés.

Dans le passé, certains de ces travaux ont déjà été réalisés, parfois en urgence. Les prochains débuteront dès la première semaine d’août 2009 pour les digues de Carros et du Broc. La digue du MIN, autre secteur stratégique, sera confortée en octobre.

Eric Ciotti, Président du Conseil général des Alpes-Maritimes, parle d’un progrès qui sera d’intérêt général, puisque des zones encore inconstructibles pourront se développer économiquement une fois les travaux nécessaires effectués.

« Il y a une nécessité d’agir vite » déclare Ciotti. PAPI sera une des grandes priorités du Conseil général en 2009 et dans les années à venir.

Le point d’orgue de ces opérations de sécurisation est la protection des personnes. Tous ont en mémoire le drame du 5 novembre 1994, une inondation historique dans le département avait provoquée de nombreux dégâts notamment dans l’aéroport de Nice ou le quartier de la Californie.

Le coût de ce pacte s’élève à 23 millions d’euros, dont 5 millions d’euros seront versés par le Conseil général des Alpes-Maritimes, et 9,5 millions d’euros par l’Etat. La Région PACA financera elle aussi le projet d’environ 2 ,8 millions d’euros. Participent également les communes concernées et des collectivités locales.

Le risque de débordement du Var est un des points principaux entravant la réalisation du projet Eco-vallée, une Opération d’Intérêt National (OIN) française dédiée au développement durable dans la Plaine du Var.

Le Var est un fleuve « puissant et impétueux » selon Francis Lamy, Préfet des Alpes-Maritimes. Une fois n’est pas coutume, l’homme va, semble-t-il, réussir à diriger la nature et empêcher le fleuve de déborder et inonder la ville de Nice et ses environs.

http://www.nice-premium.com/article/papi-le-var-ne-debordera-plus.4854.html

Complications sur le chantier de l'hôpital Pasteur II...
 

Le chantier de l'hôpital Pasteur II (un ensemble de plus de 150 000 m² de plancher et 680 lits construit sur le site de l'actuel hôpital Pasteur) a été mis en sommeil et ne devrait pas redémarrer avant plusieurs semaines, ni retrouver un rythme de croisière avant plusieurs mois.

Lancé en avril 2008 avec un immense chantier de terrassement (300 000 m3), ce projet signé Reichen et Robert avec le Bet Ingerop est aujourd'hui confronté à une série d'écueils dont le plus visible sont les résurgences d'eau souterraine dans l'excavation du parking, totalement noyée.
« On a un débit de 200 m3/heure, 100 fois supérieur à ce qui avait été prévu. C'est pour mesurer cet écoulement que nous avons volontairement laissé l'eau monter et remplir le parking » précise un membre du groupement Dumez/Cari/Eiffage/GFC Miraglia, en charge du macro lot terrassement/soutènement/gros œuvre/façades.
Autre difficulté: les désordres provoqués par la paroi moulée de 70 m de long et 24 m de haut sur les bâtiments en aplomb et la présence en arrière de cette paroi d'une poche d'eau qui vient la déformer.
Le parasismique pose également problème: pendant la réalisation des études d'exécution, des divergences sont apparues entre le groupement d'entreprise et la maîtrise d'œuvre sur les solutions techniques à mettre en œuvre.
Un débat qui n'a pu être tranché et qui, ajouté aux difficultés précédentes, a conduit les concepteurs et les entreprises à faire appel à plusieurs collèges d'experts, chapeautés par Victor Davidovici, le spécialiste du parasismique en France et Jean-Pierre Mascarelli, ingénieur des sols et expert auprès des tribunaux.

Nouvelle réunion des experts en septembre...

Ces derniers viennent de proposer des solutions (cuvelage du parking, pose de pieux pour stabiliser la paroi moulée, etc.) dont le principe a été accepté par les acteurs du projet et qu'il faut à présent approfondir et traduire techniquement. Pour le parasismique, la maîtrise d'œuvre est notamment en train de reprendre la modélisation de plusieurs parties du bâtiment (épaisseur de voiles, joints de dilatation) qui sera relayée par de nouvelles études d'exécution des entreprises.

En septembre, est prévue une nouvelle réunion des experts et si tout se passe bien un redémarrage progressif des travaux.

Pour la direction du CHU de Nice, maître d'ouvrage, ces difficultés devrait se traduire par un décalage d'un an dans la livraison de la première phase de Pasteur II. Un impact somme tout limité par rapport à la complexité du projet et un retard qui est souvent le lot des grands chantiers urbains. Plus délicate sera la question (et la responsabilité) du surcoût engendré par ces travaux supplémentaires. D'autant que pour financer Pasteur II, 312 millions d'euros TTC, le CHU, en situation financière délicate comme nombre de CHU en France, a déjà bénéficié d'une aide de 57 millions d'euros de l'État.


Rémy Mario.

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Publié dans Dans le 06 à l'est...

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