Communiqué RESF 06 et RESF 13...
La famille Paladar a été libérée le 4 août pour vice de forme par la Cour d'Appel d'Aix. C'est un soulagement mais nous regrettons que les juridictions marseillaises n'aient pas jugé comme dans d'autres villes que le placement d'un enfant dans un centre de rétention était un "traitement inhumain".
La famille Santos reste quant à elle au centre de rétention du Canet à Marseille car la Cour d'Appel d'Aix ne s'est pas opposée à son maintien en rétention. Elle risque a tout moment d'être expulsée par avion à 11 000 km de son domicile.
La famille SANTOS, originaire des Philippines, habite en France depuis presque 10 ans où elle s'est très bien intégrée. Ils travaillent comme homme et femme de ménage pour des cannois.
Véta, leur fille de 5 ans est née ici. Elle est scolarisée à Cannes et a été très choquée de trouver les policiers à 7h du matin à son domicile l'emmener avec ses parents vers une cellule de commissariat, pour ensuite arriver au Centre de Rétention du Canet à Marseille.
Elle a assisté aux audiences devant le Juge des libertés en comprenant l'ampleur de ce qui se jouait pour elle et sa famille, disant à la fin de la première audience à sa mère : "on est perdu". Contactée par Radio France sur la cabine du C.R.A. du Canet, Mme Santos a exprimé sa colère : "c'est pas la place d'une petite fille ici".
Nous ne laisserons pas partir la famille Santos!
Des manifestations à Nice et à Marseille ont rassemblé un grand nombre d'associations et de citoyens révoltés par ces arrestations.
La population niçoise et marseillaise a été informée par une diffusion massive de tracts.
Des réclamations ont été envoyées à la Défenseure des enfants Dominique Versini.
La Commission Nationale de Déontologie et de Sécurité (CNDS)a recommandé en 2008 l'inscription dans la législation de l'interdiction absolue de placer des mineurs dans un local de rétention administrative.
Une saisine de cette autorité est envisagéePar nos fax, nos mails et nos appels téléphoniques, continuons à rappeler au Préfet Lamy (voir coordonnées ci-dessous) et au ministre Besson une évidence très basique : une prison n'est pas un endroit pour envoyer des enfants passer leurs vacances.
Continuons à leur rappeler ce que dignité veut dire, à savoir pour les sans-papiers, vivre enfin normalement, comme tout un chacun, avec papiers!
Ecrivons aussi la Présidence de la République (modèle de lettre ci-dessous).
Les appels affluent à la Préfecture de Nice : continuez toute la journée et expliquez aux secrétaires (car les chefs ont l’air d’être tous à la plage !) que les fonctionnaires sont aussi des citoyens ayant le droit d’opinion.
Argumentez le plus longtemps possible.
- standard : 04 93 72 20 00 - - Chef cabinet : 04 93 72 22 01
- directeur cabinet : 04 93 72 22 02-- Secrétariat de permanence : 04 93 72 21 05
- les fax : 04 93 72 22 99 et 04 93 72 24 53 et 04 93 72 26 02
Appelez et faxez désormais à l’Elysée, plusieurs fois: :Elysée : fax 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Exigeons la libération et la régularisation des familles enfermées à Marseille, Metz et Toulouse!
Ces familles travaillent ici, vivent ici, doivent rester ici!
Monsieur le Président,
Dans les Alpes Maritimes, deux petites filles de 3 et 5 ans ont été arrêtées avec leurs familles et sont enfermées depuis plusieurs jours au centre de rétention de Marseille. C’est une atteinte insupportable aux Droits de l’Enfant.
Je tiens à vous faire connaître mon indignation de voir que notre pays incarcère des enfants, je vous demande de rendre la liberté à la famille SANTOS (la Cour d'Appel de Marseille ayant décidé la remise en liberté de la famille PALADAR) et de régulariser les familles Santos et Paladar bien intégrées en France depuis de nombreuses années.
Mardi 28 juillet, 7h du matin, à Cannes, la police à la porte : "Il faut que vous quittiez le territoire".
La famille SANTOS, originaire des Philippines, habite en France depuis 9 ans. 9 ans qu'ils travaillent comme homme et femme de ménage pour un cannois. Véta, leur fille de 5 ans est scolarisée à l'Institution Stanislas de Cannes.
Ils sont maintenant enfermés au Centre de rétention du Canet. Le père dans le bâtiment des hommes, la mère et la fille dans le bâtiment des femmes.
Le Juge des Libertés a maintenu ce matin la famille SANTOS en rétention au motif que les conditions n'étaient pas remplies pour une assignation à résidence et que rien ne s'opposait du point de vue du droit, à la rétention d'un enfant de 5 ans. La Cour d'Appel est saisie. La défenseure des enfants également.
Mme SANTOS : "Pourquoi ils ont besoin de nous chercher dans notre appartement? C'est pas normal. Placer un enfant dans une place comme ça, c'est pas normal. Notre fille est née ici. Nous on s'est marié à la mairie de Cannes. Je sais pas pourquoi ils font ça."
A Lyon, sur la base de la convention des droits de l'enfant, un Juge des Libertés a libéré récemment deux familles dans une situation similaire qui étaient retenues en jugeant que "l'enfermement des enfants est un traitement inhumain". Pourquoi ce qui est "inhumain" à Lyon ne le serait-il pas à Marseille?
Monsieur le Président, l’état psychologique alarmant des enfants me fait attendre une décision favorable de toute urgence de votre part.Croyez à mon attachement aux valeurs de la République
RESF 06 Site : http://www.educationsansfrontieres.org/?rubrique105
RESF 06 et RESF 13
Contact : 06.31.32.48.65