"Nous sommes en pleine campagne électorale..."

Publié le par NPA 06 Ouest

Le NPAR : (www.zinfos974.com)


A sept jours des cantonales partielles à Saint-Denis et Saint-Leu, le Nouveau parti anticapitaliste réunionnais (NPAR) monte au créneau et tient à se positionner sur l'actualité sociale et sur sa récente participation à l'université d'été du NPA. Inscrite sur le socle des échéances électorales à venir, une plate-forme composée d'une vingtaine de propositions a été présentée.

Les militants et les candidats du NPAR sont en ordre de bataille et l'ont fait savoir hier après-midi lors d'un point presse, quelques semaines près avoir participé à l'Université d'été du NPA.

Accompagnés d'une douzaine de militants et de leur porte-parole Philippe Azéma, les candidats du NPAR aux cantonales partielles, Eric Soret en tête, ont présenté leurs propositions pour "sortir la Réunion du fénoir" et battre la droite : "Nous sommes porteurs de projets pour la Réunion qui dépassent le cadre des élections locales. (...). Il s'agit de présenter des perspectives pour le développement et l'avenir de la Réunion" explique Philippe Azéma avant de présenter une plate-forme de 19 propositions, identifiée comme étant un des "meilleurs document politique de ces dernières années" et dont le but est de répondre aux conséquences de la politique libérale menée par le gouvernement. Une politique qu'il estime largement reprise par le Parti socialiste local et le Parti communiste réunionnais.

"Il faut relancer la mobilisation..."

Au cœur de ces propositions, il est question d'autosuffisance alimentaire et énergétique, du logement et du foncier, des transports, sans oublier les brûlantes questions de la culture, de l'éducation, de l'emploi, de la santé ou encore des prix. Sur ce dernier point, c'est l'ancien membre du COSPAR, Eric Soret, qui s'est expliqué : "Les résultats obtenus lors de la mobilisation de mars sont peu à peu foulés par le patronat et la grande distribution. Il n'y a aucun respect des engagements. Les prix COSPAR ne sont même plus affichés. Il faut relancer la mobilisation...".

La nomination de Jacques de Chateauvieux à la tête du Groupement d'intérêt public GERRI est aussi sujet à discorde. Le NPAR s'interrogeant sur la présence d'un "baron du patronat" à la tête d'un projet qui, selon eux, n'est pas en accord avec des structures du type centrale thermique du Port.

Actualité sociale oblige, les membres du NPAR se sont également exprimés sur le conflit social à l'ARAST, un conflit dont les tenants et les aboutissants seraient politiques et non pas financiers et pour lequel l'État aurait une grande part de responsabilité.

Pratiques clientélaires, "zembrocal politique" dans les collectivités telles que le Conseil général et la Région, logement social caduque ou encore politique néfaste des "sbires de l'UMP", la "crise à bon dos" selon Eric Soret. Pour le candidat au 4ème canton, le NPAR serait une "une gauche qui ne s'essouffle pas d'être à gauche" et une alternative pour la population, qui "s'intéresserait de plus en plus au parti".

"Non à la privatisation de la Poste"

Le NPAR sera bien présent aux cotés des postiers ce mardi lors d'une manifestation contre le projet de privatisation de la Poste. Un projet auquel ils sont opposés et pour lequel un Comité national de 50 organisations contre cette privatisation organisera une consultation populaire le 3 octobre prochain, afin de contraindre le gouvernement à organiser un débat public et un référendum sur le service postal.

Critiquant le remplacement progressif de bureaux de poste par des agences postales, le NPAR estime que "seul le service public permet aux plus démunis d'avoir des services au meilleur prix" et que "la privatisation, c'est l'assurance de services de plus en plus chers pour la recherche de profit de l'entreprise Poste".


Ludovic Robert.

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Publié dans International...

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