Succès de la manif des Wipros...
La technopole a manifesté dans l'unité :
“Non aux licenciements à Sophia Antipolis”!
“Il n'est pas fréquent que les salariés se mobilisent à Sophia Antipolis et c'est pourquoi c'est d'autant plus spectaculaire”.
Ils avaient appelé à la résistance unitaire de tous et toutes sur Sophia Antipolis, appelant les travailleurs de la Technopole à manifester tous ensemble.
Ils ont été entendus.
500 travailleurs se sont retrouvés avec de nombreuses délégations des entreprises agressées ces derniers temps par les patrons voyous. Des banderoles des Schneiders, de Air France, des Wipros, Alcatels,Hewlett-Packard, Texas Instrument, ST-Ericsson, etc
Ce qui se passe sur la technopole de 27 000 salariés c'est l'irruption depuis maintenant 2 ans de la crise et de l'offensive des actionnaires de tous types qui licencient, cassent les conditions de travail, poussent les salaires à la baisse, empochent de grasses subventions des élus et de l'état.
Des travailleurs hautement qualifiés sont maintenant jetés au chômage et découvrent, improvisent, ce qu'ils n'avaient pas forcement l'habitude de faire, manifester, lutter, résister, s'indigner… et ils le font bien, avec des trésors d'imagination…
Nous avons des usines de l'industrie traditionnelle qui dans d'autres régions licencient des ouvriers.
Ici le processus se reproduit avec des travailleurs hautement qualifiés qui ne pensaient peut-être pas faire partie d'une classe ouvrière.
Les travailleurs de Wipro, souvent jeunes, se sont lancés dans la bataille de résistance face à des actionnaires qui, après avoir empoché le fric du plan de relance du président Sarko grand ami des patrons, 5.2 millions d'euros, avaient annoncé 3 jours après qu'ils fermeraient l'entreprise à Sophia.
La mobilisation des Wipros a franchi un cran en appelant à un rassemblement au delà de leur propre entreprise, apprenant très vite les nécessités d'une mobilisation unitaire des travailleurs de la technopole qui essuient des licenciements, de Schneider à HP, de TI à bien d'autres.
La prochaine étape pour résister efficacement devrait être un comité unitaire qui rassemble l'ensemble des résistances de la technopole , des entreprises agressées par les licenciements ou les délocalisations, aux batailles sur les conditions de travail et les salaires, des questions de logement aux questions de transports, des résistances aux cassages des services publics comme la Poste, qui s'enracine dans les entreprises comme dans les quartiers de Sophia, avec l'appui de tous les syndicats et associations, partis et personnes qui pensent cette bataille nécessaire.
Mais rien ne sera décisivement acquis tant que dans notre société le pouvoir ne retournera pas à ceux qui produisent et font les richesses de ce monde.
L'autogestion, la démocratie dans les entreprises, celle qui fait qu'on élise et contrôle, démocratiquement ceux qui coordonnent le travail, semblent la façon la plus humaine et la plus respectueuse de mener une société.
Les actionnaires ne fonctionnent pas ainsi, les seuls votes qu'ils reconnaissent ce sont de bons paquets d'actions.