Agissons pour le respect des demandeurs d'asile !
COMMUNIQUE du MRAP Nice :
Depuis plus de 9 mois, des réfugiés venus du Soudan, d'Ethiopie, de Somalie, d'Erythrée ou de Tchétchénie attendent désespérément un hébergement auquel ils ont droit. Dormant depuis des mois dans le parking du Paillon, dans le froid et à même le sol, ils ont été recueillis dans des locaux associatifs du Pôle d'ECOnomie Solidaire, il y a déjà 3 semaines. Les locaux ne disposant pas de douches et d'un seul WC pour 60 personnes recueillies, cet hébergement d'infortune ne constituait qu'une mise à l'abri du froid en attendant l'aboutissement des recherches d'hébergement durable, entreprises par la Direction Départementale de la Cohésion Sociale (ex DDASS).
A l'issue de 3 semaines de recherches, la DDCS n'est en capacité que de promettre une quinzaine de places, illusoires pour certaines ! Dans l'un des départements les plus riches de France à qui fera-t-on croire que les moyens manquent à l'Etat pour assurer ses obligations ?
En réalité, ce ne sont pas les moyens qui manquent, y compris la réquisition, mais la volonté politique. "D'ici deux ans plus personne ne devra coucher dans la rue !" proclamait M.SARKOZY en 2006... Nous sommes en 2010, et rien n'a changé !
La pratique de notre Préfet vide ce droit d'asile de toute matérialisation: comment des réfugiés vivant "à la rue" pourraient-ils étayer leur demande d'asile pour l'OFPRA ou la CNDA, toujours plus exigeants ?
Après les horreurs qu'ils ont vécues ne méritent ils pas un traitement au minimum humain ? "Surtout ne pas les traiter trop bien, ça en amènerait d'autres !" semble la méthode pratiquée vis à vis des demandeurs d'asile...
Les réfugiés ont fait preuve d'une confiance remarquable vis à vis des représentants de nos institutions. Mais maintenant, leur patience est à bout, leur confiance est entamée et ils ne se contenteront plus de belles promesses.
Des actions vont être menées pour faire connaître aux décideurs et à la population les conditions dans lesquelles sont accueillis ceux et celles qui ont fui la guerre pour le "Pays des Droits de l'Homme".
JEUDI 4 FEVRIER à 10 h00, nous serons avec eux à la Préfecture.
Départ collectif à 9 heures du PECOS (51 rue C.ROASSAL, NICE).
Depuis plus de 9 mois, des réfugiés venus du Soudan, d'Ethiopie, de Somalie, d'Erythrée ou de Tchétchénie attendent désespérément un hébergement auquel ils ont droit. Dormant depuis des mois dans le parking du Paillon, dans le froid et à même le sol, ils ont été recueillis dans des locaux associatifs du Pôle d'ECOnomie Solidaire, il y a déjà 3 semaines. Les locaux ne disposant pas de douches et d'un seul WC pour 60 personnes recueillies, cet hébergement d'infortune ne constituait qu'une mise à l'abri du froid en attendant l'aboutissement des recherches d'hébergement durable, entreprises par la Direction Départementale de la Cohésion Sociale (ex DDASS).
A l'issue de 3 semaines de recherches, la DDCS n'est en capacité que de promettre une quinzaine de places, illusoires pour certaines ! Dans l'un des départements les plus riches de France à qui fera-t-on croire que les moyens manquent à l'Etat pour assurer ses obligations ?
En réalité, ce ne sont pas les moyens qui manquent, y compris la réquisition, mais la volonté politique. "D'ici deux ans plus personne ne devra coucher dans la rue !" proclamait M.SARKOZY en 2006... Nous sommes en 2010, et rien n'a changé !
La pratique de notre Préfet vide ce droit d'asile de toute matérialisation: comment des réfugiés vivant "à la rue" pourraient-ils étayer leur demande d'asile pour l'OFPRA ou la CNDA, toujours plus exigeants ?
Après les horreurs qu'ils ont vécues ne méritent ils pas un traitement au minimum humain ? "Surtout ne pas les traiter trop bien, ça en amènerait d'autres !" semble la méthode pratiquée vis à vis des demandeurs d'asile...
Les réfugiés ont fait preuve d'une confiance remarquable vis à vis des représentants de nos institutions. Mais maintenant, leur patience est à bout, leur confiance est entamée et ils ne se contenteront plus de belles promesses.
Des actions vont être menées pour faire connaître aux décideurs et à la population les conditions dans lesquelles sont accueillis ceux et celles qui ont fui la guerre pour le "Pays des Droits de l'Homme".
JEUDI 4 FEVRIER à 10 h00, nous serons avec eux à la Préfecture.
Départ collectif à 9 heures du PECOS (51 rue C.ROASSAL, NICE).
Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples :
comité de NICE-GRASSE, 13 rue Amiral de Grasse, 06000 NICE.
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