Cannes, toutes et tous devant l'hôpital...
Xavier Bertrand, ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé sera présent l'après-midi du samedi 24 septembre à l'inauguration du nouvel hôpital de Cannes, aux côtés du directeur de l'ARS PACA et du maire de Cannes.
Derrière la satisfaction sans borne de nos autorités face à ces locaux qui permettent un accueil enfin digne des patients, se cache la réalité du travail des soignants et des administratifs dans un hôpital sous pression budgétaire incessante. Comme tous les hôpitaux publics, des restrictions insupportables sont imposées, conduisant de facto les établissements publics à une situation de déficit budgétaire.
Les premiers à subir cette situation sont les personnels, dont la quantité de travail s'est indéniablement accrue, et à qui aujourd'hui on promet, avec le plus grand sérieux, et à coup de lignes comptables, plus de travail et moins de moyens. Les déficits en effectifs sont tels que plus de 60.000 heures supplémentaires ont été rémunérées l'an dernier à Cannes pour combler le manque de personnel. On estime au double le nombre d'heures effectuées non rémunérées. Les agents sont épuisés, dépités, désabusés... On ne compte plus le temps passé à réclamer des moyens simplement adaptés à l'enjeu des soins délivrés, sans succès tant il s'agit avant tout d'équilibrer les comptes.
Les syndicats CGT, FO, CFDT, et le syndicat des praticiens de l'Hôpital de Cannes, regroupés en intersyndicale, ont appelé l'ensemble du personnel à se rassembler à cette occasion pour dire leur exaspération et leur mécontentement.
Nous avons besoin, à Cannes, du soutien de tout ceux qui refusent que le service public de santé disparaisse, et qui refuse que les patients et le personnels soient sacrifiés sur l'autel du dieu argent. Nous ne devons pas manquer cette occasion de dire au ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé (tout un programme), au directeur de l'Agence Régionale de Santé, au président du conseil de surveillance de l'hôpital, au directeur de l'hôpital, que nous n'acceptons plus cette situation. Nous ne devons pas manquer cette occasion de refuser le sort promis au service public.
Nous appelons donc à nous rassembler devant l'entrée de l'hôpital de Cannes
samedi 24 septembre
à partir de 15h30
pour accueillir dignement les responsables de cette mort programmée, et leur faire savoir qu'ils n'ont pas le champ libre pour faire tout ce qu'ils veulent.
Diffusez s'il vous plait cet appel au plus grand nombre. Il est essentiel que nous soyons nombreux.
Régis Kaphan,
syndicat des praticiens de l'hôpital de Cannes, pour l'intersyndicale.