Extrême droite : salade lyonnaise...
À Lyon, en matière de fachos, il y a de tout : du frontiste, de l’identitaire, du nationaliste autonome et du néonazi. On pourrait penser « chacun son groupe », mais il n’en est rien. Par exemple, Alexandre Gabriac, jeune élu FN au conseil régional, est issu de l’Œuvre française et très proche de Lyon dissident. Lyon dissident, correspondant lyonnais de Serge Ayoub, détient un local ouvertement néonazi dans le 7e arrondissement. On y organise des concerts, des retransmissions pour les hooligans interdits de stade, souvent membres des Bad Gones (leur kop fait l’objet d’une demande de dissolution).
Les autres activistes lyonnais sont les Identitaires. Au-delà des happenings (vrai-faux apéro saucisson, action dans un Quick halal avec masques de cochon, cercles du bruit contre cercles de silence…), ils prétendent « éduquer » les jeunes dans un nouveau local qui vient d’être officialisé. Au programme : projections, soirées « chanson française », formations (avec Philippe Vardon, Julien Langela...) et, bien sûr, éducation sportive (club de boxe « la Torgnole »). En quelques années, les Identitaires ont pris d’assaut le 5e arrondissement. Ils y font la chasse à tout ce qui leur est étranger (ils ont une grande propension à « taquiner » des jeunes gens avec leurs battes de baseball). Ils annoncent, pour le 14 mai prochain, une marche nationale des cochons pour « mettre fin à l’utilisation des produits halal et donc à l’islamisation du pays ».
Et pour boucler la boucle, cette initiative est soutenue par Lyon dissident. La riposte s’organise.