Gaz de schiste : Dans les Alpes-Maritimes aussi, c'est non !
Nous étions réunis afin de lancer officiellement le collectif 06 "non au gaz de schiste" au coeur du village de Valbonne, commune située sur le "permis de Brignoles" qui livre une partie de notre département à l'exploitation des gaz de schiste.
Plusieurs associations étaient représentées : Demos Kratos, l'ONG Générations Futures, l'ADEGV - Association de Défense de l'Environnement de Golfe Juan Vallauris, ATTAC 06, Forum de Thiey et la FASEE - Fédération des Associations du Sud Est pour l'Environnement.
Nous avons d'abord fait l'historique de notre collectif. L'idée est partie d'Angelo Sanfilippo qui à l'habitude d'intervenir pour le collectif 83 "non au gaz de schiste" et qui nous avait invité (Nadège Bonfils et William Michaut) à participer à la réunion publique sur Draguignan. En voyant que les alpes maritimes était concernées par le " permis de Brignoles", nous avons décidés de monter un collectif dans les alpes maritimes.
Ensuite nous avons établis les raisons d'existence de ce collectif, à savoir la nécessité d'informer la population sur les risques encourus par l'exploitation des gaz de schiste. Nous avons ainsi évoqué le risque de provoquer des mini-secousses par la perforation du sous-sol, ce qui risque à terme de provoquer une grosse secousse étant donné que nous sommes situés sur une faille sismique. Ensuite, nous avons parlé du risque pour la santé : pollution de l'eau courante donc multiplication de maladies graves. Puis le risque pour l'environnement : détérioration de la faune de la flore, des paysages, du sous-sol. Sans oublier les conséquences économiques désastreuses sur l'agriculture et le tourisme mais aussi les nuisances sonores provoquées par l'acheminement de poids lourds pour les travaux.
Nous avons ensuite insisté sur le fait que les gaz de schiste ne sont pas enterrés par le gouvernement étant donné que le projet de loi proposé par l'UMP, qui commencera à être étudié le 10 mai, rajoute seulement quelques conditions à l'exploitation des gaz de schiste : un brin de débat public, des travaux plus sûrs etc... Il ne vise donc nullement à interdire l'exploitation des gaz ou huiles de schiste en France. De plus, ce projet de loi a été impulsé par Borloo, en sachant que c'était ce dernier qui a noué les contrats autorisant l'exploitation de gaz ou huile de schiste.
De plus, les industriels ont demandé à rencontrer le ministère de l'environnement afin de faire pression, des contrats ayant été noués entre les grands groupes français et les industriels américains.
Enfin, nous avons mis l'accent sur le manque de concertation de la population, cela avec la réforme rapide du code minier. Ceci constitue un véritable déni de démocratie.
Nous avons évoqué nos projets de réunions publiques sur Antibes le 29 avril à 18h30 à la maison des associations, puis sur Saint vallier le 30 avril à 20h à la chapelle du Saint Esprit. Ensuite nous avons deux projets de réunion publique sur Nice et sur Cannes.
Nous déposons notre collectif en préfecture car le but est aussi de mener des actions en justice nécessaires et suffisantes pour préserver cet environnement en cas de non-respect des textes législatifs ou réglementaires ou en cas de préjudice portés aux intérêts collectifs et pour cela ester en justice. Nous comptons donc alerter les municipalités, les autorités départementales et la préfecture.
Nous estimons donc que la lutte doit se poursuivre et s'amplifier tant que l'interdiction des exploitations de gaz et huiles de schiste n'est pas promulguée.
Le blog du collectif :
http://gazdeschistes-collectif-06.over-blog.com/