Le fascisme rouge n’existe pas !
Socialisme ou barbarie ? Les chemins quotidiens nous dessinent de part et d’autre des lendemains variant du rouge au brun.
En effet, la crise économique nous invite dans un monde qui, certes, est difficile à vivre pour les classes populaires, mais qui nous offre tout de même des perspectives politiques inattendues que nous n’avions pas connues depuis près d’un siècle.
Comme à la suite de la crise de 1929, la bourgeoisie tremble sous la tension du peuple qui, à un moment ou un autre, peut prendre son destin en main et s’emparer du pouvoir.
Cette dernière bourgeoisie, dans un premier temps, préférera néanmoins laisser les rênes à un social-démocrate prêt à appliquer des mesures d’austérité, plutôt que de passer par l’arrivée au pouvoir du fascisme qui détruirait toute trace d’organisation ouvrière comme Hitler l’a fait en Allemagne dès son accession au pouvoir car, de toute évidence, il s’agit de la mesure « d’urgence ».
Cependant, elle n’hésitera pas à le faire si elle en ressent le besoin, notamment si les potentialités d’une révolution grandissent.
En France, par exemple, si Marine Le Pen est si haut dans les sondages, ce n’est pas par enchantement.
Certes elle surfe sur la vague du populisme, avec un discours visant à marginaliser certaines parties de la population, mais il ne faut pas être naïf, si elle peut cracher son venin facilement, c’est parce que les médias bourgeois ont décidé de lui donner une place d’honneur dans la vie politique actuelle.
Le fascisme de l’après-1929 n’a pas vraiment le même visage que celui d’aujourd’hui.
Du moins, il cherche à ne pas avoir le même visage car, au fond, ce sont les mêmes personnages.
Remplaçant le bouc émissaire, passant du juif au musulman.
Voulant se doter d’un caractère hautement social – mais social de façade.
Peut-être que le fascisme du xxie siècle est en fait plus dangereux…
Mais ne laissons pas l’avenir nous le dire !
Car l’alternative à ce cauchemar serait tout simplement le socialisme. Les révolutions dans le monde arabe nous donnent la voie à suivre.
L’Europe, elle, s’enfonce pour le moment dans le côté obscur de la situation – même si les manifestations de l’automne peuvent nous laisser espérer autre chose –, mais l’un n’irait pas sans l’autre, le fascisme n’a pas de sens sans mouvement ouvrier, pour la bourgeoisie.
Nous sommes donc à un tournant de la vie politique, qui dépasse de loin le simple cadre des élections, pure illusion des sociaux-démocrates et de leurs alliés.
Il nous faut alors tous mettre la main à la pâte pour forger notre parti, qui se doit d’être prêt à faire front au fascisme, en proposant une alternative anticapitaliste et antisystème.
Une alternative vraiment socialiste, seule capable d’enrayer durablement la gangrène brune. Les grèves dans l’éducation, contre le nucléaire, le dernier bouquin d’Edwy Plenel, autant de points qui permettent d’espérer que nous tomberons du bon côté du sommet de la pyramide.
Alexandre Raguet.