Le tract de la semaine (1)...
LE 12 MARS:
TOUS DANS LA RUE
POUR NE PAS Y VIVRE !
La trêve hivernale s’arrête le 15 mars et, comme chaque année, c’est la saison des expulsions qui commence!
Plus de 10 millions de mal-logés en France
Le mal-logement concerne près d’un habitant sur six, il prend des formes diverses: insalubrité, surpeuplement, loyers exorbitants, hébergements d’urgence…
Avec la crise économique et la montée du chômage c’est la grande majorité de la population qui se retrouve en difficulté pour accéder à un logement décent ou pour payer un loyer continuellement en hausse.
Les pouvoirs publics restent pourtant passifs devant cette situation qui touche bien évidemment les plus précaires, mais qui rapporte aussi énormément aux spéculateurs de l’immobilier!
Le désengagement de l’Etat
En 2006, Sarkozy souhaitait «rendre possible l’accès à la propriété pour tous» notamment en développant le crédit hypothécaire, ces mêmes crédits qui ont plongé des millions d’américains dans le surendettement puis à la rue, et qui est une des raisons de la crise économique mondiale que nous vivons actuellement: c’est dire la clairvoyance de la droite française!
Mais ce sont aussi les politiques conduites par les gouvernements de droite, comme ceux dits de gauche, qui, depuis plus de quarante ans, n'ont pas construit à la hauteur des besoins de la population.
Et en même temps, ils défendent l'idée que l'investissement privé peut résoudre la "crise" du logement.
Ce sont leurs politiques qui aboutissent à la destruction du logement social et à son introduction dans l'économie de marché!
Les déclarations d’André Yché, président du directoire de la SNI, 1er bailleur locatif français avec 180 000 logements sociaux illustrent la marchandisation du logement social : « A terme, tous les groupes d’ESH devront devenir des opérateurs immobiliers globaux d’intérêt général qui obéissent à une logique d’entreprise ».
Selon Apparu, secrétaire d’Etat au logement, « les bailleurs sociaux doivent s’adapter dans un monde qui change » et la conséquence de cette politique c’est une accessibilité réduite au logement social, la hausse des loyers et des charges pour les locataires du secteur social avec un « rattrapage » des loyers du privé.
Cette politique va à l’encontre des besoins de la population !
Un plan d’urgence pour le logement !
Le NPA considère que le logement est un droit pour toutes et tous, et il revendique un service public du logement.
Des mesures d'urgences sociales, comme l'interdiction des expulsions , l'application de la loi de réquisition des logements et des locaux vides, la baisse des loyers sont nécessaires et possibles.
L’abrogation de la loi récente LOPPSI 2 qui, entre autres, facilite les expulsions, accroit encore plus la précarité des mal logés et répriment les squatteurs.
Le NPA dénonce le non-respect par certains maires de la loi SRU qui oblige à construire 20% de logements sociaux et exige leur inéligibilité.
Le NPA exige la construction massive de logements vraiment sociaux (PLAI/PLUS), et le plafonnement des loyers à 20% maximum des revenus de chacun.
Le NPA appelle à la manifestation organisée par le RESEL (Réseau Stop aux Expulsions de Logement).
Manifestons ensemble, partout, samedi 12 mars...