Le tract de la semaine (1)...
Tchernobyl, Fukushima:
plus jamais ça?
Tchernobyl n’a pas fini de faire des victimes qu'un nouveau cycle infernal s'engage avec la catastrophe de Fukushima. Avec les mêmes conséquences dramatiques : des régions durablement contaminées où la radioactivité invisible entraine des dommages irréversibles sur la santé de plusieurs générations.
Combien de morts la catastrophe
deTchernobyl a t-elle causé?
Face à cette interrogation, la dissimulation et la manipulation des chiffres par les multinationales de l'énergie et nos dirigeants-VRP de l'industrie electro-nucléaire:
Depuis 25 ans, les autorités internationales dont l’OMS (organisation mondiale de la
santé) tentent de faire le black-out sur ce sujet et avancent le chiffre dérisoire de 4000 morts...
Pourtant, selon l'Académie des sciences de New York, 1 million de personnes ont perdu la vie de par le monde entre 1986 et 2004 suite à la catastrophe.
En Ukraine, en Biélorussie et en Russie il y a eu entre 600 000 et 900 000 personnes décédées, dont 125 000 parmi les liquidateurs qui ont déblayé les décombres de la centrale.
L’espérance de vie en Ukraine était de 79 ans en 1989. Elle passerait à 55 ans en 2020...
La catastrophe nucléaire du Japon démontre un fois de plus la prétention technologique de l'industrie nucléaire qui ne parvient pas plus à maitriser les risques d'accidents et à en traiter les conséquences, qu'à trouver des solutions durables pour les déchets qu'elle produit...
Les salarié-e-s et la population sont les otages de cette industrie dont la dangerosité est exacerbée par la course à l'économie et au profit qui régit le système capitaliste.
Sortir du nucléaire c'est possible :
Il n'y a pas de production nucléaire dans des pays industrialisés comme l'Italie ou la Suède. Quant à l'Allemagne elle vient, sous la pression de la population, d'arrêter les 7 réacteurs les plus anciens et deux de ses ministres demandent la sortie du nucléaire d'ici 2020!
Nous devons aussi nous mobiliser et obtenir dés maintenant l'arrêt:
- de tous les réacteurs ayant atteint les 30 ans de fonctionnement,
- des nouveaux projets (EPR de Flamanville et de Penly, ligne THT Cotentin-Maine, ITER, Bure et autres projets de stockage des déchets nucléaires...)
- de tous les projets de l'industrie nucléaire française à l'étranger
Il faut ensuite réquisitionner les grands groupes de l'énergie et leurs bénéfices, garantir l'emploi et l'embauche des intérimaires et sous-traitant-e-s de la filière et entamer une reconversion qui ne se fasse pas sur le dos des travailleurs et des usagers.
Il y a urgence à inventer une alternative à la civilisation capitaliste, à son productivisme, à sa dépendance aux énergies fossiles et ressources non renouvelables.
Cette alternative passe par des choix de production qui lient satisfaction des besoins, conditions de travail des salariés et contraintes écologiques imposées en autre par le changement climatique.
Nous devons imposer un plan énergétique efficace contre le réchauffement climatique: sobriété et efficacité énergétique, développement des énergies renouvelables qui, à investissement égal, offrent des capacités de production supérieures au nucléaire tout en créant de nombreux emplois.