Nice, invitation du Patriote...
"Nous, qui venons par millions dans le pays, et par dizaines de milliers dans les Alpes Maritimes de nous « bouger » pour la défense du service public, sommes nous capables d’investir ensemble l’enjeu de l’alternative à gauche ?"
Cette phase est extraite de l'éditorial du Patriote, "La Poste et l'alternative", du vendredi 9 octobre.
Il invite à une rencontre publique qui aura lieu le lundi 19 octobre prochain à Nice, à la Faculté des Lettres, boulevard Edouard Herriot. Vous trouverez à la suite le texte complet de cet éditorial qui présente la démarche à la fois locale et nationale de ces Ateliers de la gauche. Vous y êtes, chacune et chacun, cordialement invités.
Argent public, fiscalité, dettes, priorités d’investissements
D’autres choix sont nécessaires….
construisons les ensemble
NICE, LUNDI 19 OCTOBRE, 18h30
Faculté des Lettres
Boulevard Edouard Herriot
Amphi 60
Aujourd’hui, l’argent public est la « vache à lait » des banques, des grandes fortunes et entreprises. Les « bonus » et spéculations repartent, mais « l’ardoise » de la crise est présentée aux seuls salariés et retraités. Demain, la Sécurité sociale, l’Etat, les Services Publics, les Collectivités Locales étranglés ou en faillite parce que le capital et les marchés financiers se seront gavés ? Cet « avenir » là n’est pas fatal : d’autres choix sont possibles. Comment « tous ensemble » reprendre le pouvoir sur l’argent ? Argent public : quelles recettes ? quelles dépenses ? Au niveau local comme au niveau européen et national. Comment rendre l’argent, public comme privé, utile pour l’emploi, les salaires, la protection sociale, l’écologie ?
Editorial : La Poste et l’alternative
Plus de 2 millions de personnes se sont mis en mouvement dans la votation citoyenne contre la menace de privatisation de La Poste. Tous les syndicats, des associations et toutes les forces politiques de gauche se sont impliqués dans ce combat.
Face au dénigrement affiché par le pouvoir le Collectif National qui regroupe plus de 60 organisations, est décidé à continuer de faire entendre l’exigence citoyenne face à ce projet gouvernemental et pour le devenir de ce service public essentiel.
Le gouvernement vient de rendre public ses projets de lois de finances pour 2010, tant en ce qui concerne l’Etat que la Sécurité Sociale. C’est la fuite en avant dans des cadeaux fiscaux au capital, aux marchés financiers et aux plus grandes fortunes au détriment d’une réponse aux besoins d’emplois, de formation, de santé ou d’un autre type de développement. Choix saccageurs relayés au niveau européen, comme vient de le montrer le choix ultralibéral de continuer à tuer les producteurs de lait à coups de « dérégulations des marchés ».
Plus que jamais, la résistance citoyenne comme la riposte sociale appellent à un débat ouvert et rigoureux pour construire le projet et les rassemblements pour une alternative politique. La situation à gauche ne peut en effet rester en l’état : à la rubrique des « primaires » ou des « clins d’œil » au Modem chez certains ; ou des renoncements à toute perspective de majorité politique transformatrice à coups d’anathèmes ou de surenchères sectaires, chez d’autres.
Nous, qui venons par millions dans le pays, et par dizaines de milliers dans les Alpes Maritimes de nous « bouger » pour la défense du service public, sommes nous capables d’investir ensemble l’enjeu de l’alternative à gauche ?
C’est le défi que tend à relever la proposition politique, initiée à la Fête de L’Humanité, de tenir dans tout le pays des « ateliers du projet ». Dix grandes rencontres nationales vont avoir lieu en octobre. A Nice, se tiendra une rencontre départementale le lundi 19 octobre prochain.
L’objectif est clair. Permettre qu’ « émergent de cette confrontation publique les objectifs fondateurs, les grands axes de ce que doit être une politique de gauche digne de ce nom, une alternative crédible à la politique de Sarkozy ». Souhaitons que les forces du Front de gauche portent en commun dans ces ateliers des objectifs politiques clairs marquant la volonté d’un front de gauche durable à vocation majoritaire. Il ne s’agit pas d’y rechercher « le plus petit dénominateur commun » qui mettrait sous le tapis les divergences bien réelles qui existent à gauche, notamment avec les tentations social-libérales. Mais au contraire porter le plus loin possible dans toute la gauche et la population un débat public, ouvert à l’ensemble des femmes et des hommes du mouvement social, syndical et associatif, ou qui se reconnaissent dans telle ou telle formation de la gauche. Bref, un « travail exigeant pour dégager les axes d’un projet qui soit entendu pour ce qu’il est : un projet à vocation majoritaire, à même de devenir le centre de gravité de la gauche ». (1)
A Nice, cette rencontre publique aura pour thème « Comment « tous ensemble » reprendre le pouvoir sur l’argent ? ». A l’heure où l’argent public est la « vache à lait » des banques au détriment des choix sociaux, cette question est évidemment cruciale pour toute alternative vraie. Elle est aussi emblématique, du local au global, de ce qui fait débat à gauche. Il est de la responsabilité de chacun d’y prendre part.
Jean Paul Duparc
(1) Pierre Laurent. L’Humanité du 7 octobre 2010.