Régionales 2010 en Paca :

Publié le par NPA 06 Ouest

Dansle 05 :
La liste du Nouveau parti anticapitaliste présentée hier :
NPA veut "tout changer"



Paru dans l’édition 05A du Dauphiné Libéré du 13/02/2010


Les murs de la pension du Content sont tapissés de leurs affiches. Mais contents, les membres du NPA (Nouveau parti anticapitaliste) ne le sont pas vis-à-vis de la politique régionale.


Leur liste, construite avec le mouvement "Les alternatifs" - "héritier très lointain du PSU" dixit Samuel Joshua, une des figures du trotskisme provençal - veut apporter son grain de sel dans une campagne pour l’instant bien calme.

Les communistes révolutionnaires réunis dans le sillage d’Olivier Besancenot affichent leur couleur et leurs slogans radicaux. Ce qu’ils souhaitent, c’est changer la société. Un unique pôle bancaire public, l’écogratuité des transports…


Contre le "sarkozysme" et le "social libéralisme" des régions gérées par le PS


Leur programme se mâtine d’accents révolutionnaires et de propositions locales.


Face à eux, l’adversaire, c’est "le sarkozysme" et le libéralisme dont ils souhaitent la sanction. Et ils dénoncent les prêts aux banques et le bouclier fiscal, réclament le remboursement des aides d’Etat aux grandes entreprises qui licencient.


Dans leur ligne de mire également, les régions gérées par les socialistes qui ont selon eux renoncé face au marché et pratiquent "le social libéralisme".


Dans les Hautes-Alpes, la liste sera menée par Lionel Cayrol, enseignant en lycée professionnel. Fanny Mensa, auxiliaire de vie, Manu Maigret, enseignant, Jihanne Benchedida, coordinatrice d’activités de pleine nature, Luc Chardonnet, retraité et adjoint au maire de Puy-Saint-André, et Mireille Bousquet, bergère, complètent cette équipe. Ils veulent mener une campagne de terrain où disent-ils, leurs idées sont bien accueillies.


Les deux derniers sondages effectués en Provence-Alpes-Côte d’Azur leur accordent entre 1 et 2 %. Ce n’est pas mieux pour Lutte ouvrière et le Front de gauche peine à décoller, scotché entre 4 et 6 %. Pourquoi la gauche de la gauche ne s’est-elle pas unie pour peser et être sûre de franchir le cap des 5 %, nécessaire pour une fusion ? « Lutte ouvrière a refusé d’emblée. Au sein du Front de gauche, nous étions en désaccord avec le Parti communiste sur l’attitude à avoir vis-à-vis du Parti socialiste. Il y avait deux points de désaccord. Nous considérons que le bilan de Vauzelle n’est pas bon et nous souhaitions rester indépendants vis-à-vis du PS », indique Samuel Johsua.


Dès lors, la gauche de la gauche se présente en ordre dispersé avec le risque de n’avoir aucun élu.


Cela n’arrêtera pas les militants NPA. Leur slogan : "tout changer, ne rien lâcher".


Lionel ARCE-MENSO.

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Publié dans NPA en PACA...

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