Tous ensemble avec les Cooper !
Vendredi 18 novembre, la première réunion publique du Comité de soutien aux salariés de Cooper Bolbec (Seine-Maritime) a été un vrai succès. Elle a rassemblé près de 200 personnes pour construire la lutte contre la fermeture de cette usine, prévue en mars 2011, à la suite de la fusion de ses activités avec la société des Polymères Barre-Thomas à Vitré (Ille-et-Vilaine).
Plusieurs délégations d’entreprises ont participé à l’animation de cette réunion : Renault Sandouville, Renault Cléon, Ford Blanquefort, Sealynx Charleval (situé dans l’Eure et dont la direction prévoit 257 licenciements sur 736 salariés), ainsi que le centre de tri postal et l’usine d’engrais Grande-Paroisse, situés près de Rouen, ou encore le port autonome du Havre. Le camarade de Ford Blanquefort, près de Bordeaux, a raconté leurs trois années de lutte contre la fermeture de leur site qui n’a finalement pas eu lieu, grâce au combat des salariés.
Cooper est un équipementier automobile qui emploie 316 personnes et fabrique des joints de caoutchouc, essentiellement pour Renault et PSA. L’entreprise a déjà subi deux plans dits de sauvegarde de l’emploi (PSE), en 2007 et 2009. En clair, de suppressions d’emplois. Ce qui ne l’a pas empêchée de bénéficier d’aides publiques pendant des années. D’abord pour s’implanter à Baclair. Ensuite, depuis fin 2008, pour indemniser les salariés au titre du chômage partiel, puis en 2009 pour mettre en place son plan de formation et, enfin, annoncer en août 2010 la fermeture du site. Cette opération sera financée en grande partie par de l’argent public puisque l’opération de fusion-acquisition-restructuration avec la Barre-Thomas est pilotée par le Fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA). Créé en 2009 par le gouvernement pour restructurer la filière automobile, ce fonds – doté de 600 millions d’euros – est alimenté à parts égales par Renault et PSA, mais aussi par l’État.