Front de gauche : absence de dynamique...

Publié le par NPA 06 Ouest

A l'occasion des élections européennes, s'est constitué le Front de gauche (FDG) emmené par Jean-Luc Mélenchon et Marie-George Buffet. Le rassemblement fait un peu mieux que le PCF seul en 2004 (6,05% contre 5,88 %), mais la plus-value amenée par les ex-socialistes est moindre. 

Le Front de gauche obtient 6,05 % des voix et quatre élus : Patrick Le Hyaric (directeur de L'Humanité) en Ile-de-France, Jacky Hénin (PCF, député européen sortant) dans le Nord, Marie-Christine Vergiat (responsable des relations internationales dans la délégation interministérielle à l’innovation sociale et à l’économie) dans le Sud-Est, Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) dans le Sud-Ouest.


La campagne du FDG menée aura été dynamique et visible, avec un électorat plus prompt à se déplacer pour voter. Mais, on l’a vu, la dynamique électorale n’a pas été au rendez-vous. On peut regretter l’offensive contre un NPA accusé de sectarisme, alors que celui-ci avait fait sa propre proposition, celle d’une unité durable, dans la rue et dans les urnes,  qui aille au-delà des européennes, au moins jusqu’aux régionales, en maintenant le principe d’indépendance vis-à-vis du PS. Cette proposition a été refusée par la direction du PCF. Plus contestable aura été aussi l'utilisation de membres du courant Unir de l'ex-LCR se réclamant du NPA. Mais les élections étant passées, gageons que chacun s'investira clairement dans la force politique choisie, mettant un terme à l'amalgame entre la Gauche unitaire de Christian Picquet et le NPA.


La question se pose aujourd'hui de l'avenir de la coalition du Front de gauche. Après les élections, la secrétaire nationale du PCF a appelé le Parti socialiste à « se positionner réellement à gauche » après sa déroute aux européennes et à travailler à « un rassemblement non pas tourné vers la droite et vers le Modem mais vers la gauche ».


Marie-George Buffet et Jean-Luc Mélenchon ont également demandé au NPA, implicitement ou explicitement, de rejoindre le Front de gauche. On voit que le débat que nous posons, celui de l’indépendance vis-à-vis du PS, ne s’est pas résorbé durant la campagne. Comment les uns et les autres vont-ils se positionner dans les grandes manœuvres qui commencent autour du PS ? Les élections régionales de mars 2010 donneront de nouveau l'occasion d’en discuter et donc de poser les bases d’une alliance possible avec les partis situés à gauche du PS, en incluant évidemment une discussion sur le contenu.


Mais l'urgence et l'actualité restent la mobilisation sociale et l'unité face aux attaques de la droite et de Sarkozy, qui sortent renforcés par ces élections comme l'a été toute la droite européenne. Les contre-réformes vont continuer contre le monde du travail, organisant la casse et la privatisation des secteurs publics. Les entreprises vont continuer à licencier, nous faisant toujours payer un peu plus la crise qui, on le sait, va s’approfondir dans les mois qui viennent.


C'est pourquoi, il nous faut rapidement organiser une riposte avec toutes les forces de gauche, porter le mécontentement qui s'est aussi exprimé par l'abstention de 60 % des électeurs (en grande partie des jeunes et des travailleurs). Créer une mobilisation d'ampleur peut faire barrage aux politiques de droite. Pour cela, nous devons faire l'unité, nous positionner politiquement contre le capitalisme, soutenir les mobilisations et tout faire pour ne pas renouveler la stratégie des jours de grève isolés et sans lendemain qui ont essoufflé les mobilisations records des 29 janvier et 19 mars. 

 

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Publié dans Social - société...

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C
Le NPA n'a certes pas bouleversé les élections européennes mais ce parti est et doit rester différent. je l'ai rejoint alors que je ne m'étais jamais engagée auparavant dans un parti politique parce qu'il n'est pas dans la "cuisine" électorale.<br /> Certes, le pourcentage acquis est encore faible mais pour un parti qui vient de se créer, ce n'est pas catastrophique et plutôt plein d'espoir.<br /> <br /> Cet espoir, pour la militante que je suis ne passe pas avec une alliance avec des partis dont la seule ambition et de gagner ou conserver une place dans une assemblée quelconque dont l'action limitée laissera penser que quoiqu'on vote, rien ne change. <br /> C'est vrai, aux dernières présidentielles, j'ai moi aussi voté S. Royal pour faire barrage à la droite mais si c'était à refaire, je voterai blanc. Parce que pour moi faire de la politique c'est défendre des valeurs, une idéologie et je suis désolée mais je me sens vraiment très éloignée des valeurs de M. Strauss-Khan, de M. Lamy et je ne parle même pas des socialistes qui, par ambition personnelle ont rejoint le gouvernement.<br /> <br /> Alors si la droite gagne à nouveau et qu'elle continue son travail de saccage de tous les acquis des plus modestes au profit des plus riches, ce n'est pas les gesticulations des partis institutionnels qui vont changer la donne. Il faut un vrai changement profond et ce changement seul le NPA le propose. <br /> Toutefois, le NPA n'est pas contre les débats avec tous les militants des partis de gauche. Je n'ai jamais vu une réunion où soit interdite l'entrée à un militant du Front de gauche. Les discussions ont bien eu lieu avant les élections européennes avec le NPA mais les objectifs des deux formations ne semblaient pas aller dans le même sens et si M. Mélanchon était plutôt favorable à un texte commun et à un projet réellement anticapitaliste, qu'en était-il du PC qui, pour ne pas perdre d'élus est toujours d'accord pour faire alliance avec le PS qui dans certains cas va s'allier avec le Modem. Vous voyez le NPA là dedans, vous ? Moi non ou alors ce sera sans moi.
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P
Interpréter les chiffres dans le sens qui arrange est un art consommé en politique. Néanmoins, pour nier l'absence de dynamique du Front de Gauche, il y faut une certaine virtuosité.<br /> Si on compare les résultats à ceux du premier tour de la présidentielle de 2007, en nombre absolu de voix, le NPA perd 400 000 voix, le Front de Gauche en gagne 400 000. Où est alors la dynamique ?<br /> <br /> Concernant la question cruciale de l'indépendance vis à vis du PS pour les régionales, il faut ouvrir le débat en posant une question fondamentale : indépendance au premier tour ou refus de fusionner les listes au deuxième tour.<br /> Sur la base des scores des européennes, une alliance LO, NPA, PCF, PG indépendante du PS peut dépasser les 10% permettant de se maintenir au second tour. Que fait-on au second ?<br /> Aux élections régionales, il y'a une "prime majoritaire", qui fait que la liste arrivée en tête au deuxième tour bénéficie d'un bonus de siège.<br /> Une triangulaire Front de Gauche élargi / PS / UMP, cela revient à offrir la région à la droite.<br /> L'indépendance vis à vis du PS va-t-elle jusqu'à offrir une victoire électorale à la droite aux régionales en lui permettant de prendre le contrôle de régions ou la gauche (y compris le PS) serait pourtant majoritaire ?<br /> Ce n'est pas le choix qu'avait fait la LCR et olivier besancenot en appelant à battre la droite et voter ségolène royal en 2007.<br /> Je pense que la sage décision de Besancenot d'appeler à voter Royal au deuxième tour reste valable aux régionales. Il faut battre la droite et donc fusionner les listes PS et anticapitalistes au deuxième tour... sur la base d'un rapport de force et donc sans compromission.
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