Qui sommes-nous ?

En août 2007, la LCR et les JCR ont appelé à la formation d’un Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA).
Cet appel a été basé sur une analyse de la société démontrant que le capitalisme est à l’origine de nombreuses inégalités.
Aujourd’hui le PS accompagne la politique libérale de la droite.
Nous devons nous op-poser à la politique du gouvernement et pro-poser un projet alternatif qui remet en cause les bases du système capitaliste.

OÙ EN SOMMES-NOUS?

Aujourd’hui le NPA compte environ 10 000 militants dans le processus. Il se forme sur la base de comités locaux .
On compte aujourd’hui plus de 300 comités NPA implan-tés dans des lycées, des facs, des villes et lieux de travail.
On y discute de notre vision du nouveau parti et des actions à mener pour résister aux attaques du gouvernement.
Le processus de création du parti est largement entamé, c’est la dernière ligne droite jusqu’au congrès de fondation du NPA qui aura lieu en janvier 2009.

Plus d’un an après l’appel de formation du NPA, le processus est bientôt prêt à aboutir, la condition pour qu’il réussisse est que cha-que personne qui s’y reconnait s’engage et prenne parti !





Le NPA est un mouvement politique en cours de constitution.
Plus que jamais, au moment où la triple crise économique, sociale et écologique s'approfondit et s'accélère, notre but est de rassembler toutes les forces qui veulent sortir de l'ère du profit, rompre avec le capitalisme, pour ouvrir la voie à une société inédite, démocratique et égalitaire, féministe et écologiste.


Cette société capitaliste est à bout de souffle.
Les gouvernements successifs remettent en cause l’ensemble de nos acquis sociaux et démocratiques. Le medef licencie à tour de bras.
Les services publics sont sacrifiés. Nos conditions de vie se dégradent.
Les riches se gavent de profits pendant que nos salaires, nos pensions de retraites, nos minima sociaux stagnent ou régressent, notre pouvoir d'achat diminue.
La crise financière que les grands actionnaires, le patronat et le gouvernement veulent nous faire payer aggrave chaque jour les conditions de vie de la majorité de la population. Le racisme et les discriminations augmentent. La planète est menacée de destruction.


Face à ces attaques,  la gauche institutionelle ne résiste pas.
Quand elle se trouve au pouvoir, elle mène des politiques qui tournent le dos aux aspirations populaires.
Nous avons besoin d’une gauche de combat, fière de ses couleurs, qui n’a pas peur de s’affronter à une minorité d’actionnaires qui détient la majorité des richesses.


La LCR et Olivier Besancenot ont proposé de construire un nouveau parti pour résister à Sarkozy et au Medef, lutter contre ceux qui exploitent, précarisent, détruisent l'environnement. 
Un parti qui permette d’en finir avec  le racisme, le sexisme...
Un parti qui défende un projet de transformation révolutionnaire de la société, pour une rupture radicale avec ce système dont nous n’avons rien à attendre.


La politique n’est pas réservée à une minorité de spécialistes.
Elle est l’affaire de tous. Par milliers, nous avons commencé à nous organiser le plus largement possible, dans des comités de quartiers ou  d’entreprises, dans les villes et les villages.


Faisons grandir le mouvement ! Fondons ensemble le NPA !



Appel de la coordination nationale
des comités d’initiatives pour un Nouveau Parti Anticapitaliste

 

Le Nouveau parti anticapitaliste est en marche !


Nous sommes des milliers de travailleur-s-es, des villes et des campagnes, avec ou sans emploi, avec ou sans papiers, des jeunes, des retraité-e-s, des précaires, des militant-e-s politiques, associatifs, syndicaux, nouveaux ou anciens, en train de concrétiser ce projet.

Il regroupe aujourd’hui plus de 300 comités et la dynamique se renforce.
Elle est le résultat d’une prise de conscience : on ne peut plus laisser faire un système capitaliste mondialisé qui conduit le monde dans le mur !
Entré dans une crise économique, financière, énergétique, alimentaire dont nul ne peut prédire les conséquences, ce système met plus que jamais la seule recherche du profit au centre de ses décisions au mépris de millions de vies.

Les grands équilibres écologiques sont menacés.

Parce qu’il est à la source du problème, le capitalisme, comme tous les systèmes productivistes, est incapable d’y apporter une solution.
Dans un monde où les inégalités se creusent, les émeutes de la faim se généralisent, conséquence de la politique des grandes puissances impérialistes, des institutions à leur service (FMI, OMC...) et de la spéculation honteuse sur les produits de première nécessité.
La guerre « sans limites » décrétée par Bush et ses alliés dont la France, étend ses horreurs à travers le monde.


Ici, Sarkozy et le Medef multiplient les attaques qui traduisent l’arrogance des puissants. Rarement la politique de la droite a été aussi ouvertement agressive envers l’immense majorité de la population.
Rarement les possédants, les actionnaires, le patronat se sont montrés aussi avides de profits au mépris du bien-être élémentaire des populations.

Oui, l’exaspération est partout, contre la mise en cause des acquis, des solidarités, des services publics, la difficulté à « joindre les deux bouts », contre la dégradation des conditions de vie et de logement, le racisme et les discriminations, les politiques sécuritaires…
Il ne faut pas gaspiller les potentialités de cette exaspération en se prêtant au jeu de dupes du « dialogue social » avec le gouvernement, par la division, les journées de grève saucissonnées, secteur après secteur. Ici et maintenant, nous pouvons réagir !
Un « tous ensemble » déterminé et unitaire, la généralisation des luttes et des grèves, voilà ce qu’il faut pour battre le gouvernement et ses contre-réformes !


Pour peser dans ce sens, il faut regrouper nos forces dans un parti qui ne lâche rien, n’abandonne personne.
Il n’est pas possible de rassembler dans un même parti ceux qui veulent en finir avec le capitalisme et ceux qui s’en accommodent.
Il n’est pas possible de rassembler dans un même gouvernement ceux qui défendent les droits des travailleurs et ceux qui défendent le pouvoir des actionnaires, ceux qui veulent rompre avec les politiques libérales et ceux qui les mettent en pratique, ceux qui veulent construire une Europe des travailleurs et les plus zélés artisans de l’Europe de la libre concurrence et du profit.

C’est pourquoi nous voulons un parti totalement indépendant du Parti socialiste, un parti qui défende jusqu’au bout les intérêts de tous les exploité(e)s.


Nous vous appelons à construire toutes et tous ensemble une gauche qui ne renonce pas, une gauche de combat, anticapitaliste, internationaliste, antiraciste, écologiste, féministe, révoltée par toutes les discriminations.

Pour changer le monde, il nous faut un parti qui se bat jusqu’au bout contre le système, pour la transformation révolutionnaire de la société.
La gauche que nous voulons doit s’organiser à l’échelle internationale et notamment européenne, être présente aux élections sans jamais oublier que ce sont les mobilisations sociales, culturelles et écologistes qui imposeront le changement.


Avec la mémoire des expériences passées, nous allons élaborer ensemble, en prenant le temps du débat, une nouvelle perspective socialiste démocratique pour le 21ème siècle. Nous n’avons pas de modèle, et surtout pas les régimes prétendument « communistes » du siècle dernier, mais nous avons des objectifs.

En finir avec la dictature que le capital impose à l’économie et à la société toute entière, pour construire la démocratie la plus large que l’humanité ait jamais connu, où la « main invisible du marché » sera remplacée par des décisions collectives.


Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir répondre à ce défi. Individus, équipes militantes, courants politiques révolutionnaires, libertaires, communistes, socialistes, écologistes, antilibéraux, continuons à nous rassembler !…

Dans son village, son quartier, son entreprise, son lieu d’étude, chacune, chacun peut et doit apporter, à son rythme, sa pierre à la construction de cet outil pluraliste et démocratique.

La réussite est à notre portée.


En avant !


St Denis, le dimanche 29 juin 2008.




Pour la fondation d’un nouveau parti anticapitaliste !

 

Motion de la Direction Nationale de la LCR des 30 juin et 1er juillet


1/


La logique de la concurrence de tous contre tous, de la privatisation du monde, et celle des solidarités, du partage des richesses, de la démocratie la plus large sont inconciliables. Pour en finir avec la dictature des actionnaires, de la propriété privée capitaliste, il faudra des mobilisations puissantes, généralisées, des grèves, des manifestations, des occupations.

L’avenir de la société est entre les mains des classes exploitées, des salariés qui produisent toutes les richesses.




2/
Au nom de la rupture, la politique de Nicolas Sarkozy, s’inscrit en réalité dans la continuité et l’approfondissement des politiques capitalistes, libérales et antisociales. Le gouvernement Sarkozy-Fillon est au service des plus riches et des gros actionnaires. Cette droite-là, c’est aussi un programme profondément dangereux pour les libertés publiques, le droit d’expression, les droits des immigrés, les droits des femmes, les jeunes victimes des discriminations. Il faut mettre en échec Sarkozy et le Medef par la mise en place de larges fronts unitaires.




3/
Nous ne pouvons pas compter sur le PS pour conduire une opposition digne de ce nom. Converti au libéralisme, miné par les ambitions, de plus en plus obnubilé par l’alliance avec les centristes, le PS ne peut pas conduire un changement de politique qui permette concrètement d’améliorer le sort de millions de personnes. Il a abdiqué de toute velléité de contestation de l’ordre établi pour se plier à la logique de la mondialisation financière et impérialiste. Quant à la direction du parti communiste, elle n’offre aucune perspective indépendante du PS et s’enferme dans sa propre crise.


Toute alliance institutionnelle avec le PS est vaine, source de nouvelles désillusions. Il faut rompre avec les politiques menées par tous les gouvernements successifs.


Une page est tournée. Celles et ceux qui entendent lutter sans concession contre la politique de ce gouvernement, instrument du Medef, celles et ceux qui veulent défendre un programme d’urgence anticapitaliste à l’image de celui qu’a porté Olivier Besancenot à la Présidentielle ont besoin d’un nouveau parti qui défende les intérêts des travailleur-e-s, de tous les opprimé-e-s, de tous les exploité-e-s.

C’est pourquoi nous proposons que se rassemblent tous les anticapitalistes dans un nouveau parti, implanté dans la jeunesse, les entreprises, les services publics, les quartiers populaires pour construire les mobilisations d’aujourd’hui qui, pour nous, doivent préparer un changement radical, révolutionnaire, de la société. Nous ne partons pas de rien.
D’imposantes luttes ont eu lieu ces dernières années et on sent la résistance, rejointe par une nouvelle génération, s’organiser face aux attaques du nouveau pouvoir.




4/
Concrètement, nous souhaitons un débat commun avec toutes celles et tous ceux, individus, équipes militantes, courants politiques :


-- qui veulent défendre un programme anticapitaliste dans les luttes et aux élections ;

-- qui se situent dans la plus stricte indépendance avec le PS et refusent de cogérer les institutions avec celui-ci, voulant centrer leur activité sur la lutte des classes, la mobilisation sociale et politique ;

-- qui veulent se regrouper dans un cadre politique organisé, militant, national et démocratique, un parti tissant des liens internationaux avec les forces qui défendent une telle perspective.




5/
Dans un premier temps, nous proposons que s’organise dès la rentrée de septembre, des réunions dans le plus grand nombre de villes, de quartiers, d’entreprises, de facs et de lycées possible. Il s’agira de débattre à la fois des formes et des moyens de la riposte indispensable aux mesures prises par le gouvernement, du programme et du fonctionnement démocratique du parti que nous voulons créer, de la présentation, dans un maximum de villes pour les prochaines échéances municipales, de listes anticapitalistes totalement indépendantes du PS et de ses alliés. La constitution de ces listes participera de la démarche pour le nouveau parti.


Dans le cadre du congrès national qui et d’ores et déjà lancé, nous ferons un bilan d’étape du processus et ferons de nouvelles propositions pour aller plus loin et rendre possible la convergence de toutes et de tous dans un nouveau parti.


Ensuite, nous envisageons la tenue d’assises départementales vers un congrès national de fondation de ce nouveau parti anticapitaliste, féministe, écologiste, internationaliste, et socialiste.
Résister, se mobiliser et s’organiser, agir, débattre et décider, c’est ce que nous proposons de faire ensemble, à égalité.


L’injustice n’a pas régressé dans le monde. Bien au contraire, elle continue à frapper des milliards d’être humains. Cette injustice multiforme est l’inévitable conséquence d’un système d’organisation de la société, le capitalisme, dont le moteur demeure la recherche de la satisfaction de la soif de pouvoir et de profits d’une toute petite minorité.
Ici, les profits exorbitants du CAC 40, les parachutes dorés, les salaires faramineux des dirigeants s’accompagnent d’un accroissement des inégalités, souvent de la détresse. C’est la course folle au profit, accentuée encore par les politiques libérales qui dominent la globalisation capitaliste, qui génère la misère, le mal logement, la précarité et creuse les inégalités sociales, qui détruit les services publics et les protections sociales, qui provoque des guerres et le pillage du tiers-monde, qui met en danger toute l’humanité par un gestion catastrophique des ressources et de l’énergie.