Solidarité avec les demandeurs d’asile de Dijon !

Publié le par NPA 06 Ouest

À Dijon, la situation est loin d’être conforme à l’idéal d’humanité formulé par la Convention de Genève de 1951, qui fixe les règles de l’accueil des réfugiés : à l’approche de l’hiver, près de 600 demandeurs d’asile n’ont pas de toit pour vivre. Beaucoup de personnes dorment dans la rue, certains se réfugient sous le kiosque à musique de la place Wilson, dans tous les parkings souterrains, à la gare ou dans les parcs publics. Il y a une dégradation nette de l’état physique des personnes qui dorment dans la rue.

 

Le nombre de demandeurs d’asile a doublé depuis 2010. C’est le résultat d’abord du conflit en Libye, avec une situation particulière. L’Union européenne avait demandé à Kadhafi de servir de « filtre » pour les Africains, en les retenant chez lui. Peu importait, pour elle, que les droits de l’homme soient bafoués. Avec le conflit, les frontières ont été ouvertes et sont arrivés essentiellement des Soudanais, des Érythréens et des Somaliens, ainsi que des Sub-sahariens qui avaient transité par la Libye et parfois même y travaillaient.

 

Depuis janvier 2011, 1 258 personnes ont effectué leur demande d’asile à Dijon, dont 61 % d’Africains, selon les données de la Plateforme d’accueil des demandeurs d’asile en Côte-d’Or (Pada), soit le double du nombre de 2010 à la même époque.

 

En parallèle, 21 % des demandeurs d’asile arrivent d’Europe de l’Est, 13, 8 % du Caucase et de Russie... Parmi eux, 52 femmes seules et 207 enfants... C’est la préfecture de région qui doit reconnaître le statut de demandeur d’asile. Mais elle n’annonce que 64 logements supplémentaires.

 

Les associations locales ont organisé, le mardi 8 novembre, un cercle de silence, suivi d’une manifestation avec évidemment la participation du NPA. Nous étions 200. La délégation à la préfecture n’a rien donné. Une pétition est en cours de signature et ses organisateurs envisagent une nouvelle initiative autour du dépôt des pétitions à la préfecture. Celle-ci reste pour le moment inflexible. Le maire de Dijon, François Rebsamen, a dénoncé l’irresponsabilité du gouvernement mais a déclaré ne rien pouvoir faire, que c’était à la préfecture d’agir. Chacun se renvoie ainsi la balle.
Seul point positif, l’occupation de deux locaux vides par quelques dizaines de demandeurs d’asile, somaliens notamment, n’a pour l’instant fait l’objet d’aucune tentative d’expulsion. Un appel à matelas, couvertures et vêtements a été fait pour le squatteurs. Le combat continue.

 

Correspondant.

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